L'institution achève ce jeudi une réunion monétaire de deux jours et devrait chercher, avant tout, à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture.

Elle pourrait notamment promettre de tout faire pour soutenir le flot de crédit, qui lui-même soutient la consommation, moteur de l'économie américaine.

"La Fed a déjà indiqué qu'elle était disposée à faire plus (...). Elle pourrait donner au public et aux marchés financiers une indication de ce que cela pourrait être", a dit à l'AFP l'économiste Diane Swonk, économiste pour Grant Thornton.

Le mystère demeure sur la nature des mesures qu'elle pourrait prendre après avoir déjà inondé indirectement les marchés de liquidités et abaissé ses taux directeurs à quasiment zéro.

Aucune annonce concrète sur les taux n'est en revanche attendue de cette réunion qui a démarré au lendemain de l'élection présidentielle américaine, dont le nom du vainqueur n'est toujours pas connu. Le président sortant Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden sont au coude-à-coude. La décision repose maintenant sur une poignée d'Etats qui sont toujours en train de dépouiller les bulletins.

Face au désarroi de nombreux Etats dont les recettes fiscales ont fondu du fait de la pandémie, la Fed pourrait racheter des dettes d'entités publiques, estiment des experts.

- Aux abois -

De façon générale, l'économie américaine n'est pas en grande forme: après avoir fortement rebondi à la fin du printemps et au début de l'été grâce à la réouverture de certains Etats, l'activité est de nouveau en perte de vitesse.

Le marché de l'emploi se redresse plus lentement, et la croissance de l'activité est plus molle.

Le taux de chômage d'octobre, attendu vendredi, ne devrait que peu baisser par rapport aux 7,9% de septembre.

Des milliers de PME sont confrontées à des difficultés de trésorerie et certains secteurs, comme le tourisme, le transport aérien ou la restauration, sont aux abois.

Le tableau pourrait encore noircir car des millions de chômeurs arrivent en fin de droits et un nouveau plan de relance, sous la forme d'aides aux ménages et aux PME, repoussé à après l'élection, apparaît compliqué au vu des résultats des élections parlementaires, qui augurent d'un Congrès divisé avec les démocrates majoritaires à la Chambre des représentants et les républicains contrôlant le Sénat.

- Faire plus -

"La taille et la portée d'un potentiel plan de relance ayant été diminuées, (...) et la flambée des cas de Covid-19 posant des risques pour l'économie", la Fed devrait "indiquer qu'elle peut faire plus sans annoncer de nouvelle mesure" jeudi, anticipe ainsi Kathy Bostjancic, analyste pour Oxford Economics.

Le président de la Fed "Jerome Powell devrait aussi continuer à appeler à plus de soutien budgétaire", pronostique Mme Bostjancic.

Le plan de relance historique de 2.200 milliards de dollars voté fin mars, rallongé de 500 milliards en avril, a largement permis de limiter les dégâts au printemps et en été.

Il a soutenu la consommation et empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté et des petites entreprises de faire faillite.

La Fed avait déjà de son côté été active, déployant un arsenal de mesures pour soutenir la consommation et s'assurer que les banques commerciales ne laissent pas tomber les petites entreprises, qui jouent un rôle important dans le tissu économique et social local.

La Banque centrale a aussi injecté de l'argent dans le système financier en facilitant l'accès des banques commerciales aux liquidités pour éviter que la mauvaise passe économique ne s'accompagne d'une crise financière.

L'institution achève ce jeudi une réunion monétaire de deux jours et devrait chercher, avant tout, à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture.Elle pourrait notamment promettre de tout faire pour soutenir le flot de crédit, qui lui-même soutient la consommation, moteur de l'économie américaine."La Fed a déjà indiqué qu'elle était disposée à faire plus (...). Elle pourrait donner au public et aux marchés financiers une indication de ce que cela pourrait être", a dit à l'AFP l'économiste Diane Swonk, économiste pour Grant Thornton.Le mystère demeure sur la nature des mesures qu'elle pourrait prendre après avoir déjà inondé indirectement les marchés de liquidités et abaissé ses taux directeurs à quasiment zéro.Aucune annonce concrète sur les taux n'est en revanche attendue de cette réunion qui a démarré au lendemain de l'élection présidentielle américaine, dont le nom du vainqueur n'est toujours pas connu. Le président sortant Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden sont au coude-à-coude. La décision repose maintenant sur une poignée d'Etats qui sont toujours en train de dépouiller les bulletins.Face au désarroi de nombreux Etats dont les recettes fiscales ont fondu du fait de la pandémie, la Fed pourrait racheter des dettes d'entités publiques, estiment des experts.- Aux abois -De façon générale, l'économie américaine n'est pas en grande forme: après avoir fortement rebondi à la fin du printemps et au début de l'été grâce à la réouverture de certains Etats, l'activité est de nouveau en perte de vitesse.Le marché de l'emploi se redresse plus lentement, et la croissance de l'activité est plus molle.Le taux de chômage d'octobre, attendu vendredi, ne devrait que peu baisser par rapport aux 7,9% de septembre.Des milliers de PME sont confrontées à des difficultés de trésorerie et certains secteurs, comme le tourisme, le transport aérien ou la restauration, sont aux abois.Le tableau pourrait encore noircir car des millions de chômeurs arrivent en fin de droits et un nouveau plan de relance, sous la forme d'aides aux ménages et aux PME, repoussé à après l'élection, apparaît compliqué au vu des résultats des élections parlementaires, qui augurent d'un Congrès divisé avec les démocrates majoritaires à la Chambre des représentants et les républicains contrôlant le Sénat.- Faire plus -"La taille et la portée d'un potentiel plan de relance ayant été diminuées, (...) et la flambée des cas de Covid-19 posant des risques pour l'économie", la Fed devrait "indiquer qu'elle peut faire plus sans annoncer de nouvelle mesure" jeudi, anticipe ainsi Kathy Bostjancic, analyste pour Oxford Economics.Le président de la Fed "Jerome Powell devrait aussi continuer à appeler à plus de soutien budgétaire", pronostique Mme Bostjancic.Le plan de relance historique de 2.200 milliards de dollars voté fin mars, rallongé de 500 milliards en avril, a largement permis de limiter les dégâts au printemps et en été.Il a soutenu la consommation et empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté et des petites entreprises de faire faillite.La Fed avait déjà de son côté été active, déployant un arsenal de mesures pour soutenir la consommation et s'assurer que les banques commerciales ne laissent pas tomber les petites entreprises, qui jouent un rôle important dans le tissu économique et social local. La Banque centrale a aussi injecté de l'argent dans le système financier en facilitant l'accès des banques commerciales aux liquidités pour éviter que la mauvaise passe économique ne s'accompagne d'une crise financière.