Il est fort peu probable que la Réserve fédérale se fende d'un commentaire sur l'élection à venir, car elle ne prend traditionnellement pas position.

Rien ne devrait bouger non plus du côté des taux d'intérêt, qui sont habituellement le point central des réunions du comité monétaire. Ils devraient rester dans une fourchette de 0 à 0,25% pendant plusieurs années, après avoir été abaissés en urgence en mars face à la propagation du Covid-19 aux Etats-Unis et à la mise en place des mesures de confinement.

Ce sont surtout les prévisions économiques, que la Fed donne quatre fois par an, qui seront mercredi scrutées de très près, particulièrement dans le contexte de grande incertitude qui règne depuis le début de cette crise inédite.

Les membres du comité monétaire devraient parier sur "une reprise (économique) lente, une reprise lente de l'inflation", anticipe Steve Englander, de la banque Standard Chartered. Avant l'été, la Fed tablait sur un recul de 6,5% du produit intérieur brut des Etats-Unis en 2020, avant un rebond de 5% en 2021 et une hausse de 3,5% en 2022.

Côté chômage, elle projetait un taux de 9,3% en 2020, avant de tomber à 6,5% en 2021 et 5,5% en 2022. Mais, les chiffres du mois d'août ont été meilleurs que prévu avec un taux de chômage réduit déjà à 8,4% contre un pic historique de 14,7% en avril.

Le PIB s'est, lui, contracté de 31,7% au deuxième trimestre en rythme annualisé.

- Une aide du Congrès est nécessaire -

Le comité monétaire de la Fed a entamé ses discussions, et les achèvera mercredi à la mi-journée. Il "reflètera la crainte que l'économie perde de son élan après le rebond qui a suivi le confinement", selon l'économiste Diane Swonk, du cabinet Grant Thornton, dans une note publiée dimanche.

Le président de la Fed Jerome Powell "soulignera qu'une aide supplémentaire du Congrès est nécessaire pour s'assurer que l'économie se remet des dommages causés par la pandémie en cours", estime-t-elle encore.

Jerome Powell et d'autre responsables de la Fed ont en effet, à plusieurs reprises, dit qu'une nouvelle aide financière du gouvernement fédéral est essentielle pour permettre à la première économie du monde de sortir de la crise.

Or, les négociations au Congrès piétinent depuis un mois et demi, démocrates et républicains se rejetant mutuellement la faute. Et, à un mois et demi de l'élection présidentielle, les deux camps sont sur leurs gardes, chacun craignant désormais que l'autre s'attribue le mérite d'un éventuel accord.

Un autre sujet devrait particulièrement intéresser les observateurs: le changement de politique annoncé fin août par l'institution. Cette évolution, majeure, doit permettre à la Fed d'être plus efficace, notamment pour atteindre le plein emploi et faire profiter à tous d'une reprise économique, notamment aux minorités.

Son président Jerome Powell a ainsi profité d'un rassemblement annuel de banquiers centraux du monde entier, virtuel cette année, pour expliquer qu'une inflation supérieure à l'objectif des 2% pourra être tolérée pendant un certain temps sans entraîner une augmentation automatique des taux d'intérêt.

Jusqu'alors, la politique habituelle voulait que les taux d'intérêts soient abaissés pour stimuler l'économie, mais réhaussés lorsque l'inflation est trop forte.

Il est fort peu probable que la Réserve fédérale se fende d'un commentaire sur l'élection à venir, car elle ne prend traditionnellement pas position. Rien ne devrait bouger non plus du côté des taux d'intérêt, qui sont habituellement le point central des réunions du comité monétaire. Ils devraient rester dans une fourchette de 0 à 0,25% pendant plusieurs années, après avoir été abaissés en urgence en mars face à la propagation du Covid-19 aux Etats-Unis et à la mise en place des mesures de confinement. Ce sont surtout les prévisions économiques, que la Fed donne quatre fois par an, qui seront mercredi scrutées de très près, particulièrement dans le contexte de grande incertitude qui règne depuis le début de cette crise inédite.Les membres du comité monétaire devraient parier sur "une reprise (économique) lente, une reprise lente de l'inflation", anticipe Steve Englander, de la banque Standard Chartered. Avant l'été, la Fed tablait sur un recul de 6,5% du produit intérieur brut des Etats-Unis en 2020, avant un rebond de 5% en 2021 et une hausse de 3,5% en 2022. Côté chômage, elle projetait un taux de 9,3% en 2020, avant de tomber à 6,5% en 2021 et 5,5% en 2022. Mais, les chiffres du mois d'août ont été meilleurs que prévu avec un taux de chômage réduit déjà à 8,4% contre un pic historique de 14,7% en avril.Le PIB s'est, lui, contracté de 31,7% au deuxième trimestre en rythme annualisé. - Une aide du Congrès est nécessaire -Le comité monétaire de la Fed a entamé ses discussions, et les achèvera mercredi à la mi-journée. Il "reflètera la crainte que l'économie perde de son élan après le rebond qui a suivi le confinement", selon l'économiste Diane Swonk, du cabinet Grant Thornton, dans une note publiée dimanche.Le président de la Fed Jerome Powell "soulignera qu'une aide supplémentaire du Congrès est nécessaire pour s'assurer que l'économie se remet des dommages causés par la pandémie en cours", estime-t-elle encore.Jerome Powell et d'autre responsables de la Fed ont en effet, à plusieurs reprises, dit qu'une nouvelle aide financière du gouvernement fédéral est essentielle pour permettre à la première économie du monde de sortir de la crise.Or, les négociations au Congrès piétinent depuis un mois et demi, démocrates et républicains se rejetant mutuellement la faute. Et, à un mois et demi de l'élection présidentielle, les deux camps sont sur leurs gardes, chacun craignant désormais que l'autre s'attribue le mérite d'un éventuel accord.Un autre sujet devrait particulièrement intéresser les observateurs: le changement de politique annoncé fin août par l'institution. Cette évolution, majeure, doit permettre à la Fed d'être plus efficace, notamment pour atteindre le plein emploi et faire profiter à tous d'une reprise économique, notamment aux minorités.Son président Jerome Powell a ainsi profité d'un rassemblement annuel de banquiers centraux du monde entier, virtuel cette année, pour expliquer qu'une inflation supérieure à l'objectif des 2% pourra être tolérée pendant un certain temps sans entraîner une augmentation automatique des taux d'intérêt.Jusqu'alors, la politique habituelle voulait que les taux d'intérêts soient abaissés pour stimuler l'économie, mais réhaussés lorsque l'inflation est trop forte.