Pour autant, Gita Gopinath et Vitor Gaspar, respectivement économiste en chef et directeur du département des finances publiques, estiment que les gouvernements devraient se garder de réduire trop tôt leurs dépenses en faveur de leur économie au risque sinon de compromettre la reprise.

"Alors que la trajectoire de la dette publique pourrait continuer à dériver dans un scénario défavorable, un resserrement budgétaire trop précoce présente un risque encore plus grand de faire dérailler la reprise, avec des coûts budgétaires futurs plus importants", écrivent-ils.

Ils soulignent que l'équation est difficile puisqu'il s'agit pour les gouvernements de stimuler durablement leur économie terrassée par la crise sanitaire sans que leur dette ne devienne insoutenable.

Ils invitent ainsi à la dépense budgétaire tant que la pandémie n'est pas terminée tout en prenant acte de l'incertitude entourant la capacité des pays à renouer avec des niveaux de dette supportables.

Au total, les gouvernements ont dépensé près de 11.000 milliards en aides aux ménages et entreprises affectées par la paralysie économique résultant du confinement décrété pour contenir le nouveau coronavirus.

Taux historiquement bas

Pour le moment, "nombre de gouvernements profitent de coûts d'emprunts qui sont à des plus bas historiques" et les taux d'intérêt devraient rester à ces niveaux "pendant longtemps", notent les responsables de l'institution de Washington.

"Comme les économies devraient évoluer en deçà de leur potentiel pendant un certain temps, les pressions inflationnistes resteront modérées, tout comme la nécessité pour les banques centrales de relever les taux d'intérêt", notent-ils.

Le Fonds table sur une stabilisation de la dette publique mondiale en 2021, exception faite des Etats-Unis et de la Chine. Mais la prudence s'impose.

"Il y a une diversité dans les niveaux de dettes et les capacités financières selon les pays", commentent-ils.

Et l'incertitude entourant les projections économiques reste grande.

Les taux d'intérêts pourraient ainsi augmenter rapidement, en particulier dans les économies émergentes.

Ils ajoutent qu'il sera pourtant "essentiel de retrouver le chemin de l'équilibre budgétaire durable dans les pays qui sont entrés dans cette crise avec une dette déjà élevée et une croissance faible", visant notamment les pays développés.

A moyen terme, ils invitent les gouvernements à poursuivre "un plan budgétaire crédible".

Celui-ci pourrait reposer sur une meilleure mobilisation de leurs revenus "notamment en réduisant au maximum l'évasion fiscale" ou en instaurant une taxation plus forte du carbone.

Autre idée avancée: la réduction des dépenses en éliminant notamment les subventions aux énergies fossiles, le FMI prônant, à l'instar de nombreux acteurs en faveur de l'environnement, une reprise économique "verte".

Pour autant, Gita Gopinath et Vitor Gaspar, respectivement économiste en chef et directeur du département des finances publiques, estiment que les gouvernements devraient se garder de réduire trop tôt leurs dépenses en faveur de leur économie au risque sinon de compromettre la reprise."Alors que la trajectoire de la dette publique pourrait continuer à dériver dans un scénario défavorable, un resserrement budgétaire trop précoce présente un risque encore plus grand de faire dérailler la reprise, avec des coûts budgétaires futurs plus importants", écrivent-ils.Ils soulignent que l'équation est difficile puisqu'il s'agit pour les gouvernements de stimuler durablement leur économie terrassée par la crise sanitaire sans que leur dette ne devienne insoutenable.Ils invitent ainsi à la dépense budgétaire tant que la pandémie n'est pas terminée tout en prenant acte de l'incertitude entourant la capacité des pays à renouer avec des niveaux de dette supportables. Au total, les gouvernements ont dépensé près de 11.000 milliards en aides aux ménages et entreprises affectées par la paralysie économique résultant du confinement décrété pour contenir le nouveau coronavirus.Taux historiquement basPour le moment, "nombre de gouvernements profitent de coûts d'emprunts qui sont à des plus bas historiques" et les taux d'intérêt devraient rester à ces niveaux "pendant longtemps", notent les responsables de l'institution de Washington."Comme les économies devraient évoluer en deçà de leur potentiel pendant un certain temps, les pressions inflationnistes resteront modérées, tout comme la nécessité pour les banques centrales de relever les taux d'intérêt", notent-ils.Le Fonds table sur une stabilisation de la dette publique mondiale en 2021, exception faite des Etats-Unis et de la Chine. Mais la prudence s'impose. "Il y a une diversité dans les niveaux de dettes et les capacités financières selon les pays", commentent-ils.Et l'incertitude entourant les projections économiques reste grande.Les taux d'intérêts pourraient ainsi augmenter rapidement, en particulier dans les économies émergentes.Ils ajoutent qu'il sera pourtant "essentiel de retrouver le chemin de l'équilibre budgétaire durable dans les pays qui sont entrés dans cette crise avec une dette déjà élevée et une croissance faible", visant notamment les pays développés.A moyen terme, ils invitent les gouvernements à poursuivre "un plan budgétaire crédible".Celui-ci pourrait reposer sur une meilleure mobilisation de leurs revenus "notamment en réduisant au maximum l'évasion fiscale" ou en instaurant une taxation plus forte du carbone.Autre idée avancée: la réduction des dépenses en éliminant notamment les subventions aux énergies fossiles, le FMI prônant, à l'instar de nombreux acteurs en faveur de l'environnement, une reprise économique "verte".