Tous les Etats membres devraient voir leur PIB retrouver les niveaux de pré-crise d'ici fin 2022, même si le rythme d'évolution sera variable d'un pays à l'autre, communique mercredi l'exécutif européen. "Les perspectives sont plus roses que ce que l''on avait attendu dans nos prévisions d'hiver", grâce à la "reprise des activités globales et échanges", et à "l'intégration dans les prévisions des plans nationaux de relance et de résilience" soutenus financièrement par l'Europe, a commenté en conférence de presse le commissaire européen à l'Economie Paolo Gentiloni.

Après un début d'année "faible", la croissance sera "robuste cette année et la prochaine", a-t-il applaudi. Pour la première fois en effet, la Commission a intégré dans ses prévisions les effets de la "Facilité pour la reprise et la résilience" pour chaque Etat membre. Il s'agit de l'enveloppe principale de "Next Generation EU", le vaste instrument de relance sur lequel l'UE s'est accordé l'an dernier. Il sera alimenté par un emprunt inédit de la Commission sur les marchés financiers, jusqu'à 750 milliards d'euros (en prix 2018). Cet emprunt devrait en principe déjà se concrétiser cette année, et les premiers financements de la "Facilité", sous la forme de "pré-financements", parvenir aux 27 Etats membres. De manière cumulée, cela devrait permettre des dépenses à hauteur de 62 milliards cette année, et de 77 milliards l'an prochain, qui ont été prises en compte dans les prévisions, selon le commissaire à l'Economie.

Augmentation des dépenses des ménages

L'investissement public, rapporté au PIB, devrait atteindre en 2022 un niveau qu'il n'avait plus connu en plus d'une décennie, note la Commission. Au-delà de cette enveloppe européenne de soutien à la relance et aux réformes pour des économies plus "résilientes", l'évolution de la vaccination contre la Covid-19, et la levée progressive des restrictions liées à la pandémie continuent de guider la reprise économique. Il y a encore eu une chute de la production lors du dernier trimestre de 2020 et du premier trimestre de 2021 (baisse cumulative de 0,9%, pour l'UE), en lien avec la résurgence du virus et la restauration de mesures restrictives, a souligné Paolo Gentiloni. Mais cela devrait s'inverser dès le trimestre actuel. "La consommation privée sera sans surprise le moteur principal de la croissance.

Pic de la dette publique

Les dépenses des ménages devraient augmenter au fur et à mesure que les incertitudes se dissipent", a noté Paolo Gentiloni. Pour la Belgique, la croissance attendue est de 4,5% en 2021 et 3,7% l'année suivante, après une chute du PIB estimée à 6,3% en 2020 (-6,1% pour l'UE, -6,6% zone euro). L'inflation prévue est chiffrée à 1,8% en 2021 pour notre pays, et 1,5% l'an prochain, légèrement au-dessus des prévisions pour la zone euro (1,7% et 1,3%).

La dette publique, telle que rapportée au PIB (ratio dette/PIB), connaitra un pic cette année (102% pour la zone euro cette année) avant de légèrement baisser l'an prochain. C'est dû en grande partie aux mesures de soutien public aux ménages et aux entreprises touchées par la crise, mises en place dès l'année dernière et qui ont aidé à atténuer l'impact négatif sur l'emploi, par exemple. La Belgique n'est pas en reste. Elle devrait faire partie des sept Etats membres (avec entre autres la France, l'Italie, la Grèce, l'Espagne et le Portugal) dont la dette publique sera toujours au-delà des 100% du PIB en 2022, alors qu'ils n'étaient que trois fin 2019 (Grèce, Italie et Portugal). La dette brute des administrations publiques est attendue à 115,5% du PIB pour la Belgique en 2022 (114,1% en 2020, 115,3% en 2021), selon les nouvelles prévisions européennes.

Tous les Etats membres devraient voir leur PIB retrouver les niveaux de pré-crise d'ici fin 2022, même si le rythme d'évolution sera variable d'un pays à l'autre, communique mercredi l'exécutif européen. "Les perspectives sont plus roses que ce que l''on avait attendu dans nos prévisions d'hiver", grâce à la "reprise des activités globales et échanges", et à "l'intégration dans les prévisions des plans nationaux de relance et de résilience" soutenus financièrement par l'Europe, a commenté en conférence de presse le commissaire européen à l'Economie Paolo Gentiloni. Après un début d'année "faible", la croissance sera "robuste cette année et la prochaine", a-t-il applaudi. Pour la première fois en effet, la Commission a intégré dans ses prévisions les effets de la "Facilité pour la reprise et la résilience" pour chaque Etat membre. Il s'agit de l'enveloppe principale de "Next Generation EU", le vaste instrument de relance sur lequel l'UE s'est accordé l'an dernier. Il sera alimenté par un emprunt inédit de la Commission sur les marchés financiers, jusqu'à 750 milliards d'euros (en prix 2018). Cet emprunt devrait en principe déjà se concrétiser cette année, et les premiers financements de la "Facilité", sous la forme de "pré-financements", parvenir aux 27 Etats membres. De manière cumulée, cela devrait permettre des dépenses à hauteur de 62 milliards cette année, et de 77 milliards l'an prochain, qui ont été prises en compte dans les prévisions, selon le commissaire à l'Economie. L'investissement public, rapporté au PIB, devrait atteindre en 2022 un niveau qu'il n'avait plus connu en plus d'une décennie, note la Commission. Au-delà de cette enveloppe européenne de soutien à la relance et aux réformes pour des économies plus "résilientes", l'évolution de la vaccination contre la Covid-19, et la levée progressive des restrictions liées à la pandémie continuent de guider la reprise économique. Il y a encore eu une chute de la production lors du dernier trimestre de 2020 et du premier trimestre de 2021 (baisse cumulative de 0,9%, pour l'UE), en lien avec la résurgence du virus et la restauration de mesures restrictives, a souligné Paolo Gentiloni. Mais cela devrait s'inverser dès le trimestre actuel. "La consommation privée sera sans surprise le moteur principal de la croissance.Les dépenses des ménages devraient augmenter au fur et à mesure que les incertitudes se dissipent", a noté Paolo Gentiloni. Pour la Belgique, la croissance attendue est de 4,5% en 2021 et 3,7% l'année suivante, après une chute du PIB estimée à 6,3% en 2020 (-6,1% pour l'UE, -6,6% zone euro). L'inflation prévue est chiffrée à 1,8% en 2021 pour notre pays, et 1,5% l'an prochain, légèrement au-dessus des prévisions pour la zone euro (1,7% et 1,3%). La dette publique, telle que rapportée au PIB (ratio dette/PIB), connaitra un pic cette année (102% pour la zone euro cette année) avant de légèrement baisser l'an prochain. C'est dû en grande partie aux mesures de soutien public aux ménages et aux entreprises touchées par la crise, mises en place dès l'année dernière et qui ont aidé à atténuer l'impact négatif sur l'emploi, par exemple. La Belgique n'est pas en reste. Elle devrait faire partie des sept Etats membres (avec entre autres la France, l'Italie, la Grèce, l'Espagne et le Portugal) dont la dette publique sera toujours au-delà des 100% du PIB en 2022, alors qu'ils n'étaient que trois fin 2019 (Grèce, Italie et Portugal). La dette brute des administrations publiques est attendue à 115,5% du PIB pour la Belgique en 2022 (114,1% en 2020, 115,3% en 2021), selon les nouvelles prévisions européennes.