La progression du mois de septembre se traduit par un gain de 15 points par rapport au mois précédent. En effet, en septembre l'aiguille du Baromètre des Investisseurs d'ING affichait 91 points alors qu'elle pointait à seulement 76 points au mois d'août, soit son plus bas niveau depuis 2011.

Malgré tout, l'indicateur reste sous le niveau neutre de 100 points, et ce pour le cinquième mois consécutif. La confiance des investisseurs belges, même si elle est repartie à la hausse, reste mitigée... ou prudente. "Pas plus de 19 % des personnes interrogées pensent que l'économie belge va repartir dans les prochains mois alors que 38 % prévoient encore un ralentissement de la conjoncture" souligne le communiqué d'ING.

Causes de cette prudence

Outre la crainte d'un ralentissement de la conjoncture en Belgique, d'autres facteurs préoccupent les investisseurs de notre pays. A commencer par le président américain, Donald Trump, et son bras de fer avec la Chine qui s'éternise, fragilisant l'économie mondiale. Les chiffres avancés par ING ne sont guère optimistes concernant ce conflit commercial puisque 37% des personnes interrogées considèrent que les tensions vont durer, 30% pensent même que cela va s'envenimer, et seulement 24% s'attendent à une certaine détente dans les prochains mois.

L'autre inquiétude est bien évidemment le Brexit et surtout la forme que ce divorce prendra : à l'amiable ? sous l'aspect d'un "no deal" pur et dur ? Si la perspective d'un Brexit dur semble s'estomper par rapport au mois d'août, où 51% estimaient que le Royaume-Uni allait quitter l'Union européenne sans accord le 31 octobre, ce nombre est retombé à 34% en septembre. Quant à un (nouveau !) report du Brexit, ils sont 43% à y croire (contre 28% au mois d'août).

Regain de confiance pour la Bourse

Si la Bourse est la place de tous les fantasmes financiers mais également celle de toutes les méfiances, elle tire bien son épingle du jeu et voit des investisseurs mieux disposé à son égard en ce début d'automne.

Lors du dernier mois estival, près de la moitié des investisseurs (52%) prévoyaient encore un recul des cours boursiers avant la fin de l'année, ils n'étaient plus que 38% un mois plus tard. Et si 23% d'entre eux ne vont pas jusqu'à imaginer une hausse boursière, 34% d'optimistes sont prêts à prendre les paris d'une remontée des cours.