D'après les analyses de la BNB, l'économie belge se porte bien et s'est montrée "nettement plus robuste" que la moyenne de la zone euro mais son déficit budgétaire se dégradera davantage dans les années à venir. Des efforts "considérables" seront donc nécessaires pour atteindre un équilibre budgétaire structurel, ajoute la banque nationale.

Les prévisions évaluent un déficit public de 2,1% en 2020, 2,6% en 2021 et 2,8% en 2022, soit un montant d'environ 14 milliards d'euros. La Belgique afficherait alors le deuxième déficit le plus élevé de la zone euro dès 2021, seulement dépassée par l'Italie. Cette dégradation s'explique par un recul des recettes publiques mais surtout par la nette augmentation des dépenses primaires, notamment en raison du vieillissement de la population, détaille la BNB.

"A politique inchangée, les dépenses publiques augmentent de 4 à 5 milliards d'euros sur une législature", ajoute le gouverneur Pierre Wunsch. "Ce n'est pas un message de dramatisation à court terme mais si nous ne faisons rien, la Belgique n'aura aucune marge de manoeuvre pour faire face aux prochaines mauvaises nouvelles ou à la prochaine crise."

Selon la BNB, la Belgique doit se rapprocher "le plus rapidement possible" d'un déficit de 1% afin de recréer des marges budgétaires.

Par ailleurs, la croissance de l'activité économique ralentira graduellement lors des prochaines années, passant de 1,3% en 2019 à 1,2% en 2020, 1,1% en 2021 et 1% en 2022. La dette publique s'élèvera elle à 100,5% du PIB en 2022. La BNB remarque néanmoins que l'économie belge se porte "étonnamment bien" malgré le contexte de conflits commerciaux, de ralentissement de l'industrie et d'accroissement de l'incertitude politique.

Les prévisions anticipent également une hausse de 5% du pouvoir d'achat d'ici 2022, surtout grâce à la croissance des salaires, qui renforcera une augmentation "relativement forte" de la consommation des ménages.

Cette hausse des salaires entraînera une augmentation "soutenue" de l'inflation sous-jacente, qui atteindra 1,8% en 2022. Le rythme d'expansion des investissements des entreprises sera lui à la baisse et les exportations nettes freineront la croissance.

La BNB prévoit aussi la création de quelque 170.000 emplois supplémentaires entre 2019 et 2022. "La dynamique du marché du travail s'affaiblira progressivement au cours des prochaines années en raison du ralentissement de la croissance du PIB et de la pression croissante des coûts salariaux, mais également de la pénurie persistante dans certains segments", ajoute-t-elle. Le taux de chômage harmonisé (chercheurs d'emploi en pourcentage de la population active âgée de 15 à 64 ans) se situera à un niveau historiquement bas de 5,4% en 2020 et se stabilisera ensuite.

D'après les analyses de la BNB, l'économie belge se porte bien et s'est montrée "nettement plus robuste" que la moyenne de la zone euro mais son déficit budgétaire se dégradera davantage dans les années à venir. Des efforts "considérables" seront donc nécessaires pour atteindre un équilibre budgétaire structurel, ajoute la banque nationale. Les prévisions évaluent un déficit public de 2,1% en 2020, 2,6% en 2021 et 2,8% en 2022, soit un montant d'environ 14 milliards d'euros. La Belgique afficherait alors le deuxième déficit le plus élevé de la zone euro dès 2021, seulement dépassée par l'Italie. Cette dégradation s'explique par un recul des recettes publiques mais surtout par la nette augmentation des dépenses primaires, notamment en raison du vieillissement de la population, détaille la BNB. "A politique inchangée, les dépenses publiques augmentent de 4 à 5 milliards d'euros sur une législature", ajoute le gouverneur Pierre Wunsch. "Ce n'est pas un message de dramatisation à court terme mais si nous ne faisons rien, la Belgique n'aura aucune marge de manoeuvre pour faire face aux prochaines mauvaises nouvelles ou à la prochaine crise." Selon la BNB, la Belgique doit se rapprocher "le plus rapidement possible" d'un déficit de 1% afin de recréer des marges budgétaires. Par ailleurs, la croissance de l'activité économique ralentira graduellement lors des prochaines années, passant de 1,3% en 2019 à 1,2% en 2020, 1,1% en 2021 et 1% en 2022. La dette publique s'élèvera elle à 100,5% du PIB en 2022. La BNB remarque néanmoins que l'économie belge se porte "étonnamment bien" malgré le contexte de conflits commerciaux, de ralentissement de l'industrie et d'accroissement de l'incertitude politique. Les prévisions anticipent également une hausse de 5% du pouvoir d'achat d'ici 2022, surtout grâce à la croissance des salaires, qui renforcera une augmentation "relativement forte" de la consommation des ménages. Cette hausse des salaires entraînera une augmentation "soutenue" de l'inflation sous-jacente, qui atteindra 1,8% en 2022. Le rythme d'expansion des investissements des entreprises sera lui à la baisse et les exportations nettes freineront la croissance. La BNB prévoit aussi la création de quelque 170.000 emplois supplémentaires entre 2019 et 2022. "La dynamique du marché du travail s'affaiblira progressivement au cours des prochaines années en raison du ralentissement de la croissance du PIB et de la pression croissante des coûts salariaux, mais également de la pénurie persistante dans certains segments", ajoute-t-elle. Le taux de chômage harmonisé (chercheurs d'emploi en pourcentage de la population active âgée de 15 à 64 ans) se situera à un niveau historiquement bas de 5,4% en 2020 et se stabilisera ensuite.