En janvier, une OLO de 10 ans a été émis avec un coupon de 0,35%. "Cela a été particulièrement attirant", a expliqué le directeur "Treasury & Capital Markets" Maric Post. Ensuite, alors que les taux d'intérêts étaient déjà remontés, une OLO a été émise sur 30 ans à un taux de 1,4%. "Vu aujourd'hui, c'est particulièrement attractif et plus bas que le taux actuel à dix ans", a ajouté M. Post. Ces transactions de début d'année ont permis de ramener 5 milliards d'euros, en ligne avec les prévisions. Les deux transactions ont été complétées par des adjudications qui ont ramené 13,1 millards.

Les OLO constituent encore toujours les moyens de financement les moins chers à long terme, selon l'Agence. La durée moyenne, -16,45 ans- demeure longue. La moyenne des dix dernières années se situe en dessous de 15 ans. Le taux d'intérêt payé par la Belgique est entretemps remonté au-dessus de 1%.

"Et c'est évidemment un changement par rapport aux trois années passée, lorsque nous avions un financement très bon marché. Ici, nous nous retrouvons aux niveaux de la période 2015-2018", a souligné M. Post. "Et vu les taux actuels, il faut s'attendre à ce que cette moyenne augmente encore cette année".

Au cours des mois écoulés, le marché des obligations a été très volatile et la nervosité des marchés financiers a favorisé une tendance à la hausse des taux d'intérêts, avec une augmentation d'1,5% sur les taux à 10 ans.

Augmentation des "spreads"

Un autre élément à prendre en compte est l'augmentation des "spreads", soit les écarts entre les OLO et la dette d'autres pays comme la France ou l'Allemagne. Les achats de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont exercé une pression sur les différences de taux et, maintenant, un mouvement contraire est observé. La liquidité sur les marchés des grands pays est également plus grande, ce qui leur donne une sorte de garantie de liquidité. Et, enfin, avec la fin des achats de soutien par les banques centrales, les investisseurs ont à l'oeil les différences entre pays et la façon dont ils gèrent leur budget.

Le niveau global de la dette belge a baissé l'an dernier de 4%, à 108,2% du PIB. Le niveau reste plus élevé que la moyenne des 25 dernières années. La différence du niveau d'endettement entre la Belgique et la moyenne de la zone euro est remontée à 12,6%. Les charges d'intérêts pour le taux global d'endettement de la Belgique ont baissé ces dernières années pour atteindre l'an dernier 1,7% du PIB et 1,4% cette année selon les prévisions. "C'est beaucoup moins que les années précédentes", a expliqué le directeur de l'Agence, Jean Deboutte. "En 2000, par exemple, la Belgique payait encore 6,7% de son PIB en charges d'intérêts. Pour la première fois, nous pourrions payer cette année la même chose que la moyenne de la zone euro alors que nous avons plus de dette".

En janvier, une OLO de 10 ans a été émis avec un coupon de 0,35%. "Cela a été particulièrement attirant", a expliqué le directeur "Treasury & Capital Markets" Maric Post. Ensuite, alors que les taux d'intérêts étaient déjà remontés, une OLO a été émise sur 30 ans à un taux de 1,4%. "Vu aujourd'hui, c'est particulièrement attractif et plus bas que le taux actuel à dix ans", a ajouté M. Post. Ces transactions de début d'année ont permis de ramener 5 milliards d'euros, en ligne avec les prévisions. Les deux transactions ont été complétées par des adjudications qui ont ramené 13,1 millards.Les OLO constituent encore toujours les moyens de financement les moins chers à long terme, selon l'Agence. La durée moyenne, -16,45 ans- demeure longue. La moyenne des dix dernières années se situe en dessous de 15 ans. Le taux d'intérêt payé par la Belgique est entretemps remonté au-dessus de 1%. "Et c'est évidemment un changement par rapport aux trois années passée, lorsque nous avions un financement très bon marché. Ici, nous nous retrouvons aux niveaux de la période 2015-2018", a souligné M. Post. "Et vu les taux actuels, il faut s'attendre à ce que cette moyenne augmente encore cette année". Au cours des mois écoulés, le marché des obligations a été très volatile et la nervosité des marchés financiers a favorisé une tendance à la hausse des taux d'intérêts, avec une augmentation d'1,5% sur les taux à 10 ans. Augmentation des "spreads" Un autre élément à prendre en compte est l'augmentation des "spreads", soit les écarts entre les OLO et la dette d'autres pays comme la France ou l'Allemagne. Les achats de la Banque Centrale Européenne (BCE) ont exercé une pression sur les différences de taux et, maintenant, un mouvement contraire est observé. La liquidité sur les marchés des grands pays est également plus grande, ce qui leur donne une sorte de garantie de liquidité. Et, enfin, avec la fin des achats de soutien par les banques centrales, les investisseurs ont à l'oeil les différences entre pays et la façon dont ils gèrent leur budget. Le niveau global de la dette belge a baissé l'an dernier de 4%, à 108,2% du PIB. Le niveau reste plus élevé que la moyenne des 25 dernières années. La différence du niveau d'endettement entre la Belgique et la moyenne de la zone euro est remontée à 12,6%. Les charges d'intérêts pour le taux global d'endettement de la Belgique ont baissé ces dernières années pour atteindre l'an dernier 1,7% du PIB et 1,4% cette année selon les prévisions. "C'est beaucoup moins que les années précédentes", a expliqué le directeur de l'Agence, Jean Deboutte. "En 2000, par exemple, la Belgique payait encore 6,7% de son PIB en charges d'intérêts. Pour la première fois, nous pourrions payer cette année la même chose que la moyenne de la zone euro alors que nous avons plus de dette".