Le superviseur bancaire européen compte "identifier les vulnérabilités, les meilleures pratiques et les défis" pour le secteur bancaire, selon une lettre publiée lundi par la BCE.

Il étudiera notamment la "vulnérabilité" des banques face au scénario d'une "hausse rapide" du prix du CO2 dès 2022, dans le cadre d'une transition accélérée vers une industrie décarbonée, et de l'adoption "abrupte" de mesures de régulation environnementale.

Les principales banques de la zone euro devront notamment indiquer "à quel point elles dépendent de revenus" provenant d'industries aux fortes émissions de CO2. Le questionnaire de la BCE s'intéressera également à la quantité d'émissions de gaz à effet que les banques "financent", par exemple à travers des crédits.

Le stress test évaluera également la vulnérabilité des instituts en cas d'inondations ou d'épisodes de sécheresse et de chaleur intenses.

Selon une étude de la BCE, publiée fin septembre, sur l'ensemble de l'économie, l'inaction des gouvernements et des entreprises dans le domaine climatique pourrait provoquer une importante perte de produit intérieur brut sur le long terme dans la zone euro.

A partir de 2030, l'absence de mesures ordonnées pour décarboner l'économie pourrait affecter le PIB de l'UE jusqu'à lui faire perdre plus de 10% d'ici 2100, en comparaison d'un scénario où les gouvernements mettraient rapidement en place des politiques actives de transition écologiques.

Le stress test bancaire se basera sur les scénarios élaborés par la BCE dans le cadre de cette étude économique, précise le superviseur bancaire.

La présidente de la BCE Christine Lagarde considère le changement climatique comme l'un des risques majeurs pour l'économie et le secteur bancaire dans les prochaines années.

"A mesure que le monde se réchauffe et que les conditions climatiques deviennent plus extrêmes, nous serons confrontés à des chocs écologiques de plus en plus fréquents. Nous savons par expérience que ces chocs peuvent avoir des effets profonds sur les chaînes d'approvisionnement", a de nouveau mis en garde Mme Lagarde dans une intervention samedi.

La BCE a décidé cet été, à l'occasion d'une révision de sa stratégie, d'intégrer de nouveaux critères relatifs au climat dans sa politique, notamment concernant ses rachats d'actifs.

Le superviseur bancaire européen compte "identifier les vulnérabilités, les meilleures pratiques et les défis" pour le secteur bancaire, selon une lettre publiée lundi par la BCE. Il étudiera notamment la "vulnérabilité" des banques face au scénario d'une "hausse rapide" du prix du CO2 dès 2022, dans le cadre d'une transition accélérée vers une industrie décarbonée, et de l'adoption "abrupte" de mesures de régulation environnementale. Les principales banques de la zone euro devront notamment indiquer "à quel point elles dépendent de revenus" provenant d'industries aux fortes émissions de CO2. Le questionnaire de la BCE s'intéressera également à la quantité d'émissions de gaz à effet que les banques "financent", par exemple à travers des crédits. Le stress test évaluera également la vulnérabilité des instituts en cas d'inondations ou d'épisodes de sécheresse et de chaleur intenses. Selon une étude de la BCE, publiée fin septembre, sur l'ensemble de l'économie, l'inaction des gouvernements et des entreprises dans le domaine climatique pourrait provoquer une importante perte de produit intérieur brut sur le long terme dans la zone euro. A partir de 2030, l'absence de mesures ordonnées pour décarboner l'économie pourrait affecter le PIB de l'UE jusqu'à lui faire perdre plus de 10% d'ici 2100, en comparaison d'un scénario où les gouvernements mettraient rapidement en place des politiques actives de transition écologiques. Le stress test bancaire se basera sur les scénarios élaborés par la BCE dans le cadre de cette étude économique, précise le superviseur bancaire. La présidente de la BCE Christine Lagarde considère le changement climatique comme l'un des risques majeurs pour l'économie et le secteur bancaire dans les prochaines années. "A mesure que le monde se réchauffe et que les conditions climatiques deviennent plus extrêmes, nous serons confrontés à des chocs écologiques de plus en plus fréquents. Nous savons par expérience que ces chocs peuvent avoir des effets profonds sur les chaînes d'approvisionnement", a de nouveau mis en garde Mme Lagarde dans une intervention samedi. La BCE a décidé cet été, à l'occasion d'une révision de sa stratégie, d'intégrer de nouveaux critères relatifs au climat dans sa politique, notamment concernant ses rachats d'actifs.