"Nous préparons un ensemble de mesures de soutien de 3 milliards de dollars dans les mois à venir, en commençant par (...) un décaissement rapide d'au moins 350 millions de dollars, qui sera soumis au Conseil d'administration pour approbation cette semaine", a indiqué l'institution dans un communiqué conjoint avec le Fonds monétaire international (FMI).

Ce décaissement sera suivi de 200 millions de dollars "pour la santé et l'éducation", a-t-elle ajouté.

L'Ukraine fait face depuis le 24 février à une invasion russe.

"Nous sommes profondément choqués et attristés par le bilan humain et économique dévastateur de la guerre en Ukraine", soulignent la Banque mondiale et le FMI, qui entendent augmenter "de toute urgence" leur aide à Kiev.

"Des personnes sont tuées, blessées et contraintes de fuir, et des dommages massifs sont causés à l'infrastructure physique du pays. Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien à travers ces événements horribles", ont ajouté les institutions de Washington.

La Banque mondiale a précisé que son paquet d'aides comprendra "la mobilisation de financements auprès de plusieurs partenaires au développement".

De son côté, le FMI souligne qu'il aura recours à "son instrument de financement rapide" que son conseil d'administration pourrait examiner "dès la semaine prochaine".

Le Fonds rappelle par ailleurs que 2,2 milliards de dollars seront déjà disponibles "d'ici la fin juin" dans le cadre d'un autre instrument dit "accord de confirmation" ("Stand-By arrangement", en anglais).

Cet accord est utilisé pour répondre "rapidement aux besoins de financement extérieur des pays et pour accompagner les politiques destinées à sortir des situations de crise".

La Banque mondiale et le FMI redoutent les retombées économiques sur d'autres pays.

"Les prix des matières premières sont poussés à la hausse et risquent d'alimenter davantage l'inflation, qui frappe le plus durement les pauvres", relèvent-ils.

"Les perturbations sur les marchés financiers continueront de s'aggraver si le conflit persiste", mettent-ils en garde.

Les sanctions annoncées ces derniers jours auront également un impact économique important, relèvent enfin les institutions.

La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva avait annoncé vendredi que l'Ukraine avait demandé une aide financière d'urgence. Elle avait alors indiqué que le Fonds explorait toutes les options de soutien supplémentaires possibles.

"Nous préparons un ensemble de mesures de soutien de 3 milliards de dollars dans les mois à venir, en commençant par (...) un décaissement rapide d'au moins 350 millions de dollars, qui sera soumis au Conseil d'administration pour approbation cette semaine", a indiqué l'institution dans un communiqué conjoint avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce décaissement sera suivi de 200 millions de dollars "pour la santé et l'éducation", a-t-elle ajouté.L'Ukraine fait face depuis le 24 février à une invasion russe."Nous sommes profondément choqués et attristés par le bilan humain et économique dévastateur de la guerre en Ukraine", soulignent la Banque mondiale et le FMI, qui entendent augmenter "de toute urgence" leur aide à Kiev."Des personnes sont tuées, blessées et contraintes de fuir, et des dommages massifs sont causés à l'infrastructure physique du pays. Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien à travers ces événements horribles", ont ajouté les institutions de Washington. La Banque mondiale a précisé que son paquet d'aides comprendra "la mobilisation de financements auprès de plusieurs partenaires au développement".De son côté, le FMI souligne qu'il aura recours à "son instrument de financement rapide" que son conseil d'administration pourrait examiner "dès la semaine prochaine". Le Fonds rappelle par ailleurs que 2,2 milliards de dollars seront déjà disponibles "d'ici la fin juin" dans le cadre d'un autre instrument dit "accord de confirmation" ("Stand-By arrangement", en anglais).Cet accord est utilisé pour répondre "rapidement aux besoins de financement extérieur des pays et pour accompagner les politiques destinées à sortir des situations de crise".La Banque mondiale et le FMI redoutent les retombées économiques sur d'autres pays. "Les prix des matières premières sont poussés à la hausse et risquent d'alimenter davantage l'inflation, qui frappe le plus durement les pauvres", relèvent-ils. "Les perturbations sur les marchés financiers continueront de s'aggraver si le conflit persiste", mettent-ils en garde. Les sanctions annoncées ces derniers jours auront également un impact économique important, relèvent enfin les institutions. La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva avait annoncé vendredi que l'Ukraine avait demandé une aide financière d'urgence. Elle avait alors indiqué que le Fonds explorait toutes les options de soutien supplémentaires possibles.