Ce plan 2016-2019, finalisé sous l'égide de son nouveau patron Marco Morelli, est axé notamment sur une réduction des coûts, avec la fermeture d'environ 500 agences sur les quelque 2.000 qu'elle compte actuellement.

La banque entend ainsi faire baisser de 9% les coûts liés au personnel en trois ans, pour les faire passer de 1,6 milliard d'euros en 2016 à 1,5 milliard. Les dépenses administratives diminueront elles de 4%, à 710 millions d'euros en 2019, grâce à une rationalisation et une réduction du réseau. Autre axe de travail: "la valorisation de (sa) clientèle", qui compte 4,5 millions de personnes. La banque souhaite relancer l'activité commerciale avec notamment une accélération en termes de numérisation des services. Le troisième "pilier" de son plan est l'amélioration de la qualité de ses crédits et la réduction des risques, avec une accélération des récupérations des prêts non remboursés. La BMPS, troisième banque italienne et plus ancienne de la planète, concentre depuis de longs mois les inquiétudes autour du système bancaire italien. Elle a annoncé fin juillet un vaste plan de sauvetage prévoyant la cession d'un large stock de créances douteuses (27,7 milliards de créances lourdes), suivi d'une augmentation de capital pouvant aller jusqu'à 5 milliards d'euros. La banque entend mener cette opération avant la fin de l'année. La période de fin novembre est évoquée par certains actionnaires. Son cours, qui s'est effondré depuis début 2016, connaît depuis la semaine passée une envolée spectaculaire à la Bourse de Milan.