Mais la demande du plus célèbre des métaux précieux est diverse et répond à différents besoins, du bijoutier à la banque centrale en passant par l'industrie.

En voici les principales composantes.

Les bijoutiers

Première composante de la demande, la joaillerie a représenté 48,4% du total de la demande en 2019.

Dans ce secteur, la Chine est le premier consommateur d'or, suivi de près par l'Inde. A eux deux, les deux géants asiatiques totalisent plus de la moitié de la demande de métal jaune destiné à la joaillerie.

La demande indienne a la particularité d'être cyclique avec la saison des mariages, qui s'étale d'avril à octobre, où l'or revêt un rôle central.

Mais avec la pandémie de Covid-19, la demande des bijoutiers s'est écroulée de presque 40% au premier trimestre par rapport à la même période en 2019.

Les investisseurs

Les investisseurs ont représenté près de 30% de la demande d'or en 2019, et se divisent entre les achats de pièces et lingots (les deux tiers) et les fonds indiciels adossés au métal jaune, également appelé ETF (le dernier tiers).

Ces titres financiers cotés ont bondi au premier trimestre 2020 par rapport à la même période un an auparavant, avec une multiplication par sept.

"La pandémie mondiale de Covid-19 a dopé la demande d'or en tant que valeur refuge, compensant ainsi la faiblesse marquée des secteurs axés sur les consommateurs", avait estimé fin mars le Conseil mondial de l'or.

La hausse a été telle que la demande d'ETF a presque égalisé la demande en bijouterie. La demande de pièce et de lingots a de son côté peu évolué.

Les Banques centrales et institutions

La demande des institutions, largement dominée par les banques centrales, a représenté environ 14,9% de la demande totale en 2019.

Ces dernières années, les achats des banques centrales ont considérablement augmenté (+74% en 2018, puis stabilisation en 2019).

Cette demande exceptionnelle s'était expliquée par le souci des banques centrales de se détacher du dollar en Russie, en Turquie ou au Kazakhstan, mais aussi par l'intérêt des banques de Hongrie, de Pologne ou d'Irak.

La crise du Covid-19 a moins affecté ce secteur de la demande que d'autres, avec une baisse de 8% au premier trimestre.

L'industrie

Enfin, l'or est également utilisé à des fins industriels, notamment dans l'électronique (environ 80% de la demande industrielle), et dans l'industrie dentaire (un peu plus de 4% de la demande industrielle), avec les plombages en or, qui connaissent cependant un déclin continu depuis plusieurs années.

La demande d'or à des fins industrielles reste cependant minoritaire, avec seulement 7,5% de la demande totale.

Mais la demande du plus célèbre des métaux précieux est diverse et répond à différents besoins, du bijoutier à la banque centrale en passant par l'industrie.En voici les principales composantes.Les bijoutiersPremière composante de la demande, la joaillerie a représenté 48,4% du total de la demande en 2019.Dans ce secteur, la Chine est le premier consommateur d'or, suivi de près par l'Inde. A eux deux, les deux géants asiatiques totalisent plus de la moitié de la demande de métal jaune destiné à la joaillerie.La demande indienne a la particularité d'être cyclique avec la saison des mariages, qui s'étale d'avril à octobre, où l'or revêt un rôle central.Mais avec la pandémie de Covid-19, la demande des bijoutiers s'est écroulée de presque 40% au premier trimestre par rapport à la même période en 2019.Les investisseursLes investisseurs ont représenté près de 30% de la demande d'or en 2019, et se divisent entre les achats de pièces et lingots (les deux tiers) et les fonds indiciels adossés au métal jaune, également appelé ETF (le dernier tiers).Ces titres financiers cotés ont bondi au premier trimestre 2020 par rapport à la même période un an auparavant, avec une multiplication par sept."La pandémie mondiale de Covid-19 a dopé la demande d'or en tant que valeur refuge, compensant ainsi la faiblesse marquée des secteurs axés sur les consommateurs", avait estimé fin mars le Conseil mondial de l'or.La hausse a été telle que la demande d'ETF a presque égalisé la demande en bijouterie. La demande de pièce et de lingots a de son côté peu évolué.Les Banques centrales et institutionsLa demande des institutions, largement dominée par les banques centrales, a représenté environ 14,9% de la demande totale en 2019. Ces dernières années, les achats des banques centrales ont considérablement augmenté (+74% en 2018, puis stabilisation en 2019).Cette demande exceptionnelle s'était expliquée par le souci des banques centrales de se détacher du dollar en Russie, en Turquie ou au Kazakhstan, mais aussi par l'intérêt des banques de Hongrie, de Pologne ou d'Irak.La crise du Covid-19 a moins affecté ce secteur de la demande que d'autres, avec une baisse de 8% au premier trimestre.L'industrieEnfin, l'or est également utilisé à des fins industriels, notamment dans l'électronique (environ 80% de la demande industrielle), et dans l'industrie dentaire (un peu plus de 4% de la demande industrielle), avec les plombages en or, qui connaissent cependant un déclin continu depuis plusieurs années.La demande d'or à des fins industrielles reste cependant minoritaire, avec seulement 7,5% de la demande totale.