"Tous les pays inquiets devraient se rasséréner, il n'y a pas de problème bancaire italien", a déclaré à l'AFP M. Padoan, en marge d'un G20-Finances à Chengdu (sud-ouest de la Chine).

"Ce qu'il y a, c'est une économie qui se trouve en récession depuis trois ans et une accumulation de crédits en souffrance, dont nous nous occupons", a-t-il ajouté, avant de reconnaître des "cas particuliers" de banques nécessitant "des ajustements".

Pourtant, éclaté avec plus de 700 établissements, le système bancaire italien est fragilisé par des problèmes de capitalisation et plie sous le poids de 360 milliards d'euros de créances douteuses.

Résultat: depuis janvier, l'indice des banques italiennes, le FTSE Italia All-Share Banks, avait perdu mi-juillet plus de 55%, ayant récemment accéléré son plongeon.

"Les chiffres qu'on fait circuler" sur le niveau des créances douteuses dans la péninsule sont "grandement exagérés", a observé M Padoan.

Rome tente de trouver une solution pour aider ses banques sans que son intervention ne soit considérée par Bruxelles comme une aide d'Etat faussant la concurrence, et sans léser les épargnants.

"Il n'y a aucune tension avec la Commission (européenne) à ce sujet", s'est défendu le ministre italien.

"Nous avons introduit des mesures pour accélérer la résorption des prêts non performants (présentant un risque important de non-remboursement) dans le cadre des règles autorisées par la Commission".

Depuis le 1er janvier, le sauvetage d'une banque doit se faire d'abord en mettant à contribution les actionnaires, créanciers et déposants dans une opération connue sous le nom de "bail-in".

Mais Rome cherche à utiliser une dérogation et étudie notamment le principe d'une augmentation de capital à titre préventif.

"Nous ne sommes pas dans des solutions de +bail-out+ (renflouement de banques avec de l'argent public)", a cependant martelé Padoan, "mais dans un bail-in. Il n'y a nul besoin de renflouer (bail-out) qui que ce soit".

Le ministre italien s'est efforcé d'apaiser les esprits lors de la réunion ce week-end au Sichuan des ministres des Finances du G20.

Les solutions italiennes "doivent être conformes aux règles communes" de l'UE, y a néanmoins réaffirmé dimanche le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

"Si le système bancaire européen est dans son ensemble plus robuste (...) les banques doivent continuer d'assainir leurs bilans et de s'occuper des problèmes sur la qualité de leurs actifs", a insisté de son côté le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew.

"Tous les pays inquiets devraient se rasséréner, il n'y a pas de problème bancaire italien", a déclaré à l'AFP M. Padoan, en marge d'un G20-Finances à Chengdu (sud-ouest de la Chine)."Ce qu'il y a, c'est une économie qui se trouve en récession depuis trois ans et une accumulation de crédits en souffrance, dont nous nous occupons", a-t-il ajouté, avant de reconnaître des "cas particuliers" de banques nécessitant "des ajustements".Pourtant, éclaté avec plus de 700 établissements, le système bancaire italien est fragilisé par des problèmes de capitalisation et plie sous le poids de 360 milliards d'euros de créances douteuses.Résultat: depuis janvier, l'indice des banques italiennes, le FTSE Italia All-Share Banks, avait perdu mi-juillet plus de 55%, ayant récemment accéléré son plongeon."Les chiffres qu'on fait circuler" sur le niveau des créances douteuses dans la péninsule sont "grandement exagérés", a observé M Padoan.Rome tente de trouver une solution pour aider ses banques sans que son intervention ne soit considérée par Bruxelles comme une aide d'Etat faussant la concurrence, et sans léser les épargnants."Il n'y a aucune tension avec la Commission (européenne) à ce sujet", s'est défendu le ministre italien."Nous avons introduit des mesures pour accélérer la résorption des prêts non performants (présentant un risque important de non-remboursement) dans le cadre des règles autorisées par la Commission".Depuis le 1er janvier, le sauvetage d'une banque doit se faire d'abord en mettant à contribution les actionnaires, créanciers et déposants dans une opération connue sous le nom de "bail-in".Mais Rome cherche à utiliser une dérogation et étudie notamment le principe d'une augmentation de capital à titre préventif."Nous ne sommes pas dans des solutions de +bail-out+ (renflouement de banques avec de l'argent public)", a cependant martelé Padoan, "mais dans un bail-in. Il n'y a nul besoin de renflouer (bail-out) qui que ce soit".Le ministre italien s'est efforcé d'apaiser les esprits lors de la réunion ce week-end au Sichuan des ministres des Finances du G20.Les solutions italiennes "doivent être conformes aux règles communes" de l'UE, y a néanmoins réaffirmé dimanche le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici."Si le système bancaire européen est dans son ensemble plus robuste (...) les banques doivent continuer d'assainir leurs bilans et de s'occuper des problèmes sur la qualité de leurs actifs", a insisté de son côté le secrétaire au Trésor américain Jacob Lew.