Chacun a sa définition de la normalité. Disons que pour certains, c'est le monde avant la pandémie. Mais si jamais il a lieu un jour, le retour à la normale n'est pas pour tout de suite. Le covid-19 a grippé les rouages de l'économie mondiale. On pourrait même dire que la pandémie a "covidé" nos économies. Le premier indicateur économique à avoir été "covidé", c'est l'inflation. Bien entendu, la hausse des prix à laquelle nous assistons en ce moment résulte d'une forte reprise économique, donc d'une forte demande. Hélas l'offre de produits ne suit pas, et c'est ce qui explique tous ces goulots d'étranglement.

Toutes ces hausses de prix, l'inflation donc, fait peur aux épargnants qui se disent que leur épargne va fondre, vu que la hausse des prix est supérieure au rendement de leur livret d'épargne. Ils auront raison de s'inquiéter. Si le rendement est de 0.11% et que l'inflation tourne autour de 4% comme c'est le cas en zone euro, nous perdons tous de l'argent. En réalité, avec les frais bancaires, nous perdons chaque année plus ou moins 4% d'intérêt si rien ne devait changer. C'est ce qu'on appelle en économie le taux d'intérêt réel. C'est le taux d'intérêt nominal moins l'inflation. Avec l'inflation actuelle, les taux d'intérêt réels sont en chute libre. C'est donc un sale temps pour les personnes qui vivent de leurs rentes, je pense notamment aux retraités.

Si vous voyez la Bourse et l'immobilier continuer à grimper, ne vous posez pas trop de questions, c'est normal. Comme pour trouver du rendement, il n'y a pas d'autres alternatives, ces deux segments de l'économie sont en hausse quasi perpétuelle. Logique, avec des taux d'intérêt bas et une inflation haute, l'emprunteur est gagnant. Donc, c'est en quelque sorte le moment d'acheter son bien immeuble. Les plus sceptiques diront que la situation ne durera pas éternellement, que les taux d'intérêt finiront bien un jour par remonter. Et vous aurez raison de le penser, mais nos dettes publiques sont tellement élevées, que même si les taux remontent - ce qu'ils font en ce moment - ils seront toujours en retard d'une guerre sur l'inflation, car les gouvernements voudront garder les taux réels les plus bas possible pour faciliter l'effacement de nos dettes publiques. Donc l'emprunteur à taux fixe est gagnant en période inflationniste. Mais comme l'immobilier fait partie des alternatives à la Bourse et au livret d'épargne, le prix des maisons et des appartements est toujours à la hausse. Donc, ce que l'on gagne en capacité d'endettement, on le perd sur le prix de l'immobilier.

Le romancier américain Joseph Heller avait intitulé l'un de ses romans : CATCH 22. Ce titre est devenu une expression anglo-saxonne pour désigner une situation inextricable. Exactement comme ce chômeur qui postule pour un job, mais se voit refuser cet emploi par manque d'années d'expérience. Mais comment pourrait-il en avoir si quelqu'un ne l'embauche pas ? L'immobilier en Belgique, c'est du CATCH 22 à la puissance 10.

Chacun a sa définition de la normalité. Disons que pour certains, c'est le monde avant la pandémie. Mais si jamais il a lieu un jour, le retour à la normale n'est pas pour tout de suite. Le covid-19 a grippé les rouages de l'économie mondiale. On pourrait même dire que la pandémie a "covidé" nos économies. Le premier indicateur économique à avoir été "covidé", c'est l'inflation. Bien entendu, la hausse des prix à laquelle nous assistons en ce moment résulte d'une forte reprise économique, donc d'une forte demande. Hélas l'offre de produits ne suit pas, et c'est ce qui explique tous ces goulots d'étranglement. Toutes ces hausses de prix, l'inflation donc, fait peur aux épargnants qui se disent que leur épargne va fondre, vu que la hausse des prix est supérieure au rendement de leur livret d'épargne. Ils auront raison de s'inquiéter. Si le rendement est de 0.11% et que l'inflation tourne autour de 4% comme c'est le cas en zone euro, nous perdons tous de l'argent. En réalité, avec les frais bancaires, nous perdons chaque année plus ou moins 4% d'intérêt si rien ne devait changer. C'est ce qu'on appelle en économie le taux d'intérêt réel. C'est le taux d'intérêt nominal moins l'inflation. Avec l'inflation actuelle, les taux d'intérêt réels sont en chute libre. C'est donc un sale temps pour les personnes qui vivent de leurs rentes, je pense notamment aux retraités.Si vous voyez la Bourse et l'immobilier continuer à grimper, ne vous posez pas trop de questions, c'est normal. Comme pour trouver du rendement, il n'y a pas d'autres alternatives, ces deux segments de l'économie sont en hausse quasi perpétuelle. Logique, avec des taux d'intérêt bas et une inflation haute, l'emprunteur est gagnant. Donc, c'est en quelque sorte le moment d'acheter son bien immeuble. Les plus sceptiques diront que la situation ne durera pas éternellement, que les taux d'intérêt finiront bien un jour par remonter. Et vous aurez raison de le penser, mais nos dettes publiques sont tellement élevées, que même si les taux remontent - ce qu'ils font en ce moment - ils seront toujours en retard d'une guerre sur l'inflation, car les gouvernements voudront garder les taux réels les plus bas possible pour faciliter l'effacement de nos dettes publiques. Donc l'emprunteur à taux fixe est gagnant en période inflationniste. Mais comme l'immobilier fait partie des alternatives à la Bourse et au livret d'épargne, le prix des maisons et des appartements est toujours à la hausse. Donc, ce que l'on gagne en capacité d'endettement, on le perd sur le prix de l'immobilier. Le romancier américain Joseph Heller avait intitulé l'un de ses romans : CATCH 22. Ce titre est devenu une expression anglo-saxonne pour désigner une situation inextricable. Exactement comme ce chômeur qui postule pour un job, mais se voit refuser cet emploi par manque d'années d'expérience. Mais comment pourrait-il en avoir si quelqu'un ne l'embauche pas ? L'immobilier en Belgique, c'est du CATCH 22 à la puissance 10.