La crise financière ne semble donc plus qu'un mauvais souvenir pour KBC. L'année dernière, le bancassureur a enregistré un bénéfice net de plus de 2,5 milliards d'euros, en hausse de 6% par rapport à 2016. Plus de la moitié de ce résultat est obtenu en Belgique (1,57 milliard d'euros) et même ses activités en Irlande, source de tracas lors de l'écroulement du marché immobilier irlandais dans la foulée de la crise, ont dégagé un bénéfice de 167 millions d'euros. Le tremblement de terre financier avait pourtant secoué KBC à partir de 2008.

Dès les premières secousses, le bancassureur veut rassurer les marchés en soulignant sa solvabilité et ses fortes liquidités mais sollicite néanmoins le gouvernement fédéral en octobre 2008 pour une recapitalisation à hauteur de 3,5 milliards d'euros. La société souhaite enrayer la spirale négative et freiner la baisse de son action. "Il s'agit d'une action préventive, destinée à renforcer ses fonds propres et à maintenir la bonne position de KBC sur le marché", rassure le ministre des Finances de l'époque Didier Reynders.

Malgré cette intervention publique, le Bel 20 et l'action KBC poursuivent leur dégringolade. En janvier 2009, le gouvernement flamand injecte à son tour 3,5 milliards d'euros dans le bancassureur avant que l'Etat belge n'intervienne encore plus tard dans l'année. KBC est contraint de renforcer les provisions pour le risque lié à MBIA, un assureur crédit américain dont la solvabilité s'est gravement détériorée. Cette fois, le gouvernement accorde une garantie portant sur le portefeuille de crédits structurés d'une valeur initiale de 22,5 milliards d'euros, avec trois niveaux d'intervention. 2009 se transforme en pire année de l'histoire pour le bancassureur, avec des pertes à hauteur de 2,46 milliards d'euros.

La Commission européenne donne toutefois son feu vert au sauvetage public et réclame une vaste restructuration avec l'abandon de plusieurs activités, principalement celles qui ne relèvent pas directement du coeur de métier de KBC. Progressivement, à partir de 2010, la reprise économique s'installe en Belgique tandis que la société poursuit sa transformation. Elle se réorganise, revoit ses objectifs en se concentrant sur ses activités dans les domaines bancaires et d'assurances, réduit sa taille de plus de 30%, commence à rembourser les aides publiques, s'adapte aux exigences en matière de capital et cède plus de vingt entités. "Nous avons tiré des leçons de la crise. Certaines imperfections existaient, certaines complexités n'avaient pas lieu d'être", commente son CEO Johan Thijs en 2012.

Les produits financiers complexes sont également abandonnés. En décembre 2012, le bancassureur annonce d'ailleurs le remboursement "accéléré complet" de 3 milliards d'euros d'aides publiques au gouvernement fédéral, après un premier chèque de 500 millions au premier trimestre. Le remboursement intégral de la dernière tranche de 2 milliards d'euros d'aide publique du gouvernement flamand intervient lui trois ans plus tard, fin 2015, avec cinq années d'avance sur le programme.

"Même après le remboursement des aides publiques, nous conservons de solides réserves de capital, dépassant largement les exigences minimales de la BCE et de la BNB. Il s'agit donc là d'un signal rassurant à l'adresse de toutes nos parties prenantes", se réjouit Johan Thijs. KBC répond ainsi à toutes les obligations financières imposées lors de la crise. La banque a d'ailleurs démontré l'amélioration de sa capacité de résistance lors des "stress tests" de l'Autorité bancaire européenne (EBA), avec le renforcement de sa situation en matière de fonds propres, la réduction de son niveau d'endettement, du risque associé aux métiers de base et des actifs hérités de la crise. La page crise financière semble définitivement tournée pour KBC.

La crise financière ne semble donc plus qu'un mauvais souvenir pour KBC. L'année dernière, le bancassureur a enregistré un bénéfice net de plus de 2,5 milliards d'euros, en hausse de 6% par rapport à 2016. Plus de la moitié de ce résultat est obtenu en Belgique (1,57 milliard d'euros) et même ses activités en Irlande, source de tracas lors de l'écroulement du marché immobilier irlandais dans la foulée de la crise, ont dégagé un bénéfice de 167 millions d'euros. Le tremblement de terre financier avait pourtant secoué KBC à partir de 2008. Dès les premières secousses, le bancassureur veut rassurer les marchés en soulignant sa solvabilité et ses fortes liquidités mais sollicite néanmoins le gouvernement fédéral en octobre 2008 pour une recapitalisation à hauteur de 3,5 milliards d'euros. La société souhaite enrayer la spirale négative et freiner la baisse de son action. "Il s'agit d'une action préventive, destinée à renforcer ses fonds propres et à maintenir la bonne position de KBC sur le marché", rassure le ministre des Finances de l'époque Didier Reynders. Malgré cette intervention publique, le Bel 20 et l'action KBC poursuivent leur dégringolade. En janvier 2009, le gouvernement flamand injecte à son tour 3,5 milliards d'euros dans le bancassureur avant que l'Etat belge n'intervienne encore plus tard dans l'année. KBC est contraint de renforcer les provisions pour le risque lié à MBIA, un assureur crédit américain dont la solvabilité s'est gravement détériorée. Cette fois, le gouvernement accorde une garantie portant sur le portefeuille de crédits structurés d'une valeur initiale de 22,5 milliards d'euros, avec trois niveaux d'intervention. 2009 se transforme en pire année de l'histoire pour le bancassureur, avec des pertes à hauteur de 2,46 milliards d'euros. La Commission européenne donne toutefois son feu vert au sauvetage public et réclame une vaste restructuration avec l'abandon de plusieurs activités, principalement celles qui ne relèvent pas directement du coeur de métier de KBC. Progressivement, à partir de 2010, la reprise économique s'installe en Belgique tandis que la société poursuit sa transformation. Elle se réorganise, revoit ses objectifs en se concentrant sur ses activités dans les domaines bancaires et d'assurances, réduit sa taille de plus de 30%, commence à rembourser les aides publiques, s'adapte aux exigences en matière de capital et cède plus de vingt entités. "Nous avons tiré des leçons de la crise. Certaines imperfections existaient, certaines complexités n'avaient pas lieu d'être", commente son CEO Johan Thijs en 2012. Les produits financiers complexes sont également abandonnés. En décembre 2012, le bancassureur annonce d'ailleurs le remboursement "accéléré complet" de 3 milliards d'euros d'aides publiques au gouvernement fédéral, après un premier chèque de 500 millions au premier trimestre. Le remboursement intégral de la dernière tranche de 2 milliards d'euros d'aide publique du gouvernement flamand intervient lui trois ans plus tard, fin 2015, avec cinq années d'avance sur le programme. "Même après le remboursement des aides publiques, nous conservons de solides réserves de capital, dépassant largement les exigences minimales de la BCE et de la BNB. Il s'agit donc là d'un signal rassurant à l'adresse de toutes nos parties prenantes", se réjouit Johan Thijs. KBC répond ainsi à toutes les obligations financières imposées lors de la crise. La banque a d'ailleurs démontré l'amélioration de sa capacité de résistance lors des "stress tests" de l'Autorité bancaire européenne (EBA), avec le renforcement de sa situation en matière de fonds propres, la réduction de son niveau d'endettement, du risque associé aux métiers de base et des actifs hérités de la crise. La page crise financière semble définitivement tournée pour KBC.