Cette nomination de M. Stoltenberg survient en pleine crise entre l'Occident et la Russie autour de la question ukrainienne, mais le dirigeant de 62 ans, économiste de formation, n'endossera officiellement ses nouvelles fonctions qu'"autour du 1er décembre". "Jusqu'à ce que mon mandat à l'Otan termine le 1er octobre, j'utiliserai toutes mes forces et toute mon attention sur la conduite de l'Alliance", a-t-il déclaré par visioconférence vendredi. "C'est absolument nécessaire à un moment où l'Europe et l'Amérique du Nord doivent rester soudées", a-t-il ajouté.

Le Norvégien, qui s'était porté candidat à la demande du ministère des Finances, a remercié le gouvernement pour sa confiance. "J'ai eu à coeur de trouver le meilleur gouverneur de banque centrale pour la Norvège et (...) je suis convaincu que c'est Jens Stoltenberg", a de son côté déclaré le ministre des Finances, Trygve Slagsvold Vedum. M. Stoltenberg a été préféré à Ida Wolden Bache, considérée comme sa principale rivale et actuellement vice-présidente de la banque centrale. Celle qui aurait été la première femme titulaire du poste depuis sa création en 1816 assurera finalement l'intérim à partir du 1er mars jusqu'à l'arrivée de M. Stoltenberg.

Le processus de désignation a fait couler beaucoup d'encre en Norvège, où commentateurs et responsables politiques se sont interrogés sur les liens entre le futur chef de la banque centrale et la coalition au pouvoir dominée par le parti travailliste. Premier ministre jusqu'en 2013, M. Stoltenberg a dirigé le parti de 2002 à 2014, année au cours de laquelle il est parti à Bruxelles pour prendre les rênes de l'Alliance atlantique. L'actuel chef de la formation mais aussi du gouvernement n'est autre que Jonas Gahr Støre, qui était son protégé et qui s'est mis en retrait du processus de désignation pour éviter les accusations de conflit d'intérêt.

- "pas futé" -

Au Parlement, la plupart des groupes politiques, y compris certains proches du pouvoir, ont par avance exprimé leur hostilité à la nomination de M. Stoltenberg, arguant qu'elle pourrait écorner l'indépendance, ou à tout le moins, la perception sur l'indépendance de la banque. "Ce n'est pas la nomination la plus futée, comme l'illustrent l'émoi autour de sa candidature et les questions sur l'indépendance de la banque centrale", a ainsi réagi auprès de l'agence NTB, Kari Elisabeth Kaski, responsable des affaires économiques de la Gauche socialiste, un parti qui coopère ponctuellement avec le gouvernement.

Plusieurs responsables ont affiché leur intention de demander des comptes au gouvernement, sur fond d'information de presse faisant état de rencontres troublantes en coulisses entre différents protagonistes.

Un sondage publié en janvier par la chaîne TV2 montrait que deux-tiers des personnes interrogées (66,8%) souhaitaient la désignation de Mme Wolden Bache à la tête de la Banque de Norvège, seulement 25,7% souhaitant que le choix se porte sur M. Stoltenberg, pourtant très populaire dans son pays.

Agée de 49 ans et titulaire d'un doctorat d'économie, Mme Wolden Bache a occupé plusieurs postes importants au sein de la banque mais a aussi travaillé chez Handelsbanken Capital Markets. Sa candidature avait aussi été sollicitée par le ministère des Finances.

Quelque 43% des sondés disaient aussi ne pas avoir confiance dans le processus de désignation.

Diplômé d'économie et également ancien ministre des Finances, M. Stoltenberg remplacera au poste de gouverneur de la banque centrale Øystein Olsen qui va prendre sa retraite le 1er mars à l'âge de 70 ans.

La Banque de Norvège décide de la politique monétaire mais chapeaute aussi l'énorme fonds souverain du pays, le plus gros au monde. Pesant 11.767 milliards de couronnes (plus de 1.178 milliards d'euros), le bas de laine contrôle notamment en moyenne 1,4% du capital de toutes les entreprises cotées sur la planète. Le mandat de gouverneur dure six ans.

Cette nomination de M. Stoltenberg survient en pleine crise entre l'Occident et la Russie autour de la question ukrainienne, mais le dirigeant de 62 ans, économiste de formation, n'endossera officiellement ses nouvelles fonctions qu'"autour du 1er décembre". "Jusqu'à ce que mon mandat à l'Otan termine le 1er octobre, j'utiliserai toutes mes forces et toute mon attention sur la conduite de l'Alliance", a-t-il déclaré par visioconférence vendredi. "C'est absolument nécessaire à un moment où l'Europe et l'Amérique du Nord doivent rester soudées", a-t-il ajouté.Le Norvégien, qui s'était porté candidat à la demande du ministère des Finances, a remercié le gouvernement pour sa confiance. "J'ai eu à coeur de trouver le meilleur gouverneur de banque centrale pour la Norvège et (...) je suis convaincu que c'est Jens Stoltenberg", a de son côté déclaré le ministre des Finances, Trygve Slagsvold Vedum. M. Stoltenberg a été préféré à Ida Wolden Bache, considérée comme sa principale rivale et actuellement vice-présidente de la banque centrale. Celle qui aurait été la première femme titulaire du poste depuis sa création en 1816 assurera finalement l'intérim à partir du 1er mars jusqu'à l'arrivée de M. Stoltenberg.Le processus de désignation a fait couler beaucoup d'encre en Norvège, où commentateurs et responsables politiques se sont interrogés sur les liens entre le futur chef de la banque centrale et la coalition au pouvoir dominée par le parti travailliste. Premier ministre jusqu'en 2013, M. Stoltenberg a dirigé le parti de 2002 à 2014, année au cours de laquelle il est parti à Bruxelles pour prendre les rênes de l'Alliance atlantique. L'actuel chef de la formation mais aussi du gouvernement n'est autre que Jonas Gahr Støre, qui était son protégé et qui s'est mis en retrait du processus de désignation pour éviter les accusations de conflit d'intérêt.- "pas futé" -Au Parlement, la plupart des groupes politiques, y compris certains proches du pouvoir, ont par avance exprimé leur hostilité à la nomination de M. Stoltenberg, arguant qu'elle pourrait écorner l'indépendance, ou à tout le moins, la perception sur l'indépendance de la banque. "Ce n'est pas la nomination la plus futée, comme l'illustrent l'émoi autour de sa candidature et les questions sur l'indépendance de la banque centrale", a ainsi réagi auprès de l'agence NTB, Kari Elisabeth Kaski, responsable des affaires économiques de la Gauche socialiste, un parti qui coopère ponctuellement avec le gouvernement.Plusieurs responsables ont affiché leur intention de demander des comptes au gouvernement, sur fond d'information de presse faisant état de rencontres troublantes en coulisses entre différents protagonistes.Un sondage publié en janvier par la chaîne TV2 montrait que deux-tiers des personnes interrogées (66,8%) souhaitaient la désignation de Mme Wolden Bache à la tête de la Banque de Norvège, seulement 25,7% souhaitant que le choix se porte sur M. Stoltenberg, pourtant très populaire dans son pays.Agée de 49 ans et titulaire d'un doctorat d'économie, Mme Wolden Bache a occupé plusieurs postes importants au sein de la banque mais a aussi travaillé chez Handelsbanken Capital Markets. Sa candidature avait aussi été sollicitée par le ministère des Finances.Quelque 43% des sondés disaient aussi ne pas avoir confiance dans le processus de désignation.Diplômé d'économie et également ancien ministre des Finances, M. Stoltenberg remplacera au poste de gouverneur de la banque centrale Øystein Olsen qui va prendre sa retraite le 1er mars à l'âge de 70 ans.La Banque de Norvège décide de la politique monétaire mais chapeaute aussi l'énorme fonds souverain du pays, le plus gros au monde. Pesant 11.767 milliards de couronnes (plus de 1.178 milliards d'euros), le bas de laine contrôle notamment en moyenne 1,4% du capital de toutes les entreprises cotées sur la planète. Le mandat de gouverneur dure six ans.