En Belgique, et dans plusieurs pays étrangers, les dépôts d'argent au-delà d'un million ou deux millions d'euros sont pénalisés par un taux d'intérêt négatif. C'est le cas aussi pour les dépôts des entreprises. La raison de cette punition ? Les banques croulent sous les liquidités et n'en veulent plus car leur excédent de cash est déposé à la banque centrale européenne qui, elle-même, applique un taux d'intérêt négatif sur tout cet argent. Et donc, en un mot comme en cent, nos liquidités non utilisées coûtent de l'argent aux banques.

Mais la banque ING Belgique a été encore plus loin hier en proposant un taux négatif sur les comptes de plus de 250.000 euros déposés chez elle. Cette taxe, car un taux négatif c'est bien une taxe, sera de 0,5% sur le solde dépassant cette somme. Et cette bonne nouvelle entrera en vigueur à partir du 1er juillet prochain ! Pour se justifier, la banque explique que ce taux négatif sur l'épargne au-dessus de 250.000 euros ne concernera pas 97% des clients. Ouf direz-vous, j'ai évité le taux négatif, et si vous êtes dans une autre banque, vous vous dites probablement aussi : "même si ma banque agit comme ING, cela ne concernera que des dépôts au-delà d'un certain seuil, je peux donc dormir tranquille". Si c'est votre mode de pensée, vous avez hélas tort...

En fait, les Belges, peu importe le niveau de leur épargne, perdent tout collectivement de l'argent. Officiellement, presque tous les comptes d'épargne offrent un taux minimal de 0,11%. En réalité, vous allez voir que ce verbe "offrir" est totalement déplacé. Si on décortique ce taux de 0,11%, on voit qu'il s'agit du taux de base de 0,01% + une prime de fidélité de 0,10%. Or, la prime de fidélité pour l'encaisser, il faut ne pas toucher à votre argent pendant un an. Si ce n'est pas le cas, si vous faites des retraits, vous n'avez plus la prime de fidélité et en réalité vous avez juste le taux de base : 0,01%...

Donc rien, absolument rien, en réalité, même avec un taux positif de 0.11%, notre compte d'épargne est en réalité en négatif, car nous devons encore retirer l'inflation et les frais bancaires. Quand vous faites ces soustractions, notre compte, le mien comme le vôtre, est en réalité en négatif ; nous perdons tous de l'argent sans le savoir, de manière invisible.

Les économistes connaissent bien ce phénomène, ils ont même une expression pour le nommer : répression financière. Autrement dit, le gouvernement et la banque centrale européenne ne veulent pas que nous épargnons mais préfèrent que nous consommions. Jean de la Fontaine avec sa fable sur la cigale et la fourmi doit se retourner dans sa tombe... J'ai un ami humoriste à ses heures qui dirait "lorsque l'épargne passe du statut de vertu à celui de paria, c'est que la fin du monde est proche".

En Belgique, et dans plusieurs pays étrangers, les dépôts d'argent au-delà d'un million ou deux millions d'euros sont pénalisés par un taux d'intérêt négatif. C'est le cas aussi pour les dépôts des entreprises. La raison de cette punition ? Les banques croulent sous les liquidités et n'en veulent plus car leur excédent de cash est déposé à la banque centrale européenne qui, elle-même, applique un taux d'intérêt négatif sur tout cet argent. Et donc, en un mot comme en cent, nos liquidités non utilisées coûtent de l'argent aux banques.Mais la banque ING Belgique a été encore plus loin hier en proposant un taux négatif sur les comptes de plus de 250.000 euros déposés chez elle. Cette taxe, car un taux négatif c'est bien une taxe, sera de 0,5% sur le solde dépassant cette somme. Et cette bonne nouvelle entrera en vigueur à partir du 1er juillet prochain ! Pour se justifier, la banque explique que ce taux négatif sur l'épargne au-dessus de 250.000 euros ne concernera pas 97% des clients. Ouf direz-vous, j'ai évité le taux négatif, et si vous êtes dans une autre banque, vous vous dites probablement aussi : "même si ma banque agit comme ING, cela ne concernera que des dépôts au-delà d'un certain seuil, je peux donc dormir tranquille". Si c'est votre mode de pensée, vous avez hélas tort...En fait, les Belges, peu importe le niveau de leur épargne, perdent tout collectivement de l'argent. Officiellement, presque tous les comptes d'épargne offrent un taux minimal de 0,11%. En réalité, vous allez voir que ce verbe "offrir" est totalement déplacé. Si on décortique ce taux de 0,11%, on voit qu'il s'agit du taux de base de 0,01% + une prime de fidélité de 0,10%. Or, la prime de fidélité pour l'encaisser, il faut ne pas toucher à votre argent pendant un an. Si ce n'est pas le cas, si vous faites des retraits, vous n'avez plus la prime de fidélité et en réalité vous avez juste le taux de base : 0,01%...Donc rien, absolument rien, en réalité, même avec un taux positif de 0.11%, notre compte d'épargne est en réalité en négatif, car nous devons encore retirer l'inflation et les frais bancaires. Quand vous faites ces soustractions, notre compte, le mien comme le vôtre, est en réalité en négatif ; nous perdons tous de l'argent sans le savoir, de manière invisible. Les économistes connaissent bien ce phénomène, ils ont même une expression pour le nommer : répression financière. Autrement dit, le gouvernement et la banque centrale européenne ne veulent pas que nous épargnons mais préfèrent que nous consommions. Jean de la Fontaine avec sa fable sur la cigale et la fourmi doit se retourner dans sa tombe... J'ai un ami humoriste à ses heures qui dirait "lorsque l'épargne passe du statut de vertu à celui de paria, c'est que la fin du monde est proche".