"A mesure que les banques et autres sociétés financières traditionnelles s'impliquent davantage sur les marchés des actifs numériques, les cadres réglementaires devront refléter de manière appropriée les risques de ces nouvelles activités", devrait dire jeudi Mme Yellen dans un discours. Elle soulignera par ailleurs que les "nouveaux types d'intermédiaires (...) devraient être soumis à des formes de surveillance appropriées".

"Lorsque les nouvelles technologies permettent de nouvelles activités et de nouveaux produits et services, les réglementations financières doivent s'adapter", ajoutera la ministre de l'Économie de Joe Biden, estimant que cela doit "être guidé par les risques associés aux services fournis aux ménages et aux entreprises, et non par la technologie sous-jacente".

"Le futur de la monnaie"

Le président américain a signé le 9 mars un décret demandant au département du Trésor de lui remettre sous six mois un rapport sur "le futur de la monnaie", lançant ainsi le dossier d'un dollar numérique sur lequel planche depuis plusieurs années la banque centrale américaine (Fed).

Celle-ci a été chargée d'étudier les étapes qu'il faudrait mettre en place. Elle avait publié en janvier un rapport, première étape d'une consultation publique. "En vertu du décret présidentiel, nous veillerons à ce que les consommateurs, investisseurs et entreprises bénéficient de protections adéquates contre la fraude et le vol, les atteintes à la vie privée et aux données, ainsi que les pratiques déloyales et abusives", devrait encore dire la secrétaire au Trésor, lors de ce discours à l'American University de Washington.

Un responsable du Trésor a toutefois précisé à des journalistes que Janet Yellen "n'entrera(it) pas dans les détails" sur les risques spécifiques liés à la guerre en Ukraine et aux sanctions visant la Russie. "Il n'y aura pas (...) de discussion spécifique (...) sur les sanctions, l'évasion et les politiques."

Cependant, le démantèlement mardi de la "plus grande" plateforme de vente du "darknet" mondial, Hydra, opérant en langue russe depuis 2015, et la saisie de 23 millions d'euros de bitcoins, devraient être évoqués, a-t-il précisé.

S'il aboutit, le chantier du dollar numérique pourrait révolutionner la finance mondiale, sur laquelle le billet vert règne en maître.

"A mesure que les banques et autres sociétés financières traditionnelles s'impliquent davantage sur les marchés des actifs numériques, les cadres réglementaires devront refléter de manière appropriée les risques de ces nouvelles activités", devrait dire jeudi Mme Yellen dans un discours. Elle soulignera par ailleurs que les "nouveaux types d'intermédiaires (...) devraient être soumis à des formes de surveillance appropriées". "Lorsque les nouvelles technologies permettent de nouvelles activités et de nouveaux produits et services, les réglementations financières doivent s'adapter", ajoutera la ministre de l'Économie de Joe Biden, estimant que cela doit "être guidé par les risques associés aux services fournis aux ménages et aux entreprises, et non par la technologie sous-jacente". "Le futur de la monnaie" Le président américain a signé le 9 mars un décret demandant au département du Trésor de lui remettre sous six mois un rapport sur "le futur de la monnaie", lançant ainsi le dossier d'un dollar numérique sur lequel planche depuis plusieurs années la banque centrale américaine (Fed). Celle-ci a été chargée d'étudier les étapes qu'il faudrait mettre en place. Elle avait publié en janvier un rapport, première étape d'une consultation publique. "En vertu du décret présidentiel, nous veillerons à ce que les consommateurs, investisseurs et entreprises bénéficient de protections adéquates contre la fraude et le vol, les atteintes à la vie privée et aux données, ainsi que les pratiques déloyales et abusives", devrait encore dire la secrétaire au Trésor, lors de ce discours à l'American University de Washington. Un responsable du Trésor a toutefois précisé à des journalistes que Janet Yellen "n'entrera(it) pas dans les détails" sur les risques spécifiques liés à la guerre en Ukraine et aux sanctions visant la Russie. "Il n'y aura pas (...) de discussion spécifique (...) sur les sanctions, l'évasion et les politiques."Cependant, le démantèlement mardi de la "plus grande" plateforme de vente du "darknet" mondial, Hydra, opérant en langue russe depuis 2015, et la saisie de 23 millions d'euros de bitcoins, devraient être évoqués, a-t-il précisé. S'il aboutit, le chantier du dollar numérique pourrait révolutionner la finance mondiale, sur laquelle le billet vert règne en maître.