Cela fera bientôt un an. Lundi 3 octobre 2016, Rik Vandenberghe, alors CEO d'ING Belgique, confirme ce que les rumeurs laissaient entendre depuis des semaines : ING Belgique supprime plus de 3.000 emplois dans le cadre d'un plan prévoyant la disparition de 7.000 postes à l'échelle du groupe d'ici 2021. Le personnel de la banque est sous le choc : un tiers des emplois de la filiale belge du groupe néerlandais passeront à la trappe d'ici cinq ans. Du jamais vu pour une enseigne bancaire en Belgique. La nouvelle suscite aussi l'émoi à l'extérieur. Si bien que depuis l'annonce de la mauvaise nouvelle, ING Belgique ne cesse de faire l'objet de critiques. Car l'entreprise se porte bien. Très bien même. L'an dernier, son bénéfice a progressé de 10 % pour atteindre 1,2 milliard d'euros. Et voici quelques semaines, elle a publié de solides résultats commerciaux pour la première partie de l'année (412 millions d'euros bruts). Face à ces chiffres, Erik Van Den Eynden, qui a succédé à Rik Vandenberghe en mars dernier, nous explique pourquoi un tel projet était néanmoins nécessaire.
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