Pierre-Henri Thomas
Pierre-Henri Thomas
Journaliste
Opinion

21/09/18 à 12:00 - Mise à jour à 12:19
Du Trends-Tendances du 20/09/18

"Il y aura de toute façon une prochaine crise"

Les articles et les livres sur la crise de 2008 ne se comptent plus, au point que l'on y perd parfois son latin : la crise serait-elle due à la complaisance des Etats, au laxisme des régulateurs, à la cupidité des banquiers ? Sans doute les trois. Toutefois, s'il fallait retenir deux réflexions de toute cette bibliothèque, nous prendrions celles de Martin Wolf, le chief economist du Financial Times, et de Anat Admati et Martin Hellwig, respectivement professeur à Stanford et directeur de l'institut Max Planck.

Dans " The Shifts and the Shocks ", Martin Wolf dépasse les simples considérations concernant l'hubris des banquiers. Il souligne que notre système est génétiquement faible, parce qu'il repose sur la monnaie fiduciaire, qui permet certes aux banques centrales de faire tourner la planche à billets, et aux banques commerciales de faire tourner la machine à crédits. Mais lorsque la confiance s'évapore, la crise devient existentielle. Or, cette confiance qui est à la base de la valeur de la monnaie risque d'être soumise à de nouveaux chocs, qui pourraient provenir des déséquilibres mondiaux, de l'excès d'épargne et de l'excès de dette, des changements technologiques disruptifs, des maux non s...

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