Dans " The Shifts and the Shocks ", Martin Wolf dépasse les simples considérations concernant l'hubris des banquiers. Il souligne que notre système est génétiquement faible, parce qu'il repose sur la monnaie fiduciaire, qui permet certes aux banques centrales de faire tourner la planche à billets, et aux banques commerciales de faire tourner la machine à crédits. Mais lorsque la confiance s'évapore, la crise devient existentielle. Or, cette confiance qui est à la base de la valeur de la monnaie risque d'être soumise à de nouveaux chocs, qui pourraient provenir des déséquilibres mondiaux, de l'excès d'épargne et de l'excès de dette, des changements technologiques disruptifs, des maux non s...