Le résultat net part du groupe est ressorti à 12,61 milliards de dollars (11,16 milliards d'euros) contre 9,683 milliards (8,57 milliards d'euros) l'année précédente, dans un contexte marqué par la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Le groupe, basé à Londres mais actif à travers le monde et particulièrement en Asie qui génère la majorité de ses profits, a connu des changements au sommet l'année dernière.

Le directeur général John Flint a pris en février la relève de Stuart Gulliver, en promettant la croissance et la maîtrise des coûts après une période marquée par les suppressions d'emploi, la vente d'actifs et un ancrage asiatique encore plus marqué. Et le nouveau président Mark Tucker est arrivé en octobre.

Le bénéfice avant impôt s'est élevé à 19,9 milliards de dollars, en hausse de 16% sur un an.

Ces résultats, qui confirment le redressement du géant bancaire après son vaste programme de restructuration lancé en 2015, sont néanmoins en deçà des attentes des analystes, selon l'agence financière Bloomberg.

"HSBC bénéficie d'une position solide", a relevé M. Tucker dans un communiqué. "Malgré les défis posés par l'environnement externe au quatrième trimestre, tous nos secteurs d'activité ont produit des bénéfices en hausse", a-t-il ajouté. "Une nouvelle fois, l'Asie a fourni une partie substantielle des bénéfices du groupe, en particulier dans la banque de détail, la gestion de fortunes et la banque commerciale."

Néanmoins, le "système du commerce international reste soumis aux pressions politiques, et les divergences entre la Chine et les Etats-Unis vont probablement marquer encore l'année 2019".