Un manque comblé par le spécialiste du genre, à savoir Goldman Sachs. Peter Oppenheimer, stratégiste en chef de la banque américaine, a en effet mis les Granolas au menu des investisseurs. GlaxoSmithKline, Roche, ASML, Nestlé, Novartis, NovoNordisk, L'Oréal, LVMH, AstraZeneca, SAP et Sanofi présentent un bilan solide, une croissance st...

Un manque comblé par le spécialiste du genre, à savoir Goldman Sachs. Peter Oppenheimer, stratégiste en chef de la banque américaine, a en effet mis les Granolas au menu des investisseurs. GlaxoSmithKline, Roche, ASML, Nestlé, Novartis, NovoNordisk, L'Oréal, LVMH, AstraZeneca, SAP et Sanofi présentent un bilan solide, une croissance stable et un bon rendement de dividende, selon Goldman Sachs. La surreprésentation du secteur de la santé saute aux yeux. Contrairement aux Etats-Unis ou même à la Chine, l'Europe héberge il est vrai peu de valeurs technologiques. Sur la période de 2007 à aujourd'hui étudiée par Goldman Sachs, le spécialiste des progiciels SAP et le leader mondial des équipements de fabrication de semi-conducteurs ASML étaient les seules valeurs technologiques d'envergure mondiale. L'investisseur européen a donc dû surtout compter sur les tendances démographiques : vieillissement de la population (secteur de la santé) et développement de la classe moyenne mondiale (Nestlé, L'Oréal, LVMH). Ces tendances sont toutefois nettement moins dynamiques que la numérisation dont profitent les géants technologiques américains. Heureusement, le menu des investisseurs européens s'étoffe. Après les Granolas au petit-déjeuner, des Nachos (Nemetschek, Adyen, CD Projekt, HelloFresh, Ocado, Sartorius) l'attendent désormais pour l'apéro. Ces entreprises de croissance ne peuvent certes pas rivaliser avec les Gafam, mais elles ont de réelles ambitions mondiales et ont été à peine ralenties par la crise du coronavirus.