Pour aider ses Etats membres à relancer leur économie lourdement impactée par la crise sanitaire, l'Union européenne avait décidé en 2020 un vaste plan d'investissements, dont 5,9 milliards de subventions (au titre de la "Facilité pour la reprise et la résilience"), selon les estimations, devaient être destinés à la Belgique (à répartir entre Etat fédéral et entités fédérées).

De cette enveloppe globale, il avait été convenu que la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) allait toucher 495 millions d'euros. Un pactole qu'elle comptait mettre à profit notamment pour rénover prioritairement ses infrastructures scolaires vieillissantes, mais aussi ses universités, ses institutions culturelles et sportives, et financer également plusieurs projets de transition numérique.

Selon le ministre-président Jeholet, près de 70% de cette manne européenne est déjà arrivée à la FWB. La somme totale est cependant conditionnée à l'évolution du PIB de chaque Etat membre.

Or, en 2021 la croissance belge (+6,1%) était plus marquée que la moyenne européenne (+5,3%), ce qui fait maigrir la manne totale que peut attendre la Belgique du plan de relance.

Revoir les projets à la baisse

La semaine passée, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS), avait indiqué que la Région pourrait de la sorte perdre 350 millions du 1,5 milliard d'euros attendu de l'UE. Une perte que la Wallonie espère bien pouvoir compenser par un "effort de solidarité" du fédéral, avait plaidé le Montois.

Interrogé lundi en commission du Parlement de la FWB par le député d'opposition André Antoine (cdH) sur l'ampleur de la réduction attendue du côté de la FWB, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) s'est voulu transparent. "A ce stade, je pense qu'on est plus proche de 25% que de 15%...", a-t-il répondu, sans citer toutefois un montant précis.

Devant les députés, M. Jeholet a expliqué que ce rabotage de l'enveloppe européenne conduirait très certainement la FWB à devoir revoir ses projets à la baisse.

A l'inverse de M. Di Rupo, celui-ci a dit ne pas croire à un quelconque geste des autres entités du pays, vu les défis auxquels elles sont elles-mêmes confrontées. "Je pense qu'on sera dans une situation où chacun devra faire proportionnellement des efforts par rapport à la diminution de l'enveloppe", a-t-il commenté.

Également interrogé par M. Antoine pour savoir si la FWB pourrait éventuellement emprunter l'argent perdu afin de maintenir ses ambitions initiales à niveau, M. Jeholet a clairement écarté cette hypothèse vu l'endettement déjà dangereusement croissant de l'entité: "Emprunter, c'est un jour ou l'autre devoir rembourser...", a-t-il conclu.

Pour aider ses Etats membres à relancer leur économie lourdement impactée par la crise sanitaire, l'Union européenne avait décidé en 2020 un vaste plan d'investissements, dont 5,9 milliards de subventions (au titre de la "Facilité pour la reprise et la résilience"), selon les estimations, devaient être destinés à la Belgique (à répartir entre Etat fédéral et entités fédérées). De cette enveloppe globale, il avait été convenu que la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) allait toucher 495 millions d'euros. Un pactole qu'elle comptait mettre à profit notamment pour rénover prioritairement ses infrastructures scolaires vieillissantes, mais aussi ses universités, ses institutions culturelles et sportives, et financer également plusieurs projets de transition numérique. Selon le ministre-président Jeholet, près de 70% de cette manne européenne est déjà arrivée à la FWB. La somme totale est cependant conditionnée à l'évolution du PIB de chaque Etat membre. Or, en 2021 la croissance belge (+6,1%) était plus marquée que la moyenne européenne (+5,3%), ce qui fait maigrir la manne totale que peut attendre la Belgique du plan de relance. La semaine passée, le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS), avait indiqué que la Région pourrait de la sorte perdre 350 millions du 1,5 milliard d'euros attendu de l'UE. Une perte que la Wallonie espère bien pouvoir compenser par un "effort de solidarité" du fédéral, avait plaidé le Montois. Interrogé lundi en commission du Parlement de la FWB par le député d'opposition André Antoine (cdH) sur l'ampleur de la réduction attendue du côté de la FWB, le ministre-président Pierre-Yves Jeholet (MR) s'est voulu transparent. "A ce stade, je pense qu'on est plus proche de 25% que de 15%...", a-t-il répondu, sans citer toutefois un montant précis. Devant les députés, M. Jeholet a expliqué que ce rabotage de l'enveloppe européenne conduirait très certainement la FWB à devoir revoir ses projets à la baisse. A l'inverse de M. Di Rupo, celui-ci a dit ne pas croire à un quelconque geste des autres entités du pays, vu les défis auxquels elles sont elles-mêmes confrontées. "Je pense qu'on sera dans une situation où chacun devra faire proportionnellement des efforts par rapport à la diminution de l'enveloppe", a-t-il commenté. Également interrogé par M. Antoine pour savoir si la FWB pourrait éventuellement emprunter l'argent perdu afin de maintenir ses ambitions initiales à niveau, M. Jeholet a clairement écarté cette hypothèse vu l'endettement déjà dangereusement croissant de l'entité: "Emprunter, c'est un jour ou l'autre devoir rembourser...", a-t-il conclu.