M. Zahawi, qui a remplacé Rishi Sunak au poste de Chancelier de l'Echiquier après la démission de ce dernier début juillet, doit s'exprimer mardi lors d'un discours à Mansion House, la résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres.

Il s'adressera aux représentants du quartier des affaires londonien, pour "définir ses priorités pour contrôler l'inflation, stimuler la reprise du secteur privé et proposer une vision post-Brexit pour les services financiers", a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.

Le ministre s'engagera notamment à "abroger des centaines de textes législatifs hérités de l'UE et à les remplacer par une approche cohérente et agile de la réglementation financière qui convient" au Royaume-Uni, poursuit le communiqué.

M. Zahawi s'inscrit dans la ligne de son prédécesseur, M. Sunak, candidat à la succession du Premier ministre démissionnaire Boris Johnson, et qui avait promis un nouveau "Big Bang" dans le secteur après la dérégulation des années 1980.

Ces déclarations alimentent les craintes d'un bras de fer avec la Banque d'Angleterre (BoE), alors que des informations de presse font état d'un projet de loi qui réduira les pouvoirs des régulateurs.

Des responsables de la Banque d'Angleterre, et notamment son gouverneur Andrew Bailey, ont récemment rappelé leur attachement à l'indépendance de l'institution, critiquée par certains des candidats conservateurs à la succession de Boris Johnson pour avoir été trop timorée dans sa lutte contre l'inflation.

Un rapport parlementaire mettait par ailleurs en garde, en juin, contre "tout affaiblissement non approprié des strictes normes réglementaires du Royaume-Uni", qui pourrait notamment "réduire la résilience du système financier britannique et saper la confiance internationale".

Près de 60 personnalités, essentiellement des universitaires, s'étaient aussi inquiétées en mai que des règles post-Brexit plus souples pour la finance pourraient conduire à un nivellement par le bas, pointant notamment la possible tentation d'assouplir les règles de lutte contre le blanchiment d'argent pour attirer les ultra-riches du monde entier.

Londres a déjà lancé une réforme de la réglementation des assurances, qui prévoit d'assouplir les exigences en termes de fonds propres des entreprises du secteur pour débloquer "des dizaines de milliards de livres" pour des investissements "verts" et dans les infrastructures.

M. Zahawi, qui a remplacé Rishi Sunak au poste de Chancelier de l'Echiquier après la démission de ce dernier début juillet, doit s'exprimer mardi lors d'un discours à Mansion House, la résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres.Il s'adressera aux représentants du quartier des affaires londonien, pour "définir ses priorités pour contrôler l'inflation, stimuler la reprise du secteur privé et proposer une vision post-Brexit pour les services financiers", a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.Le ministre s'engagera notamment à "abroger des centaines de textes législatifs hérités de l'UE et à les remplacer par une approche cohérente et agile de la réglementation financière qui convient" au Royaume-Uni, poursuit le communiqué.M. Zahawi s'inscrit dans la ligne de son prédécesseur, M. Sunak, candidat à la succession du Premier ministre démissionnaire Boris Johnson, et qui avait promis un nouveau "Big Bang" dans le secteur après la dérégulation des années 1980.Ces déclarations alimentent les craintes d'un bras de fer avec la Banque d'Angleterre (BoE), alors que des informations de presse font état d'un projet de loi qui réduira les pouvoirs des régulateurs.Des responsables de la Banque d'Angleterre, et notamment son gouverneur Andrew Bailey, ont récemment rappelé leur attachement à l'indépendance de l'institution, critiquée par certains des candidats conservateurs à la succession de Boris Johnson pour avoir été trop timorée dans sa lutte contre l'inflation.Un rapport parlementaire mettait par ailleurs en garde, en juin, contre "tout affaiblissement non approprié des strictes normes réglementaires du Royaume-Uni", qui pourrait notamment "réduire la résilience du système financier britannique et saper la confiance internationale".Près de 60 personnalités, essentiellement des universitaires, s'étaient aussi inquiétées en mai que des règles post-Brexit plus souples pour la finance pourraient conduire à un nivellement par le bas, pointant notamment la possible tentation d'assouplir les règles de lutte contre le blanchiment d'argent pour attirer les ultra-riches du monde entier.Londres a déjà lancé une réforme de la réglementation des assurances, qui prévoit d'assouplir les exigences en termes de fonds propres des entreprises du secteur pour débloquer "des dizaines de milliards de livres" pour des investissements "verts" et dans les infrastructures.