Le groupe argentin, qui loue la plateforme de liquéfaction de gaz Tango FLNG, représente en effet plus d'un tiers de ses résultats. L'impact financier est d'ores et déjà important, YPF ne réglant plus ses factures depuis la mi-mars. Exmar estime que la décision du groupe argentin est illégale mais les procédu...

Le groupe argentin, qui loue la plateforme de liquéfaction de gaz Tango FLNG, représente en effet plus d'un tiers de ses résultats. L'impact financier est d'ores et déjà important, YPF ne réglant plus ses factures depuis la mi-mars. Exmar estime que la décision du groupe argentin est illégale mais les procédures seront longues et incertaines. Comme tant d'autres sociétés énergétiques, YPF souffre de la chute du prix du pétrole dans le sillage de la crise du coronavirus. Son chiffre d'affaires a ainsi plongé de plus de 70% en avril. Pour Exmar, les poursuites seront d'autant plus compliquées qu'YPF est la plus importante entreprise en Argentine et constitue un véritable enjeu politique. Enfin, le contrat signé par Exmar et YPF fin 2018 lie les deux groupes pour 10 ans. Les problèmes d'YPF risquent donc fort de coûter très cher à la société belge. Cela tombe très mal pour Exmar qui est en conflit avec un autre client (Gunvor) et doit procéder à d'importants refinancements au cours des 12 prochains mois. Ces déboires illustrent ainsi l'effet domino de la crise du coronavirus. Le confinement a fait chuter le prix du pétrole qui a mis à mal les finances d'YPF et menace désormais le groupe belge. En de telles circonstances, la solidité financière prime sur la valorisation. Si Exmar doit procéder à une augmentation de capital, la dilution sera colossale avec un titre qui a déjà chuté de 56% en deux mois.