Une opération risquée qui doit avoir lieu d'ici jeudi et que certains comparent au remplacement d'un moteur diesel par un moteur électrique... sur un véhicule en marche. Concrètement, c'est l'un des piliers de cette ("blockchain") "chaîne de blocs" -la technologie qui sert notamment de support aux cryptomonnaies- qui va être modifié. Comme elle fonctionne sans autorité centrale, il revient donc à certains de ses utilisateurs de valider les opérations qui y ont lieu, comme des échanges de NFT.

Jusqu'ici, pour appartenir à ce cercle de "validateurs", il faut résoudre un calcul très complexe demandant une grande puissance de calcul informatique. L'exercice, appelé "Proof of Work" en anglais ("Preuve de travail"), consomme une grande quantité d'électricité et l'idée est donc de trouver une alternative plus verte.

Désormais, il faudra donc placer une mise de 32 Ether (la cryptomonnaie associée à Ethereum, soit environ 50.000 euros) pour pouvoir valider sur la "blockchain", cette somme pouvant être saisie en cas de mauvaise conduite, une méthode appelée "Proof of Stake" ("Preuve d'enjeu" en français).

Pour effectuer cette bascule, une mise à jour du réseau principal de la "blockchain", surnommée "The Merge" ("La fusion"), doit intervenir entre mardi et jeudi, avec diverses précautions prises. Les grandes plateformes d'échanges comme Binance ou Coinbase ont par exemple prévu de geler brièvement les échanges en Ether. Si l'opération réussit, on pourrait faire baisser de "99%" la consommation d'électricité d'Ethereum, estime auprès de l'AFP Lennart Ante, chercheur du "Blockchain" Research Lab. Il ne restera "plus aucune infrastructure, juste des logiciels", souligne-t-il.

Aujourd'hui, cette "chaîne de blocs" consomme quelque 45 TWh d'électricité par an, soit environ 10% de la consommation annuelle d'électricité de la France. Cette empreinte carbone pousse actuellement certains artistes et industriels à la boycotter mais le succès de la transition "pourrait, avec le temps, accroître l'acceptabilité d'Ethereum et de toutes les applications construites sur la blockchain, par les décideurs et les régulateurs", anticipe le bancassureur néerlandais ING dans une note récente.

Une opération risquée qui doit avoir lieu d'ici jeudi et que certains comparent au remplacement d'un moteur diesel par un moteur électrique... sur un véhicule en marche. Concrètement, c'est l'un des piliers de cette ("blockchain") "chaîne de blocs" -la technologie qui sert notamment de support aux cryptomonnaies- qui va être modifié. Comme elle fonctionne sans autorité centrale, il revient donc à certains de ses utilisateurs de valider les opérations qui y ont lieu, comme des échanges de NFT. Jusqu'ici, pour appartenir à ce cercle de "validateurs", il faut résoudre un calcul très complexe demandant une grande puissance de calcul informatique. L'exercice, appelé "Proof of Work" en anglais ("Preuve de travail"), consomme une grande quantité d'électricité et l'idée est donc de trouver une alternative plus verte. Désormais, il faudra donc placer une mise de 32 Ether (la cryptomonnaie associée à Ethereum, soit environ 50.000 euros) pour pouvoir valider sur la "blockchain", cette somme pouvant être saisie en cas de mauvaise conduite, une méthode appelée "Proof of Stake" ("Preuve d'enjeu" en français). Pour effectuer cette bascule, une mise à jour du réseau principal de la "blockchain", surnommée "The Merge" ("La fusion"), doit intervenir entre mardi et jeudi, avec diverses précautions prises. Les grandes plateformes d'échanges comme Binance ou Coinbase ont par exemple prévu de geler brièvement les échanges en Ether. Si l'opération réussit, on pourrait faire baisser de "99%" la consommation d'électricité d'Ethereum, estime auprès de l'AFP Lennart Ante, chercheur du "Blockchain" Research Lab. Il ne restera "plus aucune infrastructure, juste des logiciels", souligne-t-il. Aujourd'hui, cette "chaîne de blocs" consomme quelque 45 TWh d'électricité par an, soit environ 10% de la consommation annuelle d'électricité de la France. Cette empreinte carbone pousse actuellement certains artistes et industriels à la boycotter mais le succès de la transition "pourrait, avec le temps, accroître l'acceptabilité d'Ethereum et de toutes les applications construites sur la blockchain, par les décideurs et les régulateurs", anticipe le bancassureur néerlandais ING dans une note récente.