Le 4 avril, la juge fédérale Alison Nathan leur avait donné jusqu'au jeudi 18 pour régler leur différend mais la SEC et M. Musk ont demandé ce même jour conjointement une semaine de délai supplémentaire, ce qu'a accepté la magistrate.

"Même si nous n'avons pas trouvé d'accord, l'avocat de la SEC, M. Musk et l'avocat de Tesla se sont parlés plus d'une heure (...) cette semaine et poursuivent leurs discussions autour d'une solution possible", ont écrit les deux parties.

La SEC reproche à M. Musk, 47 ans, d'avoir multiplié des tweets dont le contenu était susceptible de tromper les investisseurs et d'influencer le cours de l'action du constructeur de véhicules électriques.

En octobre, Elon Musk et la SEC avaient conclu un accord à la suite d'un premier tweet, le 7 août, de l'entrepreneur assurant disposer des financements appropriés pour retirer Tesla de la Bourse. A la suite d'un nouveau tweet en février dernier, la SEC avait saisi la justice, estimant qu'Elon Musk evait enfreint leur accord.

Le tweet du 7 août avait fait flamber l'action et fait perdre beaucoup d'argent à des investisseurs ayant parié sur l'effondrement du titre du groupe, dont la rentabilité demeure fragile plus de quinze ans après sa création.

N'étant pas parvenu à apporter les preuves de son affirmation, Elon Musk s'était vu infliger une amende de 20 millions de dollars par la SEC.

Le régulateur avait aussi obtenu via l'accord amiable que toute communication du patron "contenant ou pouvant contenir des informations susceptibles d'affecter Tesla ou ses actionnaires" soit passée en revue par les juristes de l'entreprise avant d'être publiée.

Selon la SEC, M. Musk n'a pas respecté cette dernière clause de l'accord en tweetant le 19 février sur les niveaux de production de Tesla.

Rejetant cet argument, les avocats du grand patron font valoir qu'il a respecté les demandes de la SEC en réduisant mensuellement de "près de moitié" en moyenne ses tweets mentionnant Tesla.

Ils accusent à leur tour l'autorité de bafouer la liberté d'expression de M. Musk et estiment que cette action judiciaire est une mesure de représailles à des propos tenus par leur client lors de la célèbre émission de télévision "60 Minutes", sur la chaîne CBS.