Nous approchons de la parité entre ces deux monnaies, mais il n'est pas du tout clair que la parité soit vraiment désirée. Et sans doute pas en zone euro en tout cas. Pourtant, c'est le constat en ce début de mois de mai : l'euro est quasiment à parité avec le dollar. C'est quelque chose qu'on n'a plus vu depuis environ 20 ans.

Soyons clairs, si parité il y a, c'est moins parce que l'euro s'est affaibli face au dollar que l'inverse. En effet, comme la banque centrale américaine a décidé depuis quelque temps de lutter contre l'inflation aux Etats-Unis, les investisseurs ont anticipé la remontée des taux d'intérêt et donc il y a eu un afflux d'argent qui est parti aux Etats-Unis. Attiré par des taux d'intérêt plus élevés, cette masse d'argent, cette masse de capitaux frais, a mécaniquement fait remonter le billet vert. Il faut dire que le dollar a augmenté non seulement face à l'euro, mais à l'égard de quasi toutes les grandes monnaies. Ce qui montre qu'en cas de crise, le dollar reste la monnaie refuge suprême. D'ailleurs, à propos de conflit, les investisseurs ont bien compris que l'invasion en Ukraine affaiblit surtout l'Europe sur le plan économique. Et ça, ça renforce bien entendu encore plus l'attrait du dollar.

Voilà pour les explications de la parité entre le dollar et l'euro, mais maintenant que le constat est établi, reste à savoir si cette parité entre les deux plus grandes monnaies du monde est une bonne ou mauvaise chose ? A priori, dans cette histoire, il y a moyen de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Si je suis optimiste, je peux me dire que c'est bon pour l'Europe, cette baisse de l'euro, car elle va booster nos exportations et rendre nos produits et services plus compétitifs. Je peux aussi regarder le verre à moitié vide et au contraire me dire, ben non, cette faiblesse de l'euro face au dollar va renforcer encore plus l'inflation. En effet, comme le pétrole est libellé en dollar, je vais devoir donner plus d'euros pour un même baril de pétrole. Au final, ma facture énergétique va me coûter encore plus cher. A un moment où l'inflation est de retour et de manière forte, ce n'est vraiment pas une bonne nouvelle. Pour l'instant, la vision des experts, c'est que les aspects négatifs de la faiblesse de l'euro l'emportent sur les aspects positifs.

En revanche, je m'en voudrais de terminer cette séquence économique sur une tonalité négative, surtout la veille d'un weekend. J'aimerai donc aussi préciser que ceux et celles qui ont des bouts de papier dénommés Google, Apple ou Microsoft sont plutôt contents. Les boursicoteurs qui ont des actions américaines en portefeuille ont un gain automatique grâce à la hausse du dollar. C'est une bonne nouvelle pour l'investisseur européen, car depuis le début de l'année, les Bourses américaines ont baissé et donc cet effet de change positif compense la chute des marchés US. Pour le reste, si vous vous poser la question de savoir si l'euro va encore dégringoler face au dollar, j'ai un ami excellent investisseur qui m'a taclé en me disant : Dieu seul le sait, et je n'ai pas son portable !

Nous approchons de la parité entre ces deux monnaies, mais il n'est pas du tout clair que la parité soit vraiment désirée. Et sans doute pas en zone euro en tout cas. Pourtant, c'est le constat en ce début de mois de mai : l'euro est quasiment à parité avec le dollar. C'est quelque chose qu'on n'a plus vu depuis environ 20 ans.Soyons clairs, si parité il y a, c'est moins parce que l'euro s'est affaibli face au dollar que l'inverse. En effet, comme la banque centrale américaine a décidé depuis quelque temps de lutter contre l'inflation aux Etats-Unis, les investisseurs ont anticipé la remontée des taux d'intérêt et donc il y a eu un afflux d'argent qui est parti aux Etats-Unis. Attiré par des taux d'intérêt plus élevés, cette masse d'argent, cette masse de capitaux frais, a mécaniquement fait remonter le billet vert. Il faut dire que le dollar a augmenté non seulement face à l'euro, mais à l'égard de quasi toutes les grandes monnaies. Ce qui montre qu'en cas de crise, le dollar reste la monnaie refuge suprême. D'ailleurs, à propos de conflit, les investisseurs ont bien compris que l'invasion en Ukraine affaiblit surtout l'Europe sur le plan économique. Et ça, ça renforce bien entendu encore plus l'attrait du dollar.Voilà pour les explications de la parité entre le dollar et l'euro, mais maintenant que le constat est établi, reste à savoir si cette parité entre les deux plus grandes monnaies du monde est une bonne ou mauvaise chose ? A priori, dans cette histoire, il y a moyen de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Si je suis optimiste, je peux me dire que c'est bon pour l'Europe, cette baisse de l'euro, car elle va booster nos exportations et rendre nos produits et services plus compétitifs. Je peux aussi regarder le verre à moitié vide et au contraire me dire, ben non, cette faiblesse de l'euro face au dollar va renforcer encore plus l'inflation. En effet, comme le pétrole est libellé en dollar, je vais devoir donner plus d'euros pour un même baril de pétrole. Au final, ma facture énergétique va me coûter encore plus cher. A un moment où l'inflation est de retour et de manière forte, ce n'est vraiment pas une bonne nouvelle. Pour l'instant, la vision des experts, c'est que les aspects négatifs de la faiblesse de l'euro l'emportent sur les aspects positifs.En revanche, je m'en voudrais de terminer cette séquence économique sur une tonalité négative, surtout la veille d'un weekend. J'aimerai donc aussi préciser que ceux et celles qui ont des bouts de papier dénommés Google, Apple ou Microsoft sont plutôt contents. Les boursicoteurs qui ont des actions américaines en portefeuille ont un gain automatique grâce à la hausse du dollar. C'est une bonne nouvelle pour l'investisseur européen, car depuis le début de l'année, les Bourses américaines ont baissé et donc cet effet de change positif compense la chute des marchés US. Pour le reste, si vous vous poser la question de savoir si l'euro va encore dégringoler face au dollar, j'ai un ami excellent investisseur qui m'a taclé en me disant : Dieu seul le sait, et je n'ai pas son portable !