Je dis souvent à mes amis que la crise que nous vivons est paradoxale. Bien entendu, elle frappe de plein fouet les catégories les plus fragiles de notre population. Ca, c'est malheureusement le lot de toutes les crises. Et puis, de l'autre côté, cette crise montre aussi quelques bizarreries.

C'est quand même la seule crise dans l'histoire où les gens ont grossi pendant le confinement et ont avalé des tonnes de séries sur Netflix. Si vous dites cela à quelqu'un qui a vécu la Seconde Guerre mondiale ou plus près de nous les atrocités de la guerre en Syrie, il vous rira au nez si vous lui parlez de crise.

Et c'est aussi la seule fin de crise où l'épargne des citoyens a augmenté en moyenne. En Belgique, le gouverneur de la Banque Nationale l'a encore dit lors de sa dernière interview accordée à mes confrères de l'Echo ce lundi, le taux d'épargne est passé de 12% du revenu disponible en 2019 à 20% en 2020.

Bien entendu, certains diront - et à juste titre - que cette épargne concerne plutôt les classes moyennes supérieures et qu'il y a donc une forme d'inégalité de sortie de crise. C'est hélas vrai en bonne partie, mais pas totalement, nos concitoyens qui ont la chance d'être protégés par le chômage temporaire ont été moins tentés de consommer vu que tous les cafés, restaurants, commerces étaient fermés jusqu'il y a quelques jours à peine.

Je vous parle de cette épargne forcée, parce qu'elle intéresse tous les gouvernements. Leur rêve, c'est que cette épargne forcée se transforme en consommation le plus vite possible pour faire redémarrer la croissance économique. C'est d'autant plus important que Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique vient de rappeler qu'avec cette crise, nous avons l'équivalent de trois années de croissance qui sont parties en fumée et qu'environ 180.000 personnes vont perdre leur emploi. Ce sont des prévisions bien entendu, pas des certitudes, mais ça fait réfléchir.

L'idée donc, c'est de flécher l'épargne des Belges vers la consommation pour déjouer ces pronostics négatifs. Mais comment le faire ? Car l'urgence, c'est d'éviter que cette épargne forcée ne devienne une épargne de précaution, pour le moment, c'est hélas le cas.

D'abord, tant que sur le plan sanitaire, le Belge ne sera pas rassuré à 100%, il ne reprendra pas le chemin de la consommation d'avant crise. Ensuite, la peur du chômage ou d'une baisse des rémunérations bloque aussi le retour à la consommation. Donc, oui, l'épargne énorme et forcée des Belges montre une fois de plus que l'économie, c'est d'abord une question de confiance. Le jour où elle reviendra, l'économie redémarrera enfin. Or, la confiance, c'est croire que demain sera plus beau qu'aujourd'hui.

Je dis souvent à mes amis que la crise que nous vivons est paradoxale. Bien entendu, elle frappe de plein fouet les catégories les plus fragiles de notre population. Ca, c'est malheureusement le lot de toutes les crises. Et puis, de l'autre côté, cette crise montre aussi quelques bizarreries. C'est quand même la seule crise dans l'histoire où les gens ont grossi pendant le confinement et ont avalé des tonnes de séries sur Netflix. Si vous dites cela à quelqu'un qui a vécu la Seconde Guerre mondiale ou plus près de nous les atrocités de la guerre en Syrie, il vous rira au nez si vous lui parlez de crise. Et c'est aussi la seule fin de crise où l'épargne des citoyens a augmenté en moyenne. En Belgique, le gouverneur de la Banque Nationale l'a encore dit lors de sa dernière interview accordée à mes confrères de l'Echo ce lundi, le taux d'épargne est passé de 12% du revenu disponible en 2019 à 20% en 2020. Bien entendu, certains diront - et à juste titre - que cette épargne concerne plutôt les classes moyennes supérieures et qu'il y a donc une forme d'inégalité de sortie de crise. C'est hélas vrai en bonne partie, mais pas totalement, nos concitoyens qui ont la chance d'être protégés par le chômage temporaire ont été moins tentés de consommer vu que tous les cafés, restaurants, commerces étaient fermés jusqu'il y a quelques jours à peine. Je vous parle de cette épargne forcée, parce qu'elle intéresse tous les gouvernements. Leur rêve, c'est que cette épargne forcée se transforme en consommation le plus vite possible pour faire redémarrer la croissance économique. C'est d'autant plus important que Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique vient de rappeler qu'avec cette crise, nous avons l'équivalent de trois années de croissance qui sont parties en fumée et qu'environ 180.000 personnes vont perdre leur emploi. Ce sont des prévisions bien entendu, pas des certitudes, mais ça fait réfléchir. L'idée donc, c'est de flécher l'épargne des Belges vers la consommation pour déjouer ces pronostics négatifs. Mais comment le faire ? Car l'urgence, c'est d'éviter que cette épargne forcée ne devienne une épargne de précaution, pour le moment, c'est hélas le cas. D'abord, tant que sur le plan sanitaire, le Belge ne sera pas rassuré à 100%, il ne reprendra pas le chemin de la consommation d'avant crise. Ensuite, la peur du chômage ou d'une baisse des rémunérations bloque aussi le retour à la consommation. Donc, oui, l'épargne énorme et forcée des Belges montre une fois de plus que l'économie, c'est d'abord une question de confiance. Le jour où elle reviendra, l'économie redémarrera enfin. Or, la confiance, c'est croire que demain sera plus beau qu'aujourd'hui.