"Les moteurs de l'inflation devraient perdre de la vigueur dans le courant de l'année", après un pic à 5% observé en décembre dernier, a déclaré Mme Lagarde devant le Sénat à Paris, confirmant l'engagement "sans faille" de la BCE pour ramener les prix vers le niveau visé de 2%. "Nous comprenons bien que cette hausse des prix préoccupe un grand nombre de nos concitoyens, et nous prenons cette inquiétude très au sérieux", a souligné la Française.

La forte inflation du moment découle d'un redémarrage rapide de l'activité économique de la zone euro, qui a entraîné de vives augmentations des prix des carburants, du gaz et de l'électricité. La composante énergie a ainsi contribué pour environ la moitié au taux d'inflation actuel, a souligné la Française. Les prix des biens durables et de certains services ont aussi flambé en raison d'une demande supérieure à une offre contrainte par des pénuries durables dans la chaîne d'approvisionnement.

La BCE a décidé en décembre de ralentir progressivement ses achats nets d'actifs en 2022, d'environ 80 milliards d'euros à 20 milliards d'euros par mois, mais en conservant de la flexibilité pour faire face à divers scénarios négatifs. Elle se distingue ainsi de l'action plus volontariste face à l'inflation de la Réserve fédérale américaine qui compte relever ses taux dès cette année.

Pour la BCE, il n'en est pas question avant 2023.

Sur le moyen terme, Mme Lagarde s'attend à une "plus grande volatilité des prix de l'énergie" en raison du virage vers les énergies vertes qui implique un recours important au gaz naturel utilisé en complément du développement des énergies renouvelables.

"Les moteurs de l'inflation devraient perdre de la vigueur dans le courant de l'année", après un pic à 5% observé en décembre dernier, a déclaré Mme Lagarde devant le Sénat à Paris, confirmant l'engagement "sans faille" de la BCE pour ramener les prix vers le niveau visé de 2%. "Nous comprenons bien que cette hausse des prix préoccupe un grand nombre de nos concitoyens, et nous prenons cette inquiétude très au sérieux", a souligné la Française.La forte inflation du moment découle d'un redémarrage rapide de l'activité économique de la zone euro, qui a entraîné de vives augmentations des prix des carburants, du gaz et de l'électricité. La composante énergie a ainsi contribué pour environ la moitié au taux d'inflation actuel, a souligné la Française. Les prix des biens durables et de certains services ont aussi flambé en raison d'une demande supérieure à une offre contrainte par des pénuries durables dans la chaîne d'approvisionnement. La BCE a décidé en décembre de ralentir progressivement ses achats nets d'actifs en 2022, d'environ 80 milliards d'euros à 20 milliards d'euros par mois, mais en conservant de la flexibilité pour faire face à divers scénarios négatifs. Elle se distingue ainsi de l'action plus volontariste face à l'inflation de la Réserve fédérale américaine qui compte relever ses taux dès cette année.Pour la BCE, il n'en est pas question avant 2023.Sur le moyen terme, Mme Lagarde s'attend à une "plus grande volatilité des prix de l'énergie" en raison du virage vers les énergies vertes qui implique un recours important au gaz naturel utilisé en complément du développement des énergies renouvelables.