Interrogée sur les effets négatifs des taux proches de zéro voire négatifs sur la rémunération de l'épargne, elle s'est interrogée sur "ce qui se serait passé si la BCE n'avait pas fait ça".

"Est-ce que l'on n'aurait pas aujourd'hui une situation avec beaucoup plus de chômage, avec une croissance encore plus réduite, et est-ce que l'on n'a pas finalement bien fait d'arbitrer en faveur de l'emploi, de la croissance, plutôt qu'en faveur de la protection des épargnants ?", a déclaré celle qui va succéder vendredi à Mario Draghi.

"On sera plus content d'avoir un emploi plutôt que d'avoir une épargne protégée", a-t-elle assuré.

"Je pense que c'est dans cet esprit-là que les politiques monétaires ont été déterminées par mes prédécesseurs, et je pense que c'est assez salutaire comme choix", a-t-elle ajouté.

Mais "je ne vais pas m'exprimer sur la politique monétaire qui sera décidée sous ma présidence tant que je n'aurai pas eu le temps, les ressources et les données permettant, ensemble, de définir cette politique", a précisé Mme Lagarde.