L'indice des directeurs d'achats (PMI) pour le mois de mars s'est établi à 52 points contre 35,7 en février, un plancher historique, a annoncé mardi le Bureau national des statistiques (BNS).

Un chiffre supérieur à 50 témoigne d'une expansion de l'activité et, en deçà, il traduit une contraction.

Il s'agit d'un résultat bien supérieur à la prévision moyenne des analystes sondés par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur 44,8. C'est aussi la meilleure performance pour cet indice depuis septembre 2017.

L'épidémie, qui a eu de graves répercussions sur la production et le fonctionnement des entreprises, a provoqué l'arrêt quasi total du pays en février, au moment où des centaines de millions de Chinois tétanisés par le virus se terraient chez eux.

Les mesures anti-épidémie ont fortement perturbé les transports et compliqué les approvisionnements en pièces détachées et matières premières.

Depuis, l'activité reprend, à la faveur d'un fort ralentissement de la contagion et d'une levée progressive du confinement. Mais les conséquences sur l'économie devraient s'éterniser.

Le rebond de l'activité manufacturière "ne signifie pas un retour à la normale de la situation économique", a prévenu le BNS.

Avec une économie à la peine, un pouvoir d'achat en berne et une pandémie qui paralyse désormais les principaux partenaires commerciaux du géant asiatique, l'horizon est loin d'être dégagé.

Et contrairement à ce qu'ils avaient fait lors de la crise financière de 2008-2009, les dirigeants chinois semblent cette fois écarter un plan de relance massif dans les infrastructures.

La Chine, qui fixe traditionnellement un objectif de croissance en mars pour l'année en cours, n'a toujours pas communiqué de chiffre pour 2020. Et un éminent conseiller économique de la banque centrale estime que le pays devrait carrément s'abstenir de le faire.

En janvier, la Banque mondiale tablait encore sur une croissance de 5,9% pour le géant asiatique.

Mais si les effets de la pandémie se font ressentir plus longtemps qu'escompté, le scénario du pire pourrait bien se concrétiser. Et la croissance du géant asiatique dégringoler à presque rien, 0,1%, a prévenu lundi l'institution de Washington.

Le document relève que de nombreuses grandes entreprises industrielles disent avoir repris la production. Mais sur le terrain, un grand nombre de petites et moyennes entreprises sont toujours en difficulté.

"Des estimations indirectes, telles que les indicateurs de pollution, montrent que l'activité ne s'accroît que progressivement en Chine", fait remarquer l'étude.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) pour le mois de mars s'est établi à 52 points contre 35,7 en février, un plancher historique, a annoncé mardi le Bureau national des statistiques (BNS). Un chiffre supérieur à 50 témoigne d'une expansion de l'activité et, en deçà, il traduit une contraction. Il s'agit d'un résultat bien supérieur à la prévision moyenne des analystes sondés par l'agence Bloomberg, qui tablaient sur 44,8. C'est aussi la meilleure performance pour cet indice depuis septembre 2017. L'épidémie, qui a eu de graves répercussions sur la production et le fonctionnement des entreprises, a provoqué l'arrêt quasi total du pays en février, au moment où des centaines de millions de Chinois tétanisés par le virus se terraient chez eux. Les mesures anti-épidémie ont fortement perturbé les transports et compliqué les approvisionnements en pièces détachées et matières premières. Depuis, l'activité reprend, à la faveur d'un fort ralentissement de la contagion et d'une levée progressive du confinement. Mais les conséquences sur l'économie devraient s'éterniser. Le rebond de l'activité manufacturière "ne signifie pas un retour à la normale de la situation économique", a prévenu le BNS. Avec une économie à la peine, un pouvoir d'achat en berne et une pandémie qui paralyse désormais les principaux partenaires commerciaux du géant asiatique, l'horizon est loin d'être dégagé. Et contrairement à ce qu'ils avaient fait lors de la crise financière de 2008-2009, les dirigeants chinois semblent cette fois écarter un plan de relance massif dans les infrastructures. La Chine, qui fixe traditionnellement un objectif de croissance en mars pour l'année en cours, n'a toujours pas communiqué de chiffre pour 2020. Et un éminent conseiller économique de la banque centrale estime que le pays devrait carrément s'abstenir de le faire. En janvier, la Banque mondiale tablait encore sur une croissance de 5,9% pour le géant asiatique. Mais si les effets de la pandémie se font ressentir plus longtemps qu'escompté, le scénario du pire pourrait bien se concrétiser. Et la croissance du géant asiatique dégringoler à presque rien, 0,1%, a prévenu lundi l'institution de Washington. Le document relève que de nombreuses grandes entreprises industrielles disent avoir repris la production. Mais sur le terrain, un grand nombre de petites et moyennes entreprises sont toujours en difficulté. "Des estimations indirectes, telles que les indicateurs de pollution, montrent que l'activité ne s'accroît que progressivement en Chine", fait remarquer l'étude.