Depuis la large victoire des conservateurs, qui doit permettre de valider comme prévu le Brexit fin janvier, "il y a eu une réduction des incertitudes liées au Brexit et à la politique intérieure", a déclaré dans un discours à Londres Mark Carney, qui quittera son poste en mars.

C'est ce que montrent selon lui "de premiers indicateurs en provenance du marché financier et quelques enquêtes auprès d'entreprises depuis l'élection".

Les investisseurs avaient poussé un ouf de soulagement après les élections, satisfaits d'en finir avec le flou entourant la date de sortie de l'Union européenne et ce même si tout reste à faire pour négocier la relation future entre Londres et Bruxelles.

L'indice PMI du cabinet Markit avait lui témoigné en début de semaine d'une amélioration de l'activité dans les services fin décembre.

M. Carney s'est montré toutefois très prudent sur l'évolution de l'économie britannique qu'il qualifie de "morose".

Un "rebond n'est pas, bien sûr, assuré", même si les prévisions de la Banque d'Angleterre tablent sur une reprise de l'économie grâce à la baisse des incertitudes, les promesses de hausse des dépenses publiques du nouveau gouvernement et une croissance mondiale mieux orientée.

Avant les élections, la BoE tablait sur un ralentissement en 2020 à 1,2% après une prévision d'1,4% pour 2019.

Le gouverneur, qui n'avait pas hésité à baisser ses taux peu après le vote pour le Brexit à l'été 2016 pour éviter une sortie de route de l'économie, a confirmé jeudi qu'"il y a un débat au sein du comité de politique monétaire sur les mérites relatifs d'une relance de court terme pour renforcer les attentes de reprise de la croissance britannique et de l'inflation".

Ces déclarations, jugées accommodantes par le marché, ont entraîné une nette baisse de la livre sterling jeudi matin (-0,53% à 1,329 dollar vers 10H30 GMT, et 85,20 pence pour un euro), certains anticipant une prochaine baisse des taux de l'institution.

Lors de sa dernière réunion, qui s'était déroulée une semaine après les élections en décembre, la BoE avait décidé sans surprise de maintenir son taux d'intérêt, mais deux membres sur neuf du comité de politique monétaire avait plaidé pour une baisse.

Depuis la large victoire des conservateurs, qui doit permettre de valider comme prévu le Brexit fin janvier, "il y a eu une réduction des incertitudes liées au Brexit et à la politique intérieure", a déclaré dans un discours à Londres Mark Carney, qui quittera son poste en mars. C'est ce que montrent selon lui "de premiers indicateurs en provenance du marché financier et quelques enquêtes auprès d'entreprises depuis l'élection".Les investisseurs avaient poussé un ouf de soulagement après les élections, satisfaits d'en finir avec le flou entourant la date de sortie de l'Union européenne et ce même si tout reste à faire pour négocier la relation future entre Londres et Bruxelles.L'indice PMI du cabinet Markit avait lui témoigné en début de semaine d'une amélioration de l'activité dans les services fin décembre.M. Carney s'est montré toutefois très prudent sur l'évolution de l'économie britannique qu'il qualifie de "morose". Un "rebond n'est pas, bien sûr, assuré", même si les prévisions de la Banque d'Angleterre tablent sur une reprise de l'économie grâce à la baisse des incertitudes, les promesses de hausse des dépenses publiques du nouveau gouvernement et une croissance mondiale mieux orientée.Avant les élections, la BoE tablait sur un ralentissement en 2020 à 1,2% après une prévision d'1,4% pour 2019.Le gouverneur, qui n'avait pas hésité à baisser ses taux peu après le vote pour le Brexit à l'été 2016 pour éviter une sortie de route de l'économie, a confirmé jeudi qu'"il y a un débat au sein du comité de politique monétaire sur les mérites relatifs d'une relance de court terme pour renforcer les attentes de reprise de la croissance britannique et de l'inflation". Ces déclarations, jugées accommodantes par le marché, ont entraîné une nette baisse de la livre sterling jeudi matin (-0,53% à 1,329 dollar vers 10H30 GMT, et 85,20 pence pour un euro), certains anticipant une prochaine baisse des taux de l'institution.Lors de sa dernière réunion, qui s'était déroulée une semaine après les élections en décembre, la BoE avait décidé sans surprise de maintenir son taux d'intérêt, mais deux membres sur neuf du comité de politique monétaire avait plaidé pour une baisse.