"La loi de protection contre le licenciement des cadres supérieurs des grandes banques sera assouplie", a annoncé le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert lors d'une conférence de presse.

Cette disposition doit permettre de "renforcer la place financière allemande" en attirant les banquiers de haut niveau de la City, a ajouté une porte-parole du ministère des finances.

Une telle exception dans le droit du travail allemand est destinée à séduire les banques internationales qui envisagent de délocaliser une partie de leurs effectifs en Europe continentale après le Brexit mais craignent d'être confrontées à une législation plus contraignante.

L'exécutif a par ailleurs pris plusieurs dispositions dans le domaine de la fiscalité et de l'assurance afin d'éviter que les entreprises soient désavantagées qu'un accord de sortie soit ou non trouvé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Francfort - où siège déjà la Banque centrale européenne - est en compétition notamment avec Paris pour récupérer des activités bancaires qui devront être délocalisées après le départ du Royaume-Uni de l'UE.

Plusieurs grandes banques internationales ont déjà fait part de leur intérêt pour "Mainhattan", surnom donné au quartier financier francfortois, dont les poids lourds américains Morgan Stanley, Citigroup ou Goldman Sachs, ou encore les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group, Daiwa Securities et Nomura.