Les tensions autour de l'Ukraine sont à leur comble, avec 130.000 militaires russes massés à la frontière ukrainienne qui mènent des manoeuvres tous azimuts. Ce contexte fébrile a des répercussions sur les marchés boursiers mondiaux. La plupart chutait lourdement lundi.

Les marchés asiatiques ont été les premiers à donner le ton en début de journée. Tokyo perdant 2,23%, les Bourses chinoises reculant plus modérément (Hong Kong -1,41%, Shanghai -0,98%).

L'Europe accusait, pour sa part, sévèrement le coup à la mi-séance, avec des pertes de 2,94% à Milan, de 3,62% à Paris, de 3,34% à Francfort, touchant un plus bas depuis octobre, et de 2,07% à Londres vers 12h15 GMT (13h15 heure belge). En Russie, l'indice RTS plongeait de 4,39%.

À la Bourse de Bruxelles, l'indice BEL 20 plongeait de plus de 3% lundi matin suite aux tensions géopolitiques. Se redressant légèrement par la suite, le BEL 20 devait ramener sa perte à 2,4% vers onze heures en s'inscrivant à 3.981 points avec tous ses éléments dans le rouge dont cinq en baisse de plus de 3%. Solvay et Umicore étant en tête des reculs avec plus de 4 % de pertes, et un repli de l'indice de l'ordre de 2,70 %.

"Le marché intègre le danger d'une guerre dans les cours"

Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets

Dès vendredi, les inquiétudes géopolitiques des investisseurs avaient fait basculer Wall Street nettement dans le rouge: le Dow Jones avait perdu 1,43%, le Nasdaq 2,78% et l'indice élargi S&P 500, 1,90%. Washington a réaffirmé dimanche que les Russes pouvaient attaquer l'Ukraine "à tout moment" et de nouveaux efforts diplomatiques intenses ce week-end entre les dirigeants occidentaux et le Kremlin n'ont pas fait baisser la tension.

"Le marché intègre le danger d'une guerre dans les cours", observe Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets. "Même si l'espoir d'une avancée diplomatique de dernière minute dans le dossier ukrainien reste important sur les marchés, beaucoup d'investisseurs sont forcés de se séparer d'actions en raison de la hausse des risques géopolitiques".

Les valeurs bancaires massacrées

Toutes les valeurs étaient touchées par ce mouvement, mais les bancaires encore plus. A Paris Société Générale, particulièrement présente en Russie, chutait de 6,73% à 33,54 euros, BNP Paribas de 5,19% à 61,50 euros. A Francfort, Deutsche Bank plongeait de 5,71% à 13,58 euros, et Unicrédit de 5,72% à 14,80 euros.

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Les valeurs automobiles subissaient aussi de lourdes pertes, à l'image de tout le secteur industriel, sensible aux variations de l'activité économique. Renault chutait de 5,52% à 33,96 euros à Paris, BMW de 4,12% à 91,37 euros à Francfort. Les compagnies aériennes, comme Air-France-KLM (-8,12% à 4,04 euros) ou le géant du tourisme TUI (-6,43% à 267,90 pence) à Londres étaient aussi fortement touchées.

Le cours du pétrole au plus haut depuis 7 ans

La crise ukrainienne a aussi fait s'enflammer les cours du pétrole, au plus haut depuis sept ans. Les cours du pétrole restaient très hauts après leur envolée de plus de 3% vendredi. "Le cours du pétrole est ainsi très surveillé et pourrait atteindre le seuil des 100 dollars à court terme et peser un peu plus sur la hausse de l'inflation", estime Vincent Boy, analyste du courtier IG France.

Le baril de Brent pour livraison avril ne reculait que de 0,22% à 94,23 dollars, et le WTI à échéance mars restait stable à 93,08 dollars vers 09H55 GMT.

L'euro cédait 0,34% face au billet vert, à 1,1312 dollar. Le bitcoin s'effritait de 0,31% à 42.100 dollars.

Envolée du prix du gaz

Tout comme les prix du pétrole, les prix du gaz ont augmenté lundi en raison de la situation tendue entre la Russie et l'Ukraine. Le prix d'un mégawattheure de gaz sur le marché à terme néerlandais, référence pour les prix du gaz en Europe, a bondi jusqu'à 14% à 88 euros par mégawattheure. Il s'agit du prix le plus élevé en deux semaines. Le prix est ensuite retombé à 85,20 euros peu après 08h00 soit une hausse de 10%.

La peur d'un conflit armé pousse au contraire les investisseurs à se réfugier vers des actifs perçus comme plus sûrs, comme les emprunts d'Etat; le rendement à 10 ans de l'Allemagne, qui fait référence en Europe, tombait ainsi à 0,20%, contre 0,30% à la clôture vendredi.

Les tensions autour de l'Ukraine sont à leur comble, avec 130.000 militaires russes massés à la frontière ukrainienne qui mènent des manoeuvres tous azimuts. Ce contexte fébrile a des répercussions sur les marchés boursiers mondiaux. La plupart chutait lourdement lundi.Les marchés asiatiques ont été les premiers à donner le ton en début de journée. Tokyo perdant 2,23%, les Bourses chinoises reculant plus modérément (Hong Kong -1,41%, Shanghai -0,98%). L'Europe accusait, pour sa part, sévèrement le coup à la mi-séance, avec des pertes de 2,94% à Milan, de 3,62% à Paris, de 3,34% à Francfort, touchant un plus bas depuis octobre, et de 2,07% à Londres vers 12h15 GMT (13h15 heure belge). En Russie, l'indice RTS plongeait de 4,39%. À la Bourse de Bruxelles, l'indice BEL 20 plongeait de plus de 3% lundi matin suite aux tensions géopolitiques. Se redressant légèrement par la suite, le BEL 20 devait ramener sa perte à 2,4% vers onze heures en s'inscrivant à 3.981 points avec tous ses éléments dans le rouge dont cinq en baisse de plus de 3%. Solvay et Umicore étant en tête des reculs avec plus de 4 % de pertes, et un repli de l'indice de l'ordre de 2,70 %.Dès vendredi, les inquiétudes géopolitiques des investisseurs avaient fait basculer Wall Street nettement dans le rouge: le Dow Jones avait perdu 1,43%, le Nasdaq 2,78% et l'indice élargi S&P 500, 1,90%. Washington a réaffirmé dimanche que les Russes pouvaient attaquer l'Ukraine "à tout moment" et de nouveaux efforts diplomatiques intenses ce week-end entre les dirigeants occidentaux et le Kremlin n'ont pas fait baisser la tension."Le marché intègre le danger d'une guerre dans les cours", observe Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets. "Même si l'espoir d'une avancée diplomatique de dernière minute dans le dossier ukrainien reste important sur les marchés, beaucoup d'investisseurs sont forcés de se séparer d'actions en raison de la hausse des risques géopolitiques".Toutes les valeurs étaient touchées par ce mouvement, mais les bancaires encore plus. A Paris Société Générale, particulièrement présente en Russie, chutait de 6,73% à 33,54 euros, BNP Paribas de 5,19% à 61,50 euros. A Francfort, Deutsche Bank plongeait de 5,71% à 13,58 euros, et Unicrédit de 5,72% à 14,80 euros. Les valeurs automobiles subissaient aussi de lourdes pertes, à l'image de tout le secteur industriel, sensible aux variations de l'activité économique. Renault chutait de 5,52% à 33,96 euros à Paris, BMW de 4,12% à 91,37 euros à Francfort. Les compagnies aériennes, comme Air-France-KLM (-8,12% à 4,04 euros) ou le géant du tourisme TUI (-6,43% à 267,90 pence) à Londres étaient aussi fortement touchées. La crise ukrainienne a aussi fait s'enflammer les cours du pétrole, au plus haut depuis sept ans. Les cours du pétrole restaient très hauts après leur envolée de plus de 3% vendredi. "Le cours du pétrole est ainsi très surveillé et pourrait atteindre le seuil des 100 dollars à court terme et peser un peu plus sur la hausse de l'inflation", estime Vincent Boy, analyste du courtier IG France. Le baril de Brent pour livraison avril ne reculait que de 0,22% à 94,23 dollars, et le WTI à échéance mars restait stable à 93,08 dollars vers 09H55 GMT. L'euro cédait 0,34% face au billet vert, à 1,1312 dollar. Le bitcoin s'effritait de 0,31% à 42.100 dollars. Tout comme les prix du pétrole, les prix du gaz ont augmenté lundi en raison de la situation tendue entre la Russie et l'Ukraine. Le prix d'un mégawattheure de gaz sur le marché à terme néerlandais, référence pour les prix du gaz en Europe, a bondi jusqu'à 14% à 88 euros par mégawattheure. Il s'agit du prix le plus élevé en deux semaines. Le prix est ensuite retombé à 85,20 euros peu après 08h00 soit une hausse de 10%. La peur d'un conflit armé pousse au contraire les investisseurs à se réfugier vers des actifs perçus comme plus sûrs, comme les emprunts d'Etat; le rendement à 10 ans de l'Allemagne, qui fait référence en Europe, tombait ainsi à 0,20%, contre 0,30% à la clôture vendredi.