La peur, passion humaine par excellence, a fait son retour en Bourse fin de semaine dernière. La plupart des indices ont piqué du nez, car le variant Omicron a fait craindre un retour des confinements, des restrictions de voyage et donc une rechute de l'économie. Il faut dire que cette panique boursière a été aussi exagérée par le fait qu'aux Etats-Unis, c'était la fête de Thanksgiving. En clair, les investisseurs américains étaient en congé, donc absents des marchés, et sans eux les marchés sont plus étroits en termes de volume. Donc, les variations des cours sont automatiquement plus fortes.

Au fond, avec le recul, ce brusque décrochage de la Bourse est plutôt une bonne chose. D'abord, il rappelle aux jeunes investisseurs qui n'ont connu que la hausse que la Bourse monte c'est vrai, mais qu'elle peut aussi descendre - et parfois brutalement. Ensuite, elle rappelle aux investisseurs que la crise sanitaire n'est pas encore terminée.

Mais ce mardi et hier, les Bourses s'étaient déjà ressaisies. Pourquoi ce changement d'humeur ? Mais parce que les ventes de vendredi avaient été faites sous le coup de la panique. Lundi en revanche, le scénario qui avait la cote auprès des investisseurs, c'est qu'un retour de confinement ne pouvait pas être totalement écarté, mais il semblait probable que les vaccins actuels offraient une protection au moins partielle en attendant de nouvelles versions.

Mais voilà, je vous parlais de lundi à dessein, car cette version optimiste est déjà remise en question par les propos du PDG du laboratoire Moderna au Financial Times: en quelques phrases, le PDG de Moderna vient de relancer le doute dans l'esprit des investisseurs. En effet, Stéphane Bancel a déclaré que les vaccins actuels contre le covid-19 ne seraient probablement pas aussi efficaces contre le variant Omicron et en plus il a ajouté qu'il faudrait plusieurs mois, et pas plusieurs semaines, avant de fabriquer massivement un nouveau vaccin contre Omicron. Donc rien à attendre avant l'été prochain. Il n'en fallait pas plus pour relancer l'inquiétude sur les marchés financiers.

Mais attention, au-delà des éventuelles conséquences négatives du variant Omicron, les investisseurs ont aussi compris que les bénéfices ne peuvent pas grimper jusqu'au ciel. Avec la hausse de l'inflation, c'est aussi la hausse des coûts salariaux et des matières premières qui aura un impact négatif sur les comptes des entreprises cotées en Bourse. Et donc, oui, ce variant Sud-Africain a rappelé à la Bourse qu'elle ne vivait pas encore sur une autre planète. Une piqure de rappel salutaire.

La peur, passion humaine par excellence, a fait son retour en Bourse fin de semaine dernière. La plupart des indices ont piqué du nez, car le variant Omicron a fait craindre un retour des confinements, des restrictions de voyage et donc une rechute de l'économie. Il faut dire que cette panique boursière a été aussi exagérée par le fait qu'aux Etats-Unis, c'était la fête de Thanksgiving. En clair, les investisseurs américains étaient en congé, donc absents des marchés, et sans eux les marchés sont plus étroits en termes de volume. Donc, les variations des cours sont automatiquement plus fortes. Au fond, avec le recul, ce brusque décrochage de la Bourse est plutôt une bonne chose. D'abord, il rappelle aux jeunes investisseurs qui n'ont connu que la hausse que la Bourse monte c'est vrai, mais qu'elle peut aussi descendre - et parfois brutalement. Ensuite, elle rappelle aux investisseurs que la crise sanitaire n'est pas encore terminée. Mais ce mardi et hier, les Bourses s'étaient déjà ressaisies. Pourquoi ce changement d'humeur ? Mais parce que les ventes de vendredi avaient été faites sous le coup de la panique. Lundi en revanche, le scénario qui avait la cote auprès des investisseurs, c'est qu'un retour de confinement ne pouvait pas être totalement écarté, mais il semblait probable que les vaccins actuels offraient une protection au moins partielle en attendant de nouvelles versions. Mais voilà, je vous parlais de lundi à dessein, car cette version optimiste est déjà remise en question par les propos du PDG du laboratoire Moderna au Financial Times: en quelques phrases, le PDG de Moderna vient de relancer le doute dans l'esprit des investisseurs. En effet, Stéphane Bancel a déclaré que les vaccins actuels contre le covid-19 ne seraient probablement pas aussi efficaces contre le variant Omicron et en plus il a ajouté qu'il faudrait plusieurs mois, et pas plusieurs semaines, avant de fabriquer massivement un nouveau vaccin contre Omicron. Donc rien à attendre avant l'été prochain. Il n'en fallait pas plus pour relancer l'inquiétude sur les marchés financiers.Mais attention, au-delà des éventuelles conséquences négatives du variant Omicron, les investisseurs ont aussi compris que les bénéfices ne peuvent pas grimper jusqu'au ciel. Avec la hausse de l'inflation, c'est aussi la hausse des coûts salariaux et des matières premières qui aura un impact négatif sur les comptes des entreprises cotées en Bourse. Et donc, oui, ce variant Sud-Africain a rappelé à la Bourse qu'elle ne vivait pas encore sur une autre planète. Une piqure de rappel salutaire.