Les principaux défis structurels de la Belgique sont son taux d'emploi toujours trop bas (l'objectif ambitieux est d'atteindre 80%), une hausse trop faible de la productivité, le vieillissement de la population mais aussi la question climatique. "Un des domaines dans lequel il y a le plus à faire et pour lequel c'est le plus compliqué", juge le gouverneur de la Banque nationale, qui reconnaît qu'il n'existe "pas de recette miracle" à ces enjeux.

La croissance économique en Belgique est attendue à +5,5% en 2021 et +3,3 en 2022. Ce rythme très soutenu permettra de stabiliser la dette publique (en termes relatifs par rapport au produit intérieur brut, PIB), malgré un déficit budgétaire très élevé attendu en 2021 (-6,8% du PIB) et 2022 (-4% du PIB), en raison toujours des effets de la crise sanitaire qui a littéralement plombé les finances publiques en 2020 (déficit de 9,4% du PIB). Des niveaux de déficits qui ne sont pas tenables à terme, estime-t-on à la BNB.

"Il va falloir, à un moment donné, réduire le déficit afin de disposer à nouveau de marges de manoeuvre lorsqu'une nouvelle crise se produira. Il faudra mener une politique budgétaire plus stricte mais pas trop rapidement", pour ne pas fragiliser la croissance, a de nouveau préconisé lundi Pierre Wunsch.

Pour stabiliser à long terme la dette publique belge, dont le niveau dépasse allègrement 100% du PIB (près de 113% attendus fin 2021), il conviendrait de ramener le déficit public à 3,5% du PIB. Or, à politiques inchangées, le déficit est attendu à -4% du PIB en 2022 et -4,5% en 2023, ce qui ferait un point de pourcentage d'effort à réaliser sur ce plan. "L'effort à faire n'est pas gigantesque, mais il faudra aller dans cette direction. Si on ne le fait pas, la prochaine crise, le prochain choc ne nous permettra pas de mener une politique budgétaire contracyclique (c'est-à-dire d'adopter des mesures visant à atténuer les effets d'une crise économique, NDLR)."

Cette première étape est faisable d'ici la fin de la législature, estime le gouverneur, pour qui l'objectif à moyen terme reste un retour à l'équilibre budgétaire. Une tâche particulièrement ardue qui incombera sans doute au gouvernement issu de la législature suivante.

Le gouverneur a également rappelé que les dépenses primaires (soit les dépenses publiques hors charges d'intérêts) affichent une tendance haussière "qui n'est pas tenable à terme". Alors que les dépenses primaires atteignaient 42,7% du PIB en 2000, elles sont montées à 53% du PIB en 2012. Avec la crise sanitaire, et les mesures de soutien, combinées au recul du PIB, elles ont logiquement culminé à 58% du PIB en 2020 et devraient quelque peu refluer dans les prochaines années. Elles sont attendues à 53,2% du PIB en 2023. Un niveau qui n'en reste pas moins très élevé. Selon Pierre Wunsch, la Belgique présente un niveau de dépenses primaires "sans doute parmi les plus élevés au monde."

Les principaux défis structurels de la Belgique sont son taux d'emploi toujours trop bas (l'objectif ambitieux est d'atteindre 80%), une hausse trop faible de la productivité, le vieillissement de la population mais aussi la question climatique. "Un des domaines dans lequel il y a le plus à faire et pour lequel c'est le plus compliqué", juge le gouverneur de la Banque nationale, qui reconnaît qu'il n'existe "pas de recette miracle" à ces enjeux. La croissance économique en Belgique est attendue à +5,5% en 2021 et +3,3 en 2022. Ce rythme très soutenu permettra de stabiliser la dette publique (en termes relatifs par rapport au produit intérieur brut, PIB), malgré un déficit budgétaire très élevé attendu en 2021 (-6,8% du PIB) et 2022 (-4% du PIB), en raison toujours des effets de la crise sanitaire qui a littéralement plombé les finances publiques en 2020 (déficit de 9,4% du PIB). Des niveaux de déficits qui ne sont pas tenables à terme, estime-t-on à la BNB. "Il va falloir, à un moment donné, réduire le déficit afin de disposer à nouveau de marges de manoeuvre lorsqu'une nouvelle crise se produira. Il faudra mener une politique budgétaire plus stricte mais pas trop rapidement", pour ne pas fragiliser la croissance, a de nouveau préconisé lundi Pierre Wunsch. Pour stabiliser à long terme la dette publique belge, dont le niveau dépasse allègrement 100% du PIB (près de 113% attendus fin 2021), il conviendrait de ramener le déficit public à 3,5% du PIB. Or, à politiques inchangées, le déficit est attendu à -4% du PIB en 2022 et -4,5% en 2023, ce qui ferait un point de pourcentage d'effort à réaliser sur ce plan. "L'effort à faire n'est pas gigantesque, mais il faudra aller dans cette direction. Si on ne le fait pas, la prochaine crise, le prochain choc ne nous permettra pas de mener une politique budgétaire contracyclique (c'est-à-dire d'adopter des mesures visant à atténuer les effets d'une crise économique, NDLR)." Cette première étape est faisable d'ici la fin de la législature, estime le gouverneur, pour qui l'objectif à moyen terme reste un retour à l'équilibre budgétaire. Une tâche particulièrement ardue qui incombera sans doute au gouvernement issu de la législature suivante. Le gouverneur a également rappelé que les dépenses primaires (soit les dépenses publiques hors charges d'intérêts) affichent une tendance haussière "qui n'est pas tenable à terme". Alors que les dépenses primaires atteignaient 42,7% du PIB en 2000, elles sont montées à 53% du PIB en 2012. Avec la crise sanitaire, et les mesures de soutien, combinées au recul du PIB, elles ont logiquement culminé à 58% du PIB en 2020 et devraient quelque peu refluer dans les prochaines années. Elles sont attendues à 53,2% du PIB en 2023. Un niveau qui n'en reste pas moins très élevé. Selon Pierre Wunsch, la Belgique présente un niveau de dépenses primaires "sans doute parmi les plus élevés au monde."