Comme chaque année à la même époque, le comité des indices d'Euronext Bruxelles se penche sur la composition du Bel 20. Partant de critères comme la capitalisation boursière, la vélocité des titres et la part du capital flottant, il analyse les entreprises présentes et décide (ou pas) de modifier la composition de notre indice phare....

Comme chaque année à la même époque, le comité des indices d'Euronext Bruxelles se penche sur la composition du Bel 20. Partant de critères comme la capitalisation boursière, la vélocité des titres et la part du capital flottant, il analyse les entreprises présentes et décide (ou pas) de modifier la composition de notre indice phare. Vendredi dernier, après la clôture, Euronext Bruxelles a ainsi annoncé la sortie d'ING et de Barco au profit d'Elia et de Melexis. Le changement sera effectif le 22 mars. Revenue dans le Bel 20 en 2019, Barco, spécialisée dans les technologies de l'image, a payé un lourd tribut à la fermeture du secteur culturel et des cinémas. Elle n'est plus que la 24e capitalisation des entreprises cotées à Bruxelles. C'est, en principe, la sortie automatique au-delà de la 22e place. En fait, elle ne vaut plus que 1,9 milliard d'euros en Bourse, reflet d'une chute vertigineuse du cours (- 43%) l'an dernier. Barco va rejoindre le Bel Mid, l'indice des mid caps qui représente les valeurs belges à capitalisation moyenne où on retrouve Lotus Bakeries ou D'Ieteren. Quant à ING, elle est exclue pour la même raison qu'Engie en 2019: la part des employés belges dans le groupe est tombée en deçà des 15% requis. ING est tout de même la deuxième capitalisation boursière d'Euronext Bruxelles... Le retour d'Elia (sortie en 2017) était attendu, tant sa progression boursière a été impressionnante l'an dernier: + 23,26%. Elle est montée à 7 milliards d'euros avant de se stabiliser autour des 6 milliards. Melexis a, lui, bénéficié d'un accroissement récent de son capital flottant via la vente d'un paquet d'actions par ses actionnaires fondateurs.