Bonne nouvelle pour les PME et les indépendants : le gouvernement a revu son système de garantie publique octroyée pour les prêts aux entreprises touchées par la crise du coronavirus.
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Bonne nouvelle pour les PME et les indépendants : le gouvernement a revu son système de garantie publique octroyée pour les prêts aux entreprises touchées par la crise du coronavirus. Un nouvel accord est en effet intervenu entre le ministre des Finances Alexander De Croo et le secteur bancaire pour améliorer le système, dont il est apparu assez vite qu'il ne correspondait pas aux besoins de trésorerie des PME et des indépendants. Un nouveau régime de garantie publique de 10 milliards d'euros rien que pour les crédits aux PME va ainsi être mis en place. Pour mémoire, le gouvernement fédéral a mis sur pied, début avril, une garantie publique de 50 milliards d'euros pour les nouveaux prêts d'une durée maximale de 12 mois accordés par les banques aux entreprises impactées par la crise. C'est le fameux " bazooka " du ministre des Finances Alexander De Croo visant à soulager la trésorerie des entreprises en difficulté à cause du Covid-19. Un bazooka qui s'est avéré au fil des semaines insuffisant pour les PME dans la mesure où la durée maximale de 12 mois ne correspondait pas au besoin spécifique de nombre d'entre elles, à savoir étaler leurs remboursements sur une période plus longue qu'un an. Raison pour laquelle le gouvernement a revu sa copie en allongeant les délais et en mettant davantage de moyens à disposition des PME. Sur les 50 milliards de l'enveloppe dégagée par les autorités fédérales pour soutenir les entreprises en difficulté à cause de l'épidémie, 10 milliards seront spécifiquement dédiés aux PME. " La reprise risque en effet de durer plus longtemps pour certaines PME dont les activités ont été mises à l'arrêt, des crédits de plus de 12 mois étaient nécessaires, explique Rodolphe de Pierpont, porte-parole de Febelfin, la fédération belge des banques. L'outil a donc été adapté pour permettre que des crédits allant jusqu'à 36 mois puissent bénéficier de la garantie de l'Etat fédéral. " Notons également que cette deuxième mouture du plan prévoit une nouvelle répartition des risques entre l'Etat et les banques. Ces dernières n'assumeront plus l'entièreté des pertes sur les premiers 3 % de mauvais crédits, la moitié sur les 2 % suivants et 20 % sur tout le reste. Dorénavant, elles prendront en charge 20 % des pertes sur tous les mauvais crédits, quel que soit leur nombre. Des pertes qui, comme le souligne Rodolphe de Pierpont " ne seront plus non plus calculées sur le portefeuille de chaque banque mais dossier par dossier, ce qui veut dire qu'il y aura un partage du risque entre l'Etat et la banque de nature à inciter l'octroi de crédit ". Même dans des situations potentiellement risquées.