La BoE tablait jusqu'à présent sur une inflation de 4% au dernier trimestre, le double de son objectif de 2%, mais son comité de politique monétaire a pour "vision principale" que "la hausse des prix est temporaire".

Les prix du gaz ont grimpé à des niveaux records, dans un pays très dépendant de cette source d'énergie. Mais la BoE a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance au troisième trimestre: l'activité économique britannique sera selon elle "2,5% plus bas qu'avant la pandémie à la fin du trimestre".

Si le comité monétaire a été unanime pour conserver un taux d'intérêt directeur à seulement 0,1%, afin de ménager la reprise économique, deux membres se sont opposés au maintien du plan de rachats d'actifs de 895 milliards de livres.

Toutes les banques centrales font face au même dilemme, entre inflation et crainte d'étouffer la reprise.

La Fed américaine a annoncé mercredi soir qu'elle pourrait "bientôt" commencer à réduire son soutien monétaire à l'économie ; la Banque centrale suisse n'a pas touché à sa politique monétaire ; et celle de Norvège a été jeudi la première à relever ses taux, à 0,25%.

La BoE dit de son côté observer attentivement la réaction du marché du travail britannique à la fin du programme gouvernemental d'aide à l'emploi, fin septembre.

"Le nombre d'employés aidés par le programme a continué de reculer en juillet, mais, à en croire le chiffre le plus récent de 1,7 million de personnes en juillet, il baisse moins rapidement que nous ne l'attendions", explique l'institution.

Elle "va attendre (la prochaine réunion de) novembre pour donner des indications plus claires sur les taux d'intérêt, car à ce moment elle sera plus en position d'estimer l'effet qu'aura eu la fin du programme gouvernemental et d'analyser le budget, qui sera présenté en octobre", estime l'économiste Samuel Tombs, de Pantheon Macroeconomics.

"Le scénario le plus optimiste, c'est que la fin du programme ait peu d'effet sur le marché du travail. Il serait alors possible que la Banque remonte ses taux dès le premier trimestre, en ligne avec les prévisions du marché", détaille-t-il dans une note.

La BoE tablait jusqu'à présent sur une inflation de 4% au dernier trimestre, le double de son objectif de 2%, mais son comité de politique monétaire a pour "vision principale" que "la hausse des prix est temporaire". Les prix du gaz ont grimpé à des niveaux records, dans un pays très dépendant de cette source d'énergie. Mais la BoE a par ailleurs abaissé sa prévision de croissance au troisième trimestre: l'activité économique britannique sera selon elle "2,5% plus bas qu'avant la pandémie à la fin du trimestre".Si le comité monétaire a été unanime pour conserver un taux d'intérêt directeur à seulement 0,1%, afin de ménager la reprise économique, deux membres se sont opposés au maintien du plan de rachats d'actifs de 895 milliards de livres.Toutes les banques centrales font face au même dilemme, entre inflation et crainte d'étouffer la reprise.La Fed américaine a annoncé mercredi soir qu'elle pourrait "bientôt" commencer à réduire son soutien monétaire à l'économie ; la Banque centrale suisse n'a pas touché à sa politique monétaire ; et celle de Norvège a été jeudi la première à relever ses taux, à 0,25%.La BoE dit de son côté observer attentivement la réaction du marché du travail britannique à la fin du programme gouvernemental d'aide à l'emploi, fin septembre."Le nombre d'employés aidés par le programme a continué de reculer en juillet, mais, à en croire le chiffre le plus récent de 1,7 million de personnes en juillet, il baisse moins rapidement que nous ne l'attendions", explique l'institution.Elle "va attendre (la prochaine réunion de) novembre pour donner des indications plus claires sur les taux d'intérêt, car à ce moment elle sera plus en position d'estimer l'effet qu'aura eu la fin du programme gouvernemental et d'analyser le budget, qui sera présenté en octobre", estime l'économiste Samuel Tombs, de Pantheon Macroeconomics."Le scénario le plus optimiste, c'est que la fin du programme ait peu d'effet sur le marché du travail. Il serait alors possible que la Banque remonte ses taux dès le premier trimestre, en ligne avec les prévisions du marché", détaille-t-il dans une note.