La BCE s'est faite sévèrement rappelée à l'ordre la semaine dernière par la Cour suprême allemande, qui lui a signifié qu'elle était arrivée aux limites de son mandat par ses programmes massifs de soutien économique à la zone euro via des rachats de dette publique.

Face à cette situation, les gouvernements européens vont devoir à l'avenir prendre davantage leurs responsabilités en matière de politique économique et ne pas laisser l'essentiel du travail de soutien à l'institut monétaire de Francfort, a fait valoir la chancelière allemande lors d'une intervention devant la Chambre des députés à Berlin.

"Cela va en effet nous inciter à faire davantage en matière de politique économique, afin de faire progresser l'intégration" de la zone euro, a-t-elle dit.

Une question qui va se poser à ses yeux très rapidement dans le cadre des difficiles discussions autour d'un plan de relance en Europe face à l'impact de l'épidémie de nouveau coronavirus.

"Nous allons à coup sûr nous pencher sur cette question en lien avec ce qu'on appelle le Fonds de relance car il en va ici de la solidarité européenne", a dit Mme Merkel, "et plus la réponse européenne dans ce cadre sera forte, plus la BCE pourra travailler dans un cadre sûr".

"Il s'agit à présent" après l'arrêt de la cour, "d'agir en responsabilité et de manière intelligente pour que l'euro puisse subsister". Car "il va" subsister", a-t-elle promis.

Mme Merkel est même allée jusqu'à faire siens les termes de l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors.

"Nous ne devons pas oublier ce que Jacques Delors disait avant l'introduction de l'euro: il faut une union politique, une union monétaire ne suffira pas", a-t-elle déclaré.

La chancelière n'est pas rentrée dans les détails de ce qu'elle envisage pour approfondir le pilotage en commun de la zone euro par les pays qui la composent.

Et elle n'est certainement pas prête à revenir par exemple sur son opposition à la mutualisation de dette des Etats, voulue par l'Europe du sud.

Mais en reprenant à son compte l'idée d'une "union politique" et d'une plus forte intégration, elle fait en pas en direction de la France notamment, qui plaide pour cela depuis des années.

La Cour constitutionnelle allemande a sévèrement critiqué dans son arrêt la semaine dernière les programmes d'aide de la BCE à la zone euro et lui a lancé un ultimatum: elle a trois mois pour justifier son action.

Cette décision a provoqué une crise en Europe car les institutions européennes y voient une intrusion et une remise en cause de leurs domaines de compétences.

Certains pays comme la Pologne, qui ont sur d'autres sujets maille à partir avec les institutions européennes, se sont eux félicités du jugement, qui illustre à leurs yeux la primauté du national sur le supranational.

La BCE s'est faite sévèrement rappelée à l'ordre la semaine dernière par la Cour suprême allemande, qui lui a signifié qu'elle était arrivée aux limites de son mandat par ses programmes massifs de soutien économique à la zone euro via des rachats de dette publique.Face à cette situation, les gouvernements européens vont devoir à l'avenir prendre davantage leurs responsabilités en matière de politique économique et ne pas laisser l'essentiel du travail de soutien à l'institut monétaire de Francfort, a fait valoir la chancelière allemande lors d'une intervention devant la Chambre des députés à Berlin. "Cela va en effet nous inciter à faire davantage en matière de politique économique, afin de faire progresser l'intégration" de la zone euro, a-t-elle dit. Une question qui va se poser à ses yeux très rapidement dans le cadre des difficiles discussions autour d'un plan de relance en Europe face à l'impact de l'épidémie de nouveau coronavirus. "Nous allons à coup sûr nous pencher sur cette question en lien avec ce qu'on appelle le Fonds de relance car il en va ici de la solidarité européenne", a dit Mme Merkel, "et plus la réponse européenne dans ce cadre sera forte, plus la BCE pourra travailler dans un cadre sûr". "Il s'agit à présent" après l'arrêt de la cour, "d'agir en responsabilité et de manière intelligente pour que l'euro puisse subsister". Car "il va" subsister", a-t-elle promis.Mme Merkel est même allée jusqu'à faire siens les termes de l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors. "Nous ne devons pas oublier ce que Jacques Delors disait avant l'introduction de l'euro: il faut une union politique, une union monétaire ne suffira pas", a-t-elle déclaré. La chancelière n'est pas rentrée dans les détails de ce qu'elle envisage pour approfondir le pilotage en commun de la zone euro par les pays qui la composent. Et elle n'est certainement pas prête à revenir par exemple sur son opposition à la mutualisation de dette des Etats, voulue par l'Europe du sud. Mais en reprenant à son compte l'idée d'une "union politique" et d'une plus forte intégration, elle fait en pas en direction de la France notamment, qui plaide pour cela depuis des années. La Cour constitutionnelle allemande a sévèrement critiqué dans son arrêt la semaine dernière les programmes d'aide de la BCE à la zone euro et lui a lancé un ultimatum: elle a trois mois pour justifier son action. Cette décision a provoqué une crise en Europe car les institutions européennes y voient une intrusion et une remise en cause de leurs domaines de compétences. Certains pays comme la Pologne, qui ont sur d'autres sujets maille à partir avec les institutions européennes, se sont eux félicités du jugement, qui illustre à leurs yeux la primauté du national sur le supranational.