Le groupe, qui avait lancé fin 2014 un premier plan de suppression de 9.000 postes, a par ailleurs expliqué devoir fermer 200 agences supplémentaires.

Outre des "changements d'habitude des consommateurs", il a évoqué "le maintien d'un environnement de bas taux d'intérêt pendant plus longtemps que prévu", au moment où la Banque d'Angleterre (BoE) pourrait décider d'abaisser ses taux pour doper l'économie après la décision britannique de quitter l'Union européenne.

Le taux directeur de la BoE est pourtant déjà fixé au niveau déjà historiquement bas de 0,50%, depuis mars 2009.

Des taux d'intérêt plus bas ont tendance à compresser les marges des banques dans leurs opérations de prêts aux clients, par exemple dans le cadre de projets immobiliers, ce qui pèse in fine sur les revenus des institutions financières.

Le directeur général de Lloyds, António Horta-Osório, a prévenu aussi que la perspective de l'économie britannique était désormais "incertaine" après le référendum du 23 juin qui a vu les Britanniques décider de quitter l'UE. "L'impact précis dépendra de nombreux facteurs dont les négociations avec l'UE et de la vie politique et économique, mais un ralentissement de la croissance semble probable", a-t-il averti.

M. Horta-Osório a toutefois jugé que Lloyds était "en bonne position pour affronter l'incertitude du secteur et du marché".

La banque a doublé son bénéfice net au premier semestre (1er janvier au 30 juin), à 1,794 milliard de livres (2,15 milliard d'euros), contre 874 millions de livres un an plus tôt.

Contrairement à l'exercice précédent, elle n'a pas dû cette fois enregistrer de lourde provision (1,4 milliard de livres) en lien avec un scandale de ventes forcées d'assurances-crédit (PPI). Cette affaire lui a coûté depuis 2011 la somme faramineuse de 16 milliards de livres, notamment pour indemniser des clients lésés.

Lors du premier semestre 2015, Lloyds avait en outre subi une charge exceptionnelle de 745 millions de livres liée à la vente de la moitié du capital de la banque de détail britannique TSB qu'elle détenait, cédée à l'Espagnole Sabadell.

Ces diverses charges ne se sont pas reproduites cette année, aussi le résultat net du groupe s'est-il nettement embelli.

Lloyds, qui s'est recentrée sur ses activités de banque de détail et de prêt aux entreprises au Royaume-Uni, a vu l'État britannique progressivement se désengager de son capital, après avoir volé à son secours pendant la crise financière internationale. L'État possède désormais moins de 10% de ses parts.

Le groupe, qui avait lancé fin 2014 un premier plan de suppression de 9.000 postes, a par ailleurs expliqué devoir fermer 200 agences supplémentaires. Outre des "changements d'habitude des consommateurs", il a évoqué "le maintien d'un environnement de bas taux d'intérêt pendant plus longtemps que prévu", au moment où la Banque d'Angleterre (BoE) pourrait décider d'abaisser ses taux pour doper l'économie après la décision britannique de quitter l'Union européenne. Le taux directeur de la BoE est pourtant déjà fixé au niveau déjà historiquement bas de 0,50%, depuis mars 2009. Des taux d'intérêt plus bas ont tendance à compresser les marges des banques dans leurs opérations de prêts aux clients, par exemple dans le cadre de projets immobiliers, ce qui pèse in fine sur les revenus des institutions financières. Le directeur général de Lloyds, António Horta-Osório, a prévenu aussi que la perspective de l'économie britannique était désormais "incertaine" après le référendum du 23 juin qui a vu les Britanniques décider de quitter l'UE. "L'impact précis dépendra de nombreux facteurs dont les négociations avec l'UE et de la vie politique et économique, mais un ralentissement de la croissance semble probable", a-t-il averti. M. Horta-Osório a toutefois jugé que Lloyds était "en bonne position pour affronter l'incertitude du secteur et du marché". La banque a doublé son bénéfice net au premier semestre (1er janvier au 30 juin), à 1,794 milliard de livres (2,15 milliard d'euros), contre 874 millions de livres un an plus tôt. Contrairement à l'exercice précédent, elle n'a pas dû cette fois enregistrer de lourde provision (1,4 milliard de livres) en lien avec un scandale de ventes forcées d'assurances-crédit (PPI). Cette affaire lui a coûté depuis 2011 la somme faramineuse de 16 milliards de livres, notamment pour indemniser des clients lésés. Lors du premier semestre 2015, Lloyds avait en outre subi une charge exceptionnelle de 745 millions de livres liée à la vente de la moitié du capital de la banque de détail britannique TSB qu'elle détenait, cédée à l'Espagnole Sabadell. Ces diverses charges ne se sont pas reproduites cette année, aussi le résultat net du groupe s'est-il nettement embelli. Lloyds, qui s'est recentrée sur ses activités de banque de détail et de prêt aux entreprises au Royaume-Uni, a vu l'État britannique progressivement se désengager de son capital, après avoir volé à son secours pendant la crise financière internationale. L'État possède désormais moins de 10% de ses parts.