Cet ex-gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre âgé de 60 ans prendra le 16 mars, pour huit ans, la suite du canadien Mark Carney, aux commandes de l'institut monétaire depuis 2013, a indiqué le ministre des Finances Sajid Javid lors d'une conférence de presse.

Ce dernier a expliqué n'avoir eu "aucune hésitation" à choisir Andrew Bailey: "Il a pris la tête de (la FCA) à un moment difficile et l'a transformée, mettant les besoins et intérêts des consommateurs en tête".

"Il est la bonne personne pour mener la Banque pendant que nous forgeons notre avenir hors de l'UE", a insisté le ministre.

M. Bailey, favori pour le poste depuis des mois, aura donc été préféré aux autres finalistes évoqués depuis plusieurs mois, dont la patronne de la prestigieuse London School of Economics, Minouche Shafik, ex-adjointe de M. Carney, ou Ben Broadbent, gouverneur adjoint actuel chargé de la politique monétaire.

La candidature du natif de Leceister au Royaume-Uni, marié et père de deux enfants, pâtissait toutefois de plusieurs scandales financiers récents, notamment la chute du fonds de l'ex-investisseur vedette Neil Woodford.

Il arrive aux commandes de la BoE au moment où celle-ci est par ailleurs confrontée à une controverse après la révélation de fuites d'enregistrements de ses conférences de presse quelques secondes avant leur diffusion officielle. S'il se confirme que des investisseurs y ont eu accès, cela s'assimilerait à un délit d'initié.

- Du sérail -

Malgré les critiques sur le manque de diversité dans la BoE, le choix s'est donc porté sur un homme du sérail.

M. Bailey s'est toutefois dit "déterminé", dans un communiqué, à ce que la BoE soit une "institution accessible, ouverte et diverse".

Ce diplômé d'un doctorat de Queen's College à Cambridge a commencé comme chercheur à la London School of Economics avant d'entrer à la BoE en 1985 où il a passé l'essentiel de sa carrière. Il dirige la FCA depuis 2016.

Il a eu un rôle clé à jouer pendant la crise financière pendant laquelle il était responsable des opérations spéciales de l'institut monétaire pour résoudre les problèmes du secteur bancaire, jouant notamment un rôle pivot dans le sauvetage gouvernemental de la banque Royal Bank of Scotland.

Il a raconté au Financial Times que le trésorier de RBS était venu le voir dans un état de grande fébrilité en 2008 au pic de la crise pour lui demander: "j'ai besoin de 25 milliards de livres aujourd'hui. Tu peux faire ça ? J'ai dit oui".

Le nouveau gouverneur de la BoE aura la lourde tâche de mener la politique monétaire du Royaume-Uni au moment de sa sortie de l'Union européenne, promise par le Premier ministre Boris Johnson pour le 31 janvier, tandis que l'économie britannique patine, freinée par trois ans et demi de brouillard autour du Brexit.

"Il lui faudra peut-être relever les taux d'intérêt", maintenus cette semaine par le comité de politique monétaire de la Banque centrale à 0,75%, "à des niveaux plus normaux ou risquer de devoir combattre le prochain retournement économique sans beaucoup de munitions", remarque Ruth Gregory, économiste de Capital Economics.

Les économistes saluaient à l'unanimité le choix de M. Bailey, "un choix sûr" remarque la maison de recherche Pantheon Macro même si "sur les questions clés du Brexit et de la politique monétaire ses positions ne sont pas connues".

Mark Carney a pour sa part assuré que M. Bailey est "largement et profondément respecté pour la manière dont il a géré la crise financière, et développé de nouveaux cadres de réglementation".

Le banquier central sur le départ, qui a accepté une extension de son mandat jusqu'à la mi-mars pour assurer une transition fluide, a pour sa part été loué par Sajid Javid pour avoir mené la BoE "avec conviction, rigueur et intelligence à l'un des moments les plus difficiles de son histoire".

A 54 ans, il va maintenant devenir le nouvel envoyé spécial de l'ONU sur le climat.

Cet ex-gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre âgé de 60 ans prendra le 16 mars, pour huit ans, la suite du canadien Mark Carney, aux commandes de l'institut monétaire depuis 2013, a indiqué le ministre des Finances Sajid Javid lors d'une conférence de presse.Ce dernier a expliqué n'avoir eu "aucune hésitation" à choisir Andrew Bailey: "Il a pris la tête de (la FCA) à un moment difficile et l'a transformée, mettant les besoins et intérêts des consommateurs en tête"."Il est la bonne personne pour mener la Banque pendant que nous forgeons notre avenir hors de l'UE", a insisté le ministre.M. Bailey, favori pour le poste depuis des mois, aura donc été préféré aux autres finalistes évoqués depuis plusieurs mois, dont la patronne de la prestigieuse London School of Economics, Minouche Shafik, ex-adjointe de M. Carney, ou Ben Broadbent, gouverneur adjoint actuel chargé de la politique monétaire.La candidature du natif de Leceister au Royaume-Uni, marié et père de deux enfants, pâtissait toutefois de plusieurs scandales financiers récents, notamment la chute du fonds de l'ex-investisseur vedette Neil Woodford. Il arrive aux commandes de la BoE au moment où celle-ci est par ailleurs confrontée à une controverse après la révélation de fuites d'enregistrements de ses conférences de presse quelques secondes avant leur diffusion officielle. S'il se confirme que des investisseurs y ont eu accès, cela s'assimilerait à un délit d'initié.- Du sérail -Malgré les critiques sur le manque de diversité dans la BoE, le choix s'est donc porté sur un homme du sérail.M. Bailey s'est toutefois dit "déterminé", dans un communiqué, à ce que la BoE soit une "institution accessible, ouverte et diverse". Ce diplômé d'un doctorat de Queen's College à Cambridge a commencé comme chercheur à la London School of Economics avant d'entrer à la BoE en 1985 où il a passé l'essentiel de sa carrière. Il dirige la FCA depuis 2016.Il a eu un rôle clé à jouer pendant la crise financière pendant laquelle il était responsable des opérations spéciales de l'institut monétaire pour résoudre les problèmes du secteur bancaire, jouant notamment un rôle pivot dans le sauvetage gouvernemental de la banque Royal Bank of Scotland.Il a raconté au Financial Times que le trésorier de RBS était venu le voir dans un état de grande fébrilité en 2008 au pic de la crise pour lui demander: "j'ai besoin de 25 milliards de livres aujourd'hui. Tu peux faire ça ? J'ai dit oui".Le nouveau gouverneur de la BoE aura la lourde tâche de mener la politique monétaire du Royaume-Uni au moment de sa sortie de l'Union européenne, promise par le Premier ministre Boris Johnson pour le 31 janvier, tandis que l'économie britannique patine, freinée par trois ans et demi de brouillard autour du Brexit."Il lui faudra peut-être relever les taux d'intérêt", maintenus cette semaine par le comité de politique monétaire de la Banque centrale à 0,75%, "à des niveaux plus normaux ou risquer de devoir combattre le prochain retournement économique sans beaucoup de munitions", remarque Ruth Gregory, économiste de Capital Economics.Les économistes saluaient à l'unanimité le choix de M. Bailey, "un choix sûr" remarque la maison de recherche Pantheon Macro même si "sur les questions clés du Brexit et de la politique monétaire ses positions ne sont pas connues".Mark Carney a pour sa part assuré que M. Bailey est "largement et profondément respecté pour la manière dont il a géré la crise financière, et développé de nouveaux cadres de réglementation".Le banquier central sur le départ, qui a accepté une extension de son mandat jusqu'à la mi-mars pour assurer une transition fluide, a pour sa part été loué par Sajid Javid pour avoir mené la BoE "avec conviction, rigueur et intelligence à l'un des moments les plus difficiles de son histoire". A 54 ans, il va maintenant devenir le nouvel envoyé spécial de l'ONU sur le climat.