C'est le nouveau créneau hype dans le secteur bancaire : le banking as a service (BaaS). En français dans le texte, la banque en tant que service, qui consiste à permettre à des acteurs non bancaires de proposer directement à leurs clients des services financiers. Une vague sur laquelle compte bien surfer la petite banque digitale Aion. A côté de ses services de banque par abonnement à destination des particuliers, l'enseigne, qui est apparue chez nous en 2020 suite au rachat de la filiale belge de la banque italienne Monte Paschi par le fonds d'investissement américain Warburg Pincus, propose en effet désormais aussi ...

C'est le nouveau créneau hype dans le secteur bancaire : le banking as a service (BaaS). En français dans le texte, la banque en tant que service, qui consiste à permettre à des acteurs non bancaires de proposer directement à leurs clients des services financiers. Une vague sur laquelle compte bien surfer la petite banque digitale Aion. A côté de ses services de banque par abonnement à destination des particuliers, l'enseigne, qui est apparue chez nous en 2020 suite au rachat de la filiale belge de la banque italienne Monte Paschi par le fonds d'investissement américain Warburg Pincus, propose en effet désormais aussi toute une série de services bancaires sur-mesure en marque blanche, à destination des fintechs, des néo-banques mais aussi des site d'e-commerce. Comme l'explique Kim Van Esbroeck, responsable d'Aion Bank pour la Belgique, de plus en plus de marques prennent en effet conscience de la valeur que peuvent avoir le fait de proposer des services bancaires en plus de leurs produits. "Ce faisant, elles offrent à leurs clients une meilleure expérience, avec encore moins de frictions dans le parcours client, en leur permettant de conclure leurs transactions facilement et d'accéder à des services financiers sans devoir quitter leur environnement. Notre solution de banque en tant que service, que nous avons préparée au cours des deux dernières années, peut leur offrir ces avantages, et nous sommes maintenant prêts à nous engager auprès de clients à travers le Benelux."Venant concurrencer sur leur terrain de jeu des acteurs tels que Solarisbank ou Treezor, Aion Bank se positionne donc comme une plateforme "bank in a box" permettant l'intégration de produits financiers à d'autres écosystèmes numériques et secteurs économiques. Mais à la différence de certains, ses solutions couvrent l'ensemble des services bancaires classiques, et pas uniquement des solutions de paiement. "C'est ce qui rend notre proposition unique, plaide Kim Van Esbroeck, qui connaît bien le secteur pour avoir été CEO de Bancontact. Grâce à notre licence bancaire européenne, nous donnons accès à une gamme complète de produits bancaires clé en main, en marque blanche. Au-delà du paiement en ligne, des acteurs non bancaires peuvent ainsi proposer avec un fast time-to-market de quatre mois des comptes accessibles, aussi bien via des canaux mobiles que sur le web, des paiements par carte, des virements SEPA, des formules d'épargne telles qu'une solution d'investissement ETF ou encore un processus de prêt de bout en bout entièrement numérique."Installée à Bruxelles, mais déployant ses services dans d'autres pays (Allemagne, Pologne, Suède), la banque veut tirer profit de sa licence bancaire européenne pour élargir son périmètre d'action. A ce stade, une vingtaine de projets sont en cours de développement sur ce terrain : une solution de prêt en tant que service pour la plateforme de commerce en ligne polonaise Allegro ; des comptes, des cartes et des services de prêt pour plusieurs fintechs allemandes ; etc. Quant au marché belge, un premier partenariat avec une fintech devrait être annoncé très prochainement.