Emboîtant le pas à Wall Street, où le Dow Jones a signé dans la soirée sa plus forte progression depuis 1933, l'Asie a amplifié ses gains jeudi matin, avec notamment un envol de quelque 8% à Tokyo.

Et l'Europe a mis le cap au vert aussi. Vers 09H45 (07H45 GMT), Paris prenait 3,35%, Londres de 3,63% et Francfort de 3,71%. Milan montait de 2,97% et Madrid de 3,96%.

"La validation du plan de soutien économique américain après un accord entre les sénateurs et la Maison Blanche va permettre au mouvement haussier de se poursuivre", et ce alors que "le rebond a enfin pris de l'ampleur hier, grâce aux mesures exceptionnelles annoncées ces derniers jours par la BCE et la Fed, note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"L'optimisme grandit quant au fait que les responsables politiques commencent à prendre la mesure de l'ampleur de la récession économique qui se profile, avec un bilan des victimes toujours en hausse en Europe et aux Etats-Unis", observe également Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Au terme de négociations difficiles et alors que la pandémie a déjà fait plus de 18.000 morts, la Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi à un accord "historique" sur un plan gigantesque de relance de la première économie mondiale.

Sachant que cette dernière est probablement déjà entrée en récession, ces mesures viseront notamment à fournir rapidement une aide financière aux Américains, à travers des chèques versés directement aux ménages, à débloquer des prêts d'urgence pour les petites entreprises et à aider les structures médicales.

Ce programme d'une ampleur spectaculaire vient s'ajouter à celui également massif de la Réserve fédérale américaine qui avait annoncé mercredi une nouvelle salve de mesures - dont l'achat illimité d'obligations ainsi que divers mécanismes d'aide directe aux entreprises, y compris les PME - ainsi qu'aux vastes mesures déployées partout dans le monde par les banques centrales et les gouvernements.

- "dose de scepticisme" -

En matière sanitaire, le bout du tunnel semblait en vue en Chine où les habitants du Hubei (centre) reconnus comme étant en bonne santé pourront se déplacer librement dès mercredi et ceux de Wuhan, ville au coeur de l'épidémie, à partir du 8 avril.

L'amélioration profitait également au pétrole dont les cours remontaient.

Côté changes le dollar s'appréciait face au yen tout comme la monnaie européenne qui regagnait également du terrain face au billet vert.

Quant au marché de la dette, il campait sur ses positions, ayant retrouvé un peu de sérénité depuis le lancement des mesures massives par les banques centrales, Fed en tête.

Après une période d'assez forte remontée des taux, les banques centrales "achètent désormais des montants considérables", si bien qu'il a "quand même des signaux d'amélioration", note Axel Botte, un stratégiste d'Ostrum AM.

"Néanmoins, la propagation de la pandémie ne faiblit pas. La gestion de la crise sanitaire par les Etats-Unis suscite une bonne dose de scepticisme, entre un Président qui réclame une levée rapide des restrictions et des gouverneurs qui prennent des mesures plus ou moins strictes pour endiguer la propagation, sans certitude quant à leur efficacité", souligne M. Le Liboux.

"Dans des marchés en chute, il y a toujours des mouvements forts de remontée, comme nous avons pu l'observer en 2008", met également en garde M. Hewson, et le rebond peut aussi "offrir une nouvelle opportunité de vendre à de meilleurs prix, surtout si les politiciens déçoivent".

Emboîtant le pas à Wall Street, où le Dow Jones a signé dans la soirée sa plus forte progression depuis 1933, l'Asie a amplifié ses gains jeudi matin, avec notamment un envol de quelque 8% à Tokyo.Et l'Europe a mis le cap au vert aussi. Vers 09H45 (07H45 GMT), Paris prenait 3,35%, Londres de 3,63% et Francfort de 3,71%. Milan montait de 2,97% et Madrid de 3,96%."La validation du plan de soutien économique américain après un accord entre les sénateurs et la Maison Blanche va permettre au mouvement haussier de se poursuivre", et ce alors que "le rebond a enfin pris de l'ampleur hier, grâce aux mesures exceptionnelles annoncées ces derniers jours par la BCE et la Fed, note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC."L'optimisme grandit quant au fait que les responsables politiques commencent à prendre la mesure de l'ampleur de la récession économique qui se profile, avec un bilan des victimes toujours en hausse en Europe et aux Etats-Unis", observe également Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.Au terme de négociations difficiles et alors que la pandémie a déjà fait plus de 18.000 morts, la Maison Blanche et le Sénat américain sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi à un accord "historique" sur un plan gigantesque de relance de la première économie mondiale. Sachant que cette dernière est probablement déjà entrée en récession, ces mesures viseront notamment à fournir rapidement une aide financière aux Américains, à travers des chèques versés directement aux ménages, à débloquer des prêts d'urgence pour les petites entreprises et à aider les structures médicales.Ce programme d'une ampleur spectaculaire vient s'ajouter à celui également massif de la Réserve fédérale américaine qui avait annoncé mercredi une nouvelle salve de mesures - dont l'achat illimité d'obligations ainsi que divers mécanismes d'aide directe aux entreprises, y compris les PME - ainsi qu'aux vastes mesures déployées partout dans le monde par les banques centrales et les gouvernements.- "dose de scepticisme" -En matière sanitaire, le bout du tunnel semblait en vue en Chine où les habitants du Hubei (centre) reconnus comme étant en bonne santé pourront se déplacer librement dès mercredi et ceux de Wuhan, ville au coeur de l'épidémie, à partir du 8 avril.L'amélioration profitait également au pétrole dont les cours remontaient.Côté changes le dollar s'appréciait face au yen tout comme la monnaie européenne qui regagnait également du terrain face au billet vert.Quant au marché de la dette, il campait sur ses positions, ayant retrouvé un peu de sérénité depuis le lancement des mesures massives par les banques centrales, Fed en tête.Après une période d'assez forte remontée des taux, les banques centrales "achètent désormais des montants considérables", si bien qu'il a "quand même des signaux d'amélioration", note Axel Botte, un stratégiste d'Ostrum AM. "Néanmoins, la propagation de la pandémie ne faiblit pas. La gestion de la crise sanitaire par les Etats-Unis suscite une bonne dose de scepticisme, entre un Président qui réclame une levée rapide des restrictions et des gouverneurs qui prennent des mesures plus ou moins strictes pour endiguer la propagation, sans certitude quant à leur efficacité", souligne M. Le Liboux."Dans des marchés en chute, il y a toujours des mouvements forts de remontée, comme nous avons pu l'observer en 2008", met également en garde M. Hewson, et le rebond peut aussi "offrir une nouvelle opportunité de vendre à de meilleurs prix, surtout si les politiciens déçoivent".