L'indice vedette de la place bruxelloise, le BEL 20, termine l'année (et la décennie) sur un gain de 21,96%, et signe sa meilleure performance annuelle depuis 2010 (+35,1%), échouant toutefois au pied du seuil symbolique des 4.000 points.

A quelques heures de sabrer le champagne de la Saint Sylvestre (et de le sabler), le BEL 20 affiche à la clôture, anticipée pour cause de 31 décembre, 3.959,19 points, en baisse de 0,28% sur la séance, contre 3.243,63 points fin 2018. "Le BEL 20 fait +22% sur l'année, sans tenir compte du paiement des dividendes. C'est un grand crû pour l'ensemble des Bourses, avec des returns très élevés", résume Serge Ivlef, spécialiste des investissements en actions chez ING, soulignant également "la très bonne performance des portefeuilles obligataires".

L'or aussi sort d'une année faste et affiche une croissance à deux chiffres sur l'année. La performance annuelle du BEL 20 est dans la moyenne européenne alors que le DAX allemand termine sur un gain de +25,5% (dividendes compris) et que le CAC 40 français engrange plus de 26%.

Le FTSE 100 londonien signe pour sa part une hausse plus modeste de 12,5%, le Stoxx 600 Europe gagnant plus de 23%. Outre-atlantique, le Dow Jones affichait un gain de 22% avant sa dernière séance, le Nasdaq une hausse de près de 35% et le S&P 500 de 28,5%. "Face à une économie mondiale qui ralentit depuis le début 2018, une guerre commerciale de plus en plus importante qui a pesé sur les décisions d'investissement des sociétés et sur le moral des dirigeants d'entreprise, face à une quasi récession technique en Allemagne, une absence de croissance des bénéfices des entreprises, ce sont surtout les banques centrales qui sont venues à la rescousse des marchés", constate Serge Ivlef.

Le BEL20, loin du record absolu

Si le BEL 20 sort bien plus musclé de l'exercice qui s'achève, il demeure loin de son record absolu de 4.759,01 points, établi le 23 mai 2007. L'indice a finalement effacé ses pertes de 2018, lui qui avait clôturé 2017 à 3.977,88 points. Depuis sa création en 1991, l'indice vedette d'Euronext Bruxelles a connu 18 années de hausse et 11 années de baisse.

Après un bon début d'année, qui succédait à un quatrième trimestre 2018 catastrophique, les marchés boursiers ont démarré l'année en trombe avant de marquer le pas à la mi-avril puis de reprendre du poil de la bête lors des quatre derniers mois de 2019. Le feu d'artifices et le rallye boursier de fin d'année pouvaient finalement éclater avec l'annonce, en décembre, d'un accord commercial dit de "phase 1" entre les deux premières puissances économiques mondiales. Un accord qui doit encore être signé...

"Le point de départ, c'est Jerome Powell (le président de la Fed, la banque centrale américaine, NDLR) qui retourne sa veste en janvier. Il fait un 'u-turn' (un demi-tour, NDLR) par rapport à la logique de hausse des taux" qui avait vu la Fed remonter ses taux quatre fois en 2018, se remémore Serge Ivlef. S'en sont suivies trois baisses de taux consécutives en 2019 -en août, septembre et octobre- qui ont été autant de coups de pouce aux Bourses. La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas été en reste avec l'annonce, en septembre, par son président sortant Mario Draghi, comme dans un dernier baroud d'honneur, d'une reprise des rachats d'actifs (dettes publique et privée), à raison de 20 milliards d'euros par mois à partir de novembre.

La BCE a également abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux "de dépôt", porté de -0,40% à -0,50%. "Il y a eu un changement radical au niveau de la politique monétaire des banques centrales", confirme Olivier Fumière, spécialiste en stratégie d'investissement chez Belfius. "Il y avait une crainte de remontée des taux d'intérêt et c'est le contraire qui s'est produit." Pour 2020, l'heure est à un optimisme modéré. "On s'attend à un bon début d'année mais il faudra à terme un rebond des économies et des bénéfices des entreprises. Et puis, on ne pourra plus compter sur l'action de la BCE même si la Fed, elle, pourrait encore abaisser ses taux", prévoit Serge Ivlef.

2020 sera une année électorale aux Etats-Unis et c'est souvent -pas toujours- la promesse d'une bonne année boursière... Des plans de relance, le "Green deal" européen pourraient en outre soutenir la croissance mais les valorisations des actions sont déjà relativement élevées. Olivier Fumière, de Belfius, "ne s'attend pas pour 2020 à des performances comme en 2019". L'économiste en chef de CBC s'est pour sa part essayé au petit jeu des prévisions (économiques) pour 2020. Bernard Keppenne prévoit, entre autres, la réélection de Donald Trump, la formation, en mars, d'un gouvernement fédéral en Belgique, l'échec de la récente IPO d'Aramco, la plus grande de l'histoire, qui va "vite devenir le clash du siècle", ou encore un affaiblissement du dollar...

L'indice vedette de la place bruxelloise, le BEL 20, termine l'année (et la décennie) sur un gain de 21,96%, et signe sa meilleure performance annuelle depuis 2010 (+35,1%), échouant toutefois au pied du seuil symbolique des 4.000 points.A quelques heures de sabrer le champagne de la Saint Sylvestre (et de le sabler), le BEL 20 affiche à la clôture, anticipée pour cause de 31 décembre, 3.959,19 points, en baisse de 0,28% sur la séance, contre 3.243,63 points fin 2018. "Le BEL 20 fait +22% sur l'année, sans tenir compte du paiement des dividendes. C'est un grand crû pour l'ensemble des Bourses, avec des returns très élevés", résume Serge Ivlef, spécialiste des investissements en actions chez ING, soulignant également "la très bonne performance des portefeuilles obligataires". L'or aussi sort d'une année faste et affiche une croissance à deux chiffres sur l'année. La performance annuelle du BEL 20 est dans la moyenne européenne alors que le DAX allemand termine sur un gain de +25,5% (dividendes compris) et que le CAC 40 français engrange plus de 26%. Le FTSE 100 londonien signe pour sa part une hausse plus modeste de 12,5%, le Stoxx 600 Europe gagnant plus de 23%. Outre-atlantique, le Dow Jones affichait un gain de 22% avant sa dernière séance, le Nasdaq une hausse de près de 35% et le S&P 500 de 28,5%. "Face à une économie mondiale qui ralentit depuis le début 2018, une guerre commerciale de plus en plus importante qui a pesé sur les décisions d'investissement des sociétés et sur le moral des dirigeants d'entreprise, face à une quasi récession technique en Allemagne, une absence de croissance des bénéfices des entreprises, ce sont surtout les banques centrales qui sont venues à la rescousse des marchés", constate Serge Ivlef. Si le BEL 20 sort bien plus musclé de l'exercice qui s'achève, il demeure loin de son record absolu de 4.759,01 points, établi le 23 mai 2007. L'indice a finalement effacé ses pertes de 2018, lui qui avait clôturé 2017 à 3.977,88 points. Depuis sa création en 1991, l'indice vedette d'Euronext Bruxelles a connu 18 années de hausse et 11 années de baisse. Après un bon début d'année, qui succédait à un quatrième trimestre 2018 catastrophique, les marchés boursiers ont démarré l'année en trombe avant de marquer le pas à la mi-avril puis de reprendre du poil de la bête lors des quatre derniers mois de 2019. Le feu d'artifices et le rallye boursier de fin d'année pouvaient finalement éclater avec l'annonce, en décembre, d'un accord commercial dit de "phase 1" entre les deux premières puissances économiques mondiales. Un accord qui doit encore être signé... "Le point de départ, c'est Jerome Powell (le président de la Fed, la banque centrale américaine, NDLR) qui retourne sa veste en janvier. Il fait un 'u-turn' (un demi-tour, NDLR) par rapport à la logique de hausse des taux" qui avait vu la Fed remonter ses taux quatre fois en 2018, se remémore Serge Ivlef. S'en sont suivies trois baisses de taux consécutives en 2019 -en août, septembre et octobre- qui ont été autant de coups de pouce aux Bourses. La Banque centrale européenne (BCE) n'a pas été en reste avec l'annonce, en septembre, par son président sortant Mario Draghi, comme dans un dernier baroud d'honneur, d'une reprise des rachats d'actifs (dettes publique et privée), à raison de 20 milliards d'euros par mois à partir de novembre. La BCE a également abaissé pour la première fois depuis mars 2016 son taux "de dépôt", porté de -0,40% à -0,50%. "Il y a eu un changement radical au niveau de la politique monétaire des banques centrales", confirme Olivier Fumière, spécialiste en stratégie d'investissement chez Belfius. "Il y avait une crainte de remontée des taux d'intérêt et c'est le contraire qui s'est produit." Pour 2020, l'heure est à un optimisme modéré. "On s'attend à un bon début d'année mais il faudra à terme un rebond des économies et des bénéfices des entreprises. Et puis, on ne pourra plus compter sur l'action de la BCE même si la Fed, elle, pourrait encore abaisser ses taux", prévoit Serge Ivlef. 2020 sera une année électorale aux Etats-Unis et c'est souvent -pas toujours- la promesse d'une bonne année boursière... Des plans de relance, le "Green deal" européen pourraient en outre soutenir la croissance mais les valorisations des actions sont déjà relativement élevées. Olivier Fumière, de Belfius, "ne s'attend pas pour 2020 à des performances comme en 2019". L'économiste en chef de CBC s'est pour sa part essayé au petit jeu des prévisions (économiques) pour 2020. Bernard Keppenne prévoit, entre autres, la réélection de Donald Trump, la formation, en mars, d'un gouvernement fédéral en Belgique, l'échec de la récente IPO d'Aramco, la plus grande de l'histoire, qui va "vite devenir le clash du siècle", ou encore un affaiblissement du dollar...