Lundi 18 octobre, 6.500 cas covid enregistrés. Mercredi 20 octobre, 130 admissions à l'hôpital. Les moyennes de ces deux données sont en hausse de plus de 50 pourcents par rapport aux moyennes des sept jours précédents. La classification "quatrième vague" a par ailleurs souvent été entendue cette semaine. Il a été débattu, entre politiques et scientifiques, si tel est bel et bien l'amorce d'une quatrième vague, et si elle est encore arrêtable.

Bart Mesuere, stastiticien, chercheur à l'Université de Gand, partageant souventdes graphiques et informations sur le covid sur Twitter, est interviewé par le Morgen. Concernant les 6.500 cas de lundi, le plus haut chiffre de l'année 2021, il nuance en expliquant l'effet du "lundi". De nombreuses personnes attendraient jusqu'après le week-end pour se faire tester. Les chiffres de mardi et mercredi, pas encore consolidés par Sciensano, sont effectivement de moins de 3.000. Mais ce total n'est pas encore définitif.

Il analyse également l'évolution des chiffres dans les différentes catégories d'âge. Ils augmentent similairement toutes catégories confondues, mais le plus de cas ont lieu dans la catégorie des 10-19 ans. Cette catégorie reprend les élèves de secondaire, encore moins vaccinés, 73% pour les 12-17 ans, contre 84% de la population adulte. L'école, comme on a pu le constater à chaque début de vague/vaguelette, joue également un rôle dans les augmentations des cas. Chez les 0-9 ans, les cas augmentent de 80%. Chez les 60+, l'incidence reste la plus basse.

Ce chiffre élevé est néanmoins en adéquation avec la tendance d'augmentation générale des contaminations, ajoute-t-il. Selon lui, la moyenne devrait passer de 3.500 par jour aujourd'hui à 5.000 dans une semaine.

Moins de risques de se retrouver aux soins intensifs

Avec le vaccin, analyse le statiticien, il est moins probable qu'une personne hospitalisée se retrouve en soins intensifs. Le vaccin protège contre les formes graves. La saturation des soins intensifs, comme lors des vagues précédentes, devrait donc être évitée. Si des personnes devaient s'y retrouver, elles y resteraient généralement moins longtemps, et seront moins malades.

Il y a actuellement 997 personnes hospitalisées à cause du covid (en date du 20 octobre), et 240 se trouvent aux soins intensifs. Depuis fin août, ce chiffre est constant, même s'il augmente légèrement depuis une semaine (40 personnes en plus depuis le 10 octobre, contre 200 en moyenne depuis fin août).

Combien de personnes vaccinées se retrouvent à l'hôpital? Le chercheur regrette que ces données, ainsi que des détails sur les comorbidités des personnes ne soient pas réellement et clairement transmises. Une telle remise en contexte permettrait effectivement d'expliquer les augmentations de manière plus claire et transparente.

Taux de positivité et différences régionales

Quant à l'idée "les cas augmentent parce qu'on teste davantage", il rétorque que l'on ne teste que 13% en plus, vis-à-vis des 50% d'augmentation des cas. Le taux de positivité est d'ailleurs également en augmentation. Il est à 6,8% pour la semaine du 11 au 17 octobre, et de 8,5% pour les premiers chiffres de la semaine du 18 au 24 octobre.

Les augmenations diffèrent également beaucoup selon les provinces: à Bruxelles et Liège, où avant les cas étaient les plus nombreux, n'augment aujourd'hui que d'environ 35%. La Flandre orientale bat tous les records avec plus de 122%, suivie par le Limbourg à 102%. L'incidence (nombre de cas sur 100.000 habitants sur 14 jours) reste encore parmi les plus élevées à Bruxelles et à Liège, avec environ 515. La première place revient au Brabant wallon avec 599.

Lundi 18 octobre, 6.500 cas covid enregistrés. Mercredi 20 octobre, 130 admissions à l'hôpital. Les moyennes de ces deux données sont en hausse de plus de 50 pourcents par rapport aux moyennes des sept jours précédents. La classification "quatrième vague" a par ailleurs souvent été entendue cette semaine. Il a été débattu, entre politiques et scientifiques, si tel est bel et bien l'amorce d'une quatrième vague, et si elle est encore arrêtable. Bart Mesuere, stastiticien, chercheur à l'Université de Gand, partageant souventdes graphiques et informations sur le covid sur Twitter, est interviewé par le Morgen. Concernant les 6.500 cas de lundi, le plus haut chiffre de l'année 2021, il nuance en expliquant l'effet du "lundi". De nombreuses personnes attendraient jusqu'après le week-end pour se faire tester. Les chiffres de mardi et mercredi, pas encore consolidés par Sciensano, sont effectivement de moins de 3.000. Mais ce total n'est pas encore définitif.Il analyse également l'évolution des chiffres dans les différentes catégories d'âge. Ils augmentent similairement toutes catégories confondues, mais le plus de cas ont lieu dans la catégorie des 10-19 ans. Cette catégorie reprend les élèves de secondaire, encore moins vaccinés, 73% pour les 12-17 ans, contre 84% de la population adulte. L'école, comme on a pu le constater à chaque début de vague/vaguelette, joue également un rôle dans les augmentations des cas. Chez les 0-9 ans, les cas augmentent de 80%. Chez les 60+, l'incidence reste la plus basse.Ce chiffre élevé est néanmoins en adéquation avec la tendance d'augmentation générale des contaminations, ajoute-t-il. Selon lui, la moyenne devrait passer de 3.500 par jour aujourd'hui à 5.000 dans une semaine.Avec le vaccin, analyse le statiticien, il est moins probable qu'une personne hospitalisée se retrouve en soins intensifs. Le vaccin protège contre les formes graves. La saturation des soins intensifs, comme lors des vagues précédentes, devrait donc être évitée. Si des personnes devaient s'y retrouver, elles y resteraient généralement moins longtemps, et seront moins malades.Il y a actuellement 997 personnes hospitalisées à cause du covid (en date du 20 octobre), et 240 se trouvent aux soins intensifs. Depuis fin août, ce chiffre est constant, même s'il augmente légèrement depuis une semaine (40 personnes en plus depuis le 10 octobre, contre 200 en moyenne depuis fin août).Combien de personnes vaccinées se retrouvent à l'hôpital? Le chercheur regrette que ces données, ainsi que des détails sur les comorbidités des personnes ne soient pas réellement et clairement transmises. Une telle remise en contexte permettrait effectivement d'expliquer les augmentations de manière plus claire et transparente.Quant à l'idée "les cas augmentent parce qu'on teste davantage", il rétorque que l'on ne teste que 13% en plus, vis-à-vis des 50% d'augmentation des cas. Le taux de positivité est d'ailleurs également en augmentation. Il est à 6,8% pour la semaine du 11 au 17 octobre, et de 8,5% pour les premiers chiffres de la semaine du 18 au 24 octobre.Les augmenations diffèrent également beaucoup selon les provinces: à Bruxelles et Liège, où avant les cas étaient les plus nombreux, n'augment aujourd'hui que d'environ 35%. La Flandre orientale bat tous les records avec plus de 122%, suivie par le Limbourg à 102%. L'incidence (nombre de cas sur 100.000 habitants sur 14 jours) reste encore parmi les plus élevées à Bruxelles et à Liège, avec environ 515. La première place revient au Brabant wallon avec 599.