L'IBPT a proposé vendredi d'octroyer des droits d'utilisation provisoires pour les réseaux 5G dans l'attente d'un accord politique entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées. Une solution provisoire qui doit permettre l'introduction de cette technologie. Le régulateur souhaite par ailleurs pouvoir prolonger les droits d'utilisation existants pour la 2G et la 3G, également après l'expiration de la licence en mars 2021, jusqu'à l'attribution de nouveaux droits d'utilisation.

L'objectif est d'attribuer ces droits d'utilisation pour l'ensemble du territoire afin de faciliter le déploiement de la 5G. Les parties éventuellement intéressées ont jusqu'au 28 février prochain pour se porter candidates à leur obtention. L'IBPT procédera ensuite à la préparation d'une décision qui attribuera les droits d'utilisation sur une base provisoire.

Une solution que le ministre De Backer a recherchée en collaboration avec l'IBPT, indique-t-il lundi. Le libéral se dit "très satisfait que le blocage politique soit désormais résolu".

Cela ne signifie pas pour autant que l'octroi définitif des licences 5G est mis de côté, pointe-t-il. "L'intention est toujours de le faire le plus rapidement possible." Philippe De Backer va examiner dans les prochaines semaines si des initiatives sont possibles afin de résoudre le blocage actuel entre l'État fédéral et les Régions au sein du comité de concertation. Les discussions y coincent notamment sur la répartition des recettes financières de l'attribution des fréquences.

Proximus a salué, dans une réaction, l'initiative de l'IBPT. "L'attribution de licences provisoires est un pas en avant qui nous permettrait de poursuivre notre stratégie de développement du réseau mobile", souligne Proximus, qui a toujours exprimé sa volonté de lancer la 5G le plus rapidement possible en Belgique. "Nous avons certainement l'intention de nous porter candidats afin de servir nos clients avec la technologie 5G et ses cas d'utilisation. Nous attendons avec impatience le projet de décision et les consultations de l'IBPT", ajoute le groupe télécom.

Entre-temps, Proximus espère que la vente aux enchères du spectre pour les licences pourra être organisée prochainement. L'opérateur juge en outre "important" que le processus de mise aux enchères "accorde le spectre aux acteurs ayant une intention claire d'investir, afin d'éviter la fragmentation d'une ressource rare comme le spectre des radiofréquences."

Pour Telenet, la prolongation des licences 2G et 3G est "une étape logique qui permet d'éviter de se retrouver dans une situation d'insécurité puisqu'il faudra attendre au moins jusque début 2021 avant de pouvoir parler d'une vente aux enchères du spectre".

Quant au spectre 5G temporaire suggéré par l'IBPT, "il s'agit d'une solution que nous avions proposée il y a quelques temps", rappelle l'opérateur, concédant devoir encore analyser plus en détail la proposition du régulateur.

De son côté, Orange a toujours plaidé pour "un lancement le plus rapide possible des enchères pour l'attribution des licences 5G, dans la mesure où cela deviendra une nécessité dès 2021 afin de pouvoir faire face à l'explosion du data mobile", souligne l'entreprise. Elle se montre favorable à un élargissement de l'échelle et des possibilités offertes par les licences de test, en tenant compte des restrictions en termes de normes d'émissions, afin de se préparer à la 5G", rappelant au passage les tests qu'elle mène au port d'Anvers.

Orange n'est par contre pas en faveur de l'allocation "précipitée" de licences nationales et temporaires, "n'offrant qu'une largeur de bande limitée, ne répondant pas aux besoins de l'industrie, et pouvant mettre à mal les prochaines enchères pour la 5G", met en garde l'opérateur. Il pointe la taille des investissements requis pour cette technologie et insiste donc pour un déploiement national dans le cadre d'une procédure offrant une vision à long terme, avec une largeur de bande suffisante et dans le contexte de normes d'émission améliorées.

Telenet évoque également cette dernière problématique, "en particulier pour Bruxelles où la 5G ne pourra de toute manière pas être déployée avec les normes actuelles, avec ou sans licences temporaires".

Orange Belgium appelle dès lors le régulateur à lancer en priorité une consultation formelle pour connaître les vues et besoins des acteurs du marché d'un point de vue industriel, avant toute procédure d'allocation nationale.

L'IBPT a proposé vendredi d'octroyer des droits d'utilisation provisoires pour les réseaux 5G dans l'attente d'un accord politique entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées. Une solution provisoire qui doit permettre l'introduction de cette technologie. Le régulateur souhaite par ailleurs pouvoir prolonger les droits d'utilisation existants pour la 2G et la 3G, également après l'expiration de la licence en mars 2021, jusqu'à l'attribution de nouveaux droits d'utilisation. L'objectif est d'attribuer ces droits d'utilisation pour l'ensemble du territoire afin de faciliter le déploiement de la 5G. Les parties éventuellement intéressées ont jusqu'au 28 février prochain pour se porter candidates à leur obtention. L'IBPT procédera ensuite à la préparation d'une décision qui attribuera les droits d'utilisation sur une base provisoire. Une solution que le ministre De Backer a recherchée en collaboration avec l'IBPT, indique-t-il lundi. Le libéral se dit "très satisfait que le blocage politique soit désormais résolu". Cela ne signifie pas pour autant que l'octroi définitif des licences 5G est mis de côté, pointe-t-il. "L'intention est toujours de le faire le plus rapidement possible." Philippe De Backer va examiner dans les prochaines semaines si des initiatives sont possibles afin de résoudre le blocage actuel entre l'État fédéral et les Régions au sein du comité de concertation. Les discussions y coincent notamment sur la répartition des recettes financières de l'attribution des fréquences. Proximus a salué, dans une réaction, l'initiative de l'IBPT. "L'attribution de licences provisoires est un pas en avant qui nous permettrait de poursuivre notre stratégie de développement du réseau mobile", souligne Proximus, qui a toujours exprimé sa volonté de lancer la 5G le plus rapidement possible en Belgique. "Nous avons certainement l'intention de nous porter candidats afin de servir nos clients avec la technologie 5G et ses cas d'utilisation. Nous attendons avec impatience le projet de décision et les consultations de l'IBPT", ajoute le groupe télécom. Entre-temps, Proximus espère que la vente aux enchères du spectre pour les licences pourra être organisée prochainement. L'opérateur juge en outre "important" que le processus de mise aux enchères "accorde le spectre aux acteurs ayant une intention claire d'investir, afin d'éviter la fragmentation d'une ressource rare comme le spectre des radiofréquences." Pour Telenet, la prolongation des licences 2G et 3G est "une étape logique qui permet d'éviter de se retrouver dans une situation d'insécurité puisqu'il faudra attendre au moins jusque début 2021 avant de pouvoir parler d'une vente aux enchères du spectre". Quant au spectre 5G temporaire suggéré par l'IBPT, "il s'agit d'une solution que nous avions proposée il y a quelques temps", rappelle l'opérateur, concédant devoir encore analyser plus en détail la proposition du régulateur. De son côté, Orange a toujours plaidé pour "un lancement le plus rapide possible des enchères pour l'attribution des licences 5G, dans la mesure où cela deviendra une nécessité dès 2021 afin de pouvoir faire face à l'explosion du data mobile", souligne l'entreprise. Elle se montre favorable à un élargissement de l'échelle et des possibilités offertes par les licences de test, en tenant compte des restrictions en termes de normes d'émissions, afin de se préparer à la 5G", rappelant au passage les tests qu'elle mène au port d'Anvers. Orange n'est par contre pas en faveur de l'allocation "précipitée" de licences nationales et temporaires, "n'offrant qu'une largeur de bande limitée, ne répondant pas aux besoins de l'industrie, et pouvant mettre à mal les prochaines enchères pour la 5G", met en garde l'opérateur. Il pointe la taille des investissements requis pour cette technologie et insiste donc pour un déploiement national dans le cadre d'une procédure offrant une vision à long terme, avec une largeur de bande suffisante et dans le contexte de normes d'émission améliorées. Telenet évoque également cette dernière problématique, "en particulier pour Bruxelles où la 5G ne pourra de toute manière pas être déployée avec les normes actuelles, avec ou sans licences temporaires". Orange Belgium appelle dès lors le régulateur à lancer en priorité une consultation formelle pour connaître les vues et besoins des acteurs du marché d'un point de vue industriel, avant toute procédure d'allocation nationale.