Selon cette enquête réalisée auprès de 1.000 personnes pour le compte de l'hebdomadaire Focus, 56% des Allemands ne comprennent pas "les attaques violentes de la part de l'étranger". Mais 40% d'entre eux "se sont montrés compréhensifs pour les critiques à l'égard de l'Allemagne", précise Focus. Le sauvetage de Chypre décidé en début de semaine, une solution draconienne pour l'île et son économie, a ravivé les critiques à l'égard de Berlin, soupçonné d'avoir imposé ses vues. Au cours de manifestations à Chypre mais aussi ailleurs en Europe, la chancelière Angela Merkel a été désignée comme directement responsable de l'austérité qui a cours en Europe et de ses conséquences sociales. Des pancartes la représentant sous les traits d'Adolf Hitler ont été brandies. La plupart des responsables allemands s'affichent sereins, à l'instar du ministre des Finances Wolfgang Schäuble pour qui de telles critiques sont la rançon inévitable de l'importance économique et politique de l'Allemagne, premier contributeur à tous les plans d'aide européens décidés depuis trois ans. Dans les colonnes de Focus, le candidat libéral à la chancellerie aux élections de septembre, Rainer Brüderle, affirme que "les contribuables allemands ont de la compréhension pour les peurs et les préoccupations des gens à Chypre". "Mais ils ne comprennent pas qu'on nous tape dessus quand nous tendons la main pour aider", ajoute-t-il. La ministre de la Justice allemand Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, issue elle aussi du parti libéral FDP, a tapé du poing sur la table cette semaine en demandant aux responsables européens de mieux défendre l'Allemagne rendue responsable de tous les maux. (PVO)

Selon cette enquête réalisée auprès de 1.000 personnes pour le compte de l'hebdomadaire Focus, 56% des Allemands ne comprennent pas "les attaques violentes de la part de l'étranger". Mais 40% d'entre eux "se sont montrés compréhensifs pour les critiques à l'égard de l'Allemagne", précise Focus. Le sauvetage de Chypre décidé en début de semaine, une solution draconienne pour l'île et son économie, a ravivé les critiques à l'égard de Berlin, soupçonné d'avoir imposé ses vues. Au cours de manifestations à Chypre mais aussi ailleurs en Europe, la chancelière Angela Merkel a été désignée comme directement responsable de l'austérité qui a cours en Europe et de ses conséquences sociales. Des pancartes la représentant sous les traits d'Adolf Hitler ont été brandies. La plupart des responsables allemands s'affichent sereins, à l'instar du ministre des Finances Wolfgang Schäuble pour qui de telles critiques sont la rançon inévitable de l'importance économique et politique de l'Allemagne, premier contributeur à tous les plans d'aide européens décidés depuis trois ans. Dans les colonnes de Focus, le candidat libéral à la chancellerie aux élections de septembre, Rainer Brüderle, affirme que "les contribuables allemands ont de la compréhension pour les peurs et les préoccupations des gens à Chypre". "Mais ils ne comprennent pas qu'on nous tape dessus quand nous tendons la main pour aider", ajoute-t-il. La ministre de la Justice allemand Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, issue elle aussi du parti libéral FDP, a tapé du poing sur la table cette semaine en demandant aux responsables européens de mieux défendre l'Allemagne rendue responsable de tous les maux. (PVO)