Mis à l'abri le temps que Jürgen Conings, le "Rambo flamand" qui l'a menacé, soit mis hors d'état de nuire, Marc Van Ranst n'en a pas pour autant été coupé du monde. Une querelle vient ainsi de l'opposer, par Twitter interposé, à Willem Engel, un professeur de danse fondateur aux Pays-Bas de Viruswaarheid (la vérité sur le virus) un site...

Mis à l'abri le temps que Jürgen Conings, le "Rambo flamand" qui l'a menacé, soit mis hors d'état de nuire, Marc Van Ranst n'en a pas pour autant été coupé du monde. Une querelle vient ainsi de l'opposer, par Twitter interposé, à Willem Engel, un professeur de danse fondateur aux Pays-Bas de Viruswaarheid (la vérité sur le virus) un site qui, d'une part, critique la gestion de la pandémie dans son pays et, d'autre part, en banalise les effets. Commentant la réclusion forcée du virologue, Willem Engel estime en effet que ce dernier, ayant plongé les gens dans l'angoisse et la peur, ne peut s'en prendre qu'à lui-même. "Si vous détaillez vos connaissances en virologie, immunologie et épidémiologie au dos d'un timbre-poste, il resterait encore de la place", a aussitôt retweeté Marc Van Ranst. A la foire des wappies - néologisme forgé pour désigner ceux qui "ont perdu la boule" - a-t-il ajouté, "vous avez un stand aussi grand que spectaculaire" avant d'ajouter, non sans ironie, qu'en cas d'épidémie de salsa, il viendra écouter avec plaisir. "Je n'ai jamais entendu un virologue de mon pays moucher ainsi Willem Engel", s'est réjoui Alexander Klöpping, fondateur de Blendle, une plateforme qui propose des articles issus de journaux et de magazines, aujourd'hui propriété du groupe français Cafeyn. Cherchant à faire partager son émotion, Klöpping est parvenu, à son grand étonnement, à collecter en moins de 24 heures 24.000 euros pour afficher sur 2.000 panneaux publicitaires électroniques (Abri's) l'échange de tweets entre Marc Van Ranst et Willem Engel. Le screenshot ainsi affiché n'est pas d'un abord facile mais Klöpping fait confiance à "l'intelligence du Hollandais moyen".