Marché baissier : comment défendre son portefeuille ?

Marché baissier. Crédit : Getty Images © Getty Images
Danny Reweghs
Danny Reweghs Journaliste

Les marchés boursiers américains sont sous pression. Comment peut-on s’adapter pour limiter la casse, dans le contexte d’un marché baissier ?

Les marchés baissiers se succèdent tous les sept ans en moyenne. Mais si la correction que subit actuellement Wall Street se poursuit, ce sera leur troisième occurrence sur cette même période, voire moins. Plus important encore que de savoir si l’ours (symbole du marché boursier) pourrait aller jusqu’à entrer en hibernation, il convient de se demander à quoi ressemble une sortie de marché baissier.

Marché baissier

Un marché est qualifié de baissier à partir du moment où il cède 20% par rapport à son sommet. Il prend fin quand les cours remontent de 20%. A ce stade toutefois, les actions continuent à se négocier moyennant une décote car seule une hausse de 25 % suffira à combler l’intégralité des pertes, un effet qui s’intensifie à mesure que celles-ci s’alourdissent. Quand le recul atteint 25%, les cours doivent augmenter de 33% pour l’effacer, à -33%, il faut viser 50% et à -50%, 100% de hausse.

Ce 13 mars, le S&P 500 a chuté de plus de 10% par rapport au niveau record atteint le 19 février, trois semaines auparavant à peine. La dernière fois que l’indice était en situation de marché baissier, c’était quand l’invasion de l’Ukraine avait fait bondir l’inflation. Les actions du monde entier avaient alors perdu 15,4%, dont 21% et 25% respectivement en Europe et à Wall Street. Il arrive par ailleurs qu’un marché baissier coïncide avec une récession, laquelle résulte généralement d’une surchauffe de l’économie doublée d’une flambée de l’inflation.

Toutes les longues baisses des cours ne débouchent néanmoins pas sur une récession : ce n’est le cas que trois fois sur quatre. Les récessions offrent l’opportunité d’acquérir des titres à bas prix, mais elles réduisent également la valeur des actifs en portefeuille.

Comment se défendre contre le marché baissier ?

Vers quelle issue, dès lors, se tourner ? Les matières premières ne se portent pas trop mal, mais investir ne consiste pas à chercher à atteindre une performance relative. Les obligations étant moins risquées que les actions, les cours des emprunts émis par les entreprises chutent moins brutalement que ceux des actions. Aux obligations d’entreprises s’ajoutent les obligations souveraines, considérées comme très sûres quand elles sont américaines : en cas de krach boursier ou de crise financière, c’est vers elles en effet que les investisseurs se ruent, pour mettre leur argent à l’abri. Reste que dans l’ensemble, la meilleure protection, quand les marchés ralentissent, est assurée par les obligations d’État.

Lorsque la tendance s’inverse, les actions à petite capitalisation remontent vite, bien plus vite que les valeurs indicielles. La catégorie qui profite le moins du redémarrage est celle des actions peu volatiles (notons toutefois que quand les marchés déclinent, ce sont elles qui permettent de limiter la casse). Lorsque le taureau (symbole du marché haussier) évince l’ours, les obligations à haut rendement et les matières premières s’en sortent relativement bien, mais les gains les plus importants sont à mettre au crédit des actions et des métaux industriels.

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